La situation critique de Fnatic fait réagir certaines légendes de la jungle européenne. En direct sur sa chaîne, Jankos a analysé les propos alarmants du coach GrabbZ concernant le manque de staff. Le Polonais en a profité pour découvrir la réaction virulente de son ancien rival et ancien jungler de Fnatic, Broxah, stupéfait par l'amateurisme de la structure en 2026.

Jankos renvoie la balle aux vétérans

Avant de découvrir l'avis de l'ancien jungler de Fnatic, Jankos a tenu à livrer sa propre lecture de l'interview de GrabbZ à nos confrères du site Esportsmaniacos. Si le coach allemand déplore le manque de ressources et l'attitude de ses joueurs, qui privilégieraient la SoloQ ou le streaming au travail d'analyse, Jankos estime que les figures de l'équipe ne peuvent se cacher derrière ces excuses.

Pour l'ancien roi de la jungle de G2, l'expérience devrait primer sur le manque d'encadrement. Il déclare : « J'ai l'impression que c'est aux joueurs de se prendre en main, pas seulement au coaching staff. [...] Je pense que le recrutement de plus de staff est un bon moyen d'améliorer l'équipe, mais j'ai l'impression que cela ne peut pas être une excuse pour une performance d'équipe aussi pauvre. »

Il cible précisément les leaders du vestiaire : « À ce stade, en 2026, j'ai l'impression que des joueurs expérimentés comme Upset et Razork, en particulier, devraient comprendre à quel point il est important de privilégier les revues de match à la SoloQ. Ils devraient consacrer plus d'efforts et plus de temps à regarder les meilleures équipes coréennes et essayer d'apprendre d'elles, ou simplement revoir les matchs eux-mêmes. »

Le choc de Broxah : « Comment est-ce possible en 2026 ? »

Durant son live, Jankos a visionné la réaction de Broxah. Habituellement mesuré, le Danois n'a pas masqué sa stupéfaction en apprenant que GrabbZ et un psychologue constituaient l'intégralité du staff. Il a dressé, non sans ironie, la liste des standards du haut niveau actuel pour souligner le décalage : « Idéalement, vous avez un positionnal coach pour chaque rôle. [...] Ensuite, si vous voulez vraiment faire un effort supplémentaire, vous avez aussi besoin d'un physiothérapeute. Vous avez besoin d'un préparateur mental. J'ai aussi travaillé par le passé avec un diététicien et un spécialiste du sommeil. »

Face au constat de GrabbZ, le ton de Broxah s'est durci : « Je ne dis pas que ce n'est pas utile. Je dis que ça l'est absolument et si les équipes peuvent se le permettre, elles devraient pousser pour l'avoir. [...] Alors comment est-ce possible qu'en 2026, je lise une partie d'une interview où le coach de Fnatic me dit qu'ils sont deux personnes ? Bonne chance les gars. »

Le rappel historique de l'ère G2

Surpris de voir Broxah aussi enervé par la situation, Jankos a toutefois nuancé l'idéal décrit par son confrère en rappelant la réalité de l'époque dorée de G2 Esports (2018-2020), prouvant qu'un staff trop abondant, n'est pas forcement l'unique condition du succès.

Il se remémore l'organisation de l'époque : « Nous n'avons jamais eu tout ça en Europe. Je vais juste être réaliste. Nous n'avons jamais eu autant d'argent. On ne pouvait pas engager tous ces coachs quand G2 a fait ce parcours incroyable en 2019. [...] Nous avions GrabbZ, nous avions Duffman et nous avions notre analyste, et puis nous avions un manager. Donc nous avions essentiellement un staff de huit personnes au total il me semble. »

Jankos concède néanmoins que l'époque a changé et que si les moyens existent, l'ajout de personnel, notamment sur l'aspect mental, est indispensable, laissant Fnatic face à ses contradictions.