Après des débuts poussifs, mais finalement victorieux lors de leur entrée en lice aux IEM Cologne Major, le joueur britannique de Team Vitality, mezii, a répondu aux questions de TL;DR. L'occasion de revenir sur cette entame diesel, l'importance vitale du retour à l'entraînement, la menace Team Spirit et le statut de grand favori des Abeilles.

Un retard à l'allumage compensé par un retour au pracc

Fidèle à ses habitudes récentes, Team Vitality s'est fait peur d'entrée de jeu en concédant la première map de son Bo3, une défaite sèche sur Anubis. Un faux départ qui n'inquiète pas outre mesure le joueur britannique, qui préfère pointer du doigt la communication globale plutôt que le choix de la carte, comme il explique au micro de TL;DR : « C'est la méthode Vitality de commencer le Major en perdant la première map, mais comme nous le savons tous, c'est l'avantage des Bo3. Peu importe que nous l'ayons perdue, c'est comme ça. Même si nous avions commencé par Overpass, la partie aurait facilement pu se dérouler de la même manière. C'est surtout notre façon de jouer en équipe qui a péché. Nous ne nous écoutions pas vraiment, la communication était un peu lente et il y a eu beaucoup d'erreurs. Nous ne sommes pas vraiment inquiets pour notre Anubis. Nous savons que c'est l'une de nos maps les plus faibles du map pool, mais nous sommes toujours contents de la jouer et nous y restons forts. C'est juste notre première carte du Major. Parfois, nous sommes un peu lents au démarrage. »

Si l'équipe a pu rectifier le tir sur les cartes suivantes, c'est en grande partie grâce au temps accordé à la préparation depuis leur contre-performance à Atlanta. Fini le rythme infernal des compétitions sans pause, Vitality a enfin pu se poser sur les serveurs d'entraînement : « Le practice, c'est la chose principale. Lors de nos derniers tournois, nous n'avions eu aucun entraînement et la préparation n'était pas la meilleure car nous devions constamment jouer sur d'anciens acquis ou notre ancien playbook. Cette pause nous a donné beaucoup de temps pour ajouter des choses à nos stratégies et nos tactiques, mais aussi pour accumuler des heures de pracc. Quand vous enchaînez les matchs officiels sans avoir le temps de vous entraîner, c'est difficile pour les individualités de savoir ce qu'il faut changer, d'ajouter de nouvelles choses et d'être innovants. »

La menace Team Spirit et le rating de donk

Forcément interrogé sur le retour en force de Team Spirit, qui impressionne depuis le début du tournoi, mezii reconnaît volontiers la montée en puissance de l'équipe de la région CIS. Il souligne notamment l'impact statistique de leur jeune prodige et l'évolution de leur leadership : « Ils proposent un très beau CS et évidemment, donk est plutôt décent en ce moment... Il n'est pas trop mauvais ! Ça les aide forcément quand un gars affiche des ratings à 2.2. Je trouve que magixx est aussi de plus en plus à l'aise dans son rôle d'IGL et les individualités autour de lui step up également. Tout le monde a toujours su qu'ils avaient le potentiel pour être très forts vu leurs talents individuels. Mais c'est toujours pareil : si nous jouons notre jeu et à notre niveau, nous savons que nous avons de très bonnes chances et même l'avantage pour les battre. Ça sera sympa de jouer contre eux pour voir où nous en sommes. »

Assumer son rang et la pression

Alors que certains observateurs commencent à placer Team Spirit comme le nouveau favori du tournoi en raison de leur dynamique et de leur fameuse peluche grenouille porte-bonheur aperçue derrière les joueurs, mezii a tenu à remettre les pendules à l'heure. Avec cinq trophées soulevés cette année, la pression glisse sur les épaules des Abeilles : « Je ne pense pas que cela change grand-chose pour nous. Les gens doivent se rappeler que nous avons remporté cinq tournois cette année et que nous avons été en très grande forme. Nous n'avons pas gagné le dernier, mais on ne peut pas tout remporter. Bien sûr, nous sommes les favoris pour la victoire finale, mais ça ne change rien à notre approche. Il y aura toujours de la pression quand on enfile le maillot Vitality. Il s'agit de gérer cette pression et de s'assurer que nous pouvons performer dans ces conditions, et je pense que nous avons continuellement prouvé que nous en sommes capables. »