Puis vient l’équipe intensity, peux-tu raconter la génèse de l’équipe ?
Teemu et Romulus me proposent de rejoindre une équipe sponsorisée par un cybercafé a Caen. Au début je ne suis pas enthousiaste, mais l’ambiance se détériorant un peu chez oGc je finis par accepter de rejoindre cette équipe 100% caennaise. CaL, Romulus, SuRt, Teemu étaient donc mes co-équipiers pour la LA7 étant donné que cleps ne pouvait pas s’y rendre. Mais une semaine avant on apprend que CaL a des problèmes personnels qui l’empêchent de nous accompagner et c’est donc latOr qui nous dépanne. Suite à un excellent week-end, on décide de recruter lat et les grandes vacances arrivent.


Vous explosez définitivement lors de la Gladiator Tour 2, raconte nous cette LAN.
Le déclic s’est passé lors de la semaine un peu avant la GT2 que nous avons passé chez latOr. Notre premier bootcamp, la recrutement de Yavhana et d0bz et une facilité à s’exprimer dans le jeu qui était nouvelle pour nous tous sont les facteurs du plaisir que l’on éprouvait à jouer ensemble. Plus confiants que jamais, on a donc vraiment abordé cette lan dans le meilleur état d’esprit possible. Une fois sur place on gagne nos matches sans problème jusqu’aux quarts, ensuite on se défait des uG peu en forme puis des aT en demi-finale. C’était déjà un exploit étant donné que personne n’avait jamais battu les équipes du top fr (aAa aT GG uG). En finale, on prendra même une map aux GG.




Lors de la GT2, en haut de g. à d. : cleps, Baldours, latOr
en bas de g. à d. : Yavhana, Romulus


Avec du recul, qu’est-ce qui a fait la différence entre tes précédentes équipes et celle-ci ?
Bien évidement le sérieux dans la préparation des différents tournois mais aussi la prise de conscience de notre potentiel et l’entente au sein de l’équipe.


intensity devient peu a peu la meilleure équipe française, en battant GG, aAa et aT à chaque LAN ou presque. Mais en inter, c’est plus difficile, quel est votre 1er événement international, et comment se déroule-t-il ?
C’était la CPL Cannes, on était vraiment prêts. C’est, je pense, le tournoi qui a marqué le début de la perte de vitesse de l’équipe. Jusque là notre marge de progression avait été assez constante. Seulement là-bas, après avoir gagné nos 2 ou 3 premiers matches de poule on doit affronter les mouz sur inferno. On perd 13 10 dans un match que l’on avait pourtant plus que bien négocié mais où l’on a vraiment joué de malchance sur les fins de rounds. On se dit alors qu’on est passé à coté de quelque chose de gros, surtout que cette défaite impliquait un 16ème de finale en simple élimination contre un 1er de poule. SoA sur nuke et une fois de plus une assez nette domination de notre part mais des fins de rounds difficiles qui nous entraînent en double overtime. Là, on subit 2 plantages PC en 12 rounds et plusieurs situations de 2 ou 3vs1 perdues. Le mental de l’équipe après cet évènement n’a plus jamais été le même qu’avant.


Puis l’ESWC 2003 arrive pour intensity, raconte-nous son déroulement.
C’est Xc!t3R qui remplaçait d0bz indisponible à ces dates. On se rend là-bas après un bootcamp sérieux, et l’on passe la première phase de poule après une défaite contre team9 16-9 sur train. Le deuxième jour on fait match nul contre zEx, on perd contre GamersX 16-14 et mibr 16-2. Les deux premiers matches ont été difficiles à encaisser sachant qu’on a mené jusqu’aux derniers rounds dans les 2 cas sans arriver à terminer et encore plus lorsque l’on a vu que les zEx ont fini 2èmes.
 

Rétrospectivement, qu’est ce qui vous a manqué ?
C’est difficle à dire, je pense tout simplement qu’on avait pas le niveau requis pour une coupe du monde.


L’été arrive, et à la surprise générale, LatOr et toi partez chez GG. intensity ne s’en remettra pas, qu’est ce qui te motive à l’époque ?
Comme je l’ai expliqué précédemment, depuis la CPL Cannes, intensity n’avait plus vraiment la même confiance et donc moins d’envie de progresser et de se surpasser. Après ça, l’opportunité de rejoindre de tels joueurs et une telle structure que chez GG a fait pencher la balance.