La victoire de Movistar KOI face à Team Vitality au premier tour des playoffs a été éclipsée par une controverse majeure. Au cœur des débats : un bug critique sur la Taliyah de Jojopyun et un Chronobreak jugé désastreux pour Vitality. Alors que la communauté s'enflamme, Melzhet, Head Coach de MDK, est intervenu dans une interview pour Esportmaniacos pour livrer sa vérité, loin de la victimisation.
L'incident technique : Une Taliyah désarçonnée
Pour comprendre la polémique, il faut revenir sur le fait de jeu. Lors d'un catch sur la toplane, Jojopyun (Taliyah) utilise son ulti pour s'échapper mais se retrouve éjecté de son mur prématurément. Il s'agit d'un bug connu et reproductible lié à l'utilisation de la roue de ping pendant l'ulti.
— OTP LoL (@OTP_LoL) February 16, 2026
Le problème réside essentiellement dans la gestion de l'incident par Riot Games qui a validé l'utilisation du Chronobreak, revenant ainsi au début de l'action. La partie a été "rembobinée" à la minute 28:36, soit deux secondes seulement avant l'action. Résultat : l'effet de surprise de Vitality a disparu. Là où Myrwn (Jayce) mourrait initialement, il a pu cette fois s'enfuir, et c'est Carzzy (Corki) qui a fini par tomber, offrant un shutdown crucial à un Supa alors en difficulté. Une "douille" pour beaucoup d'observateurs, qui estiment que Vitality a été volé. La décision des officiels d'accorder un chronobreak a suscité de vives réactions, la polémique enflant autour du timing de la réclamation de Movistar KOI, formulée après le dénouement défavorable d'une action. Cet arrêt de jeu a visiblement cassé la dynamique des Abeilles.
La défense de Melzhet : « Vitality a eu 3 kills à cause du bug »
Intervenu pendant un live d'Esportmaniacos pour clarifier la situation, Melzhet a tenu à déconstruire la narration selon laquelle Vitality aurait été purement lésé. Pour lui, le résultat initial de l'action (3 morts pour MDK) était en réalité une conséquence directe du bug, et non d'une action parfaitement exécutée par Vitality. Il explique : « C'est vrai que Myrwn meurt [dans la première version], mais Carzzy a flashé. Si Jojo n'a pas le bug, Jayce n'a plus de flash et ils tuent Corki s'il touche son Z. [...] Vitality récupère 3 kills à cause du bug, parce que Jojo doit marcher énormément pour toucher son sort sur Corki. »
Le coach espagnol admet que Myrwn a mal joué le coup initialement (malgré l'information visuelle confirmée par le trinket rouge), mais il insiste sur le fait que le bug a transformé un potentiel "1 pour 1" en hécatombe pour son équipe. Le Chronobreak n'a fait que rétablir une situation où les sorts fonctionnent normalement, même si cela a permis à ses joueurs de corriger leur micro-gestion.
La gestion mentale : La vraie clé du match
Au-delà de la technique, Melzhet estime que le match ne s'est pas joué sur ce retour en arrière, mais sur la capacité des équipes à gérer l'interruption. Vitality a perdu le fil, là où Movistar KOI a profité de la pause pour se calmer.
« Ce qui a vraiment compté, c'est que la pause a été "bonne" pour nous pour revenir dans la partie [...] alors que Vitality a un peu déconnecté », analyse-t-il. Il rappelle d'ailleurs que Vitality avait encore toutes les cartes en main bien après l'incident : « Vitality a la game gagnée quand ils ont le Baron et que l'Elder arrive. Et là, Carzzy meurt parce qu'Elyoya flash-in sur lui. C'est ça qui fait la différence, 20 minutes plus tard. »
« Il faut juste accepter le bug et se taire ? Non. »
Melzhet conclut avec pragmatisme sur la nature imparfaite de la compétition sur League of Legends. Refusant de s'excuser pour un dysfonctionnement du jeu, il renvoie la responsabilité aux acteurs qui doivent s'adapter. « Le Chronobreak n'est pas une question d'être juste ou injuste ; c'est comme ça. [...] Évidemment, la chose la plus juste serait que le jeu fonctionne parfaitement, que les PC ne plantent jamais. Ça n'arrivera pas, les gars. Nous vivons dans le monde des adultes, le monde réel. C'est ainsi. »
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