Avant son entrée en lice pour le Stage 3 des IEM Cologne Major, le leader en jeu de Team Vitality, apEX, s'est confié au micro de HLTV. Entre la gestion du calendrier pour éviter le burnout, la rivalité historique avec Astralis, et l'arrivée imminente de son premier enfant, le capitaine des Abeilles aborde ce tournoi iconique avec une confiance inébranlable.
Éviter le burnout et assumer ses choix
La récente tournée américaine de Vitality, marquée par une baisse de régime apparente lors du BLAST Rivals et des IEM Atlanta, n'inquiète pas le vétéran français. Pour lui, ce recul temporaire était un mal nécessaire dans une saison au calendrier particulièrement dense, comme il explique au micro de nos confrères du site HLTV : « J'espère bien que les équipes peuvent nous battre si nous ne jouons pas à Counter-Strike, car à un moment donné ce serait dur pour les autres. Mais en réalité, nous n'y pensons pas du tout. Quand nous abordons un bloc de tournois, nous fixons des objectifs pour l'équipe. Parfois, c'est tout simplement impossible d'enchaîner pendant trois mois et de donner le meilleur de soi-même à chaque tournoi. »
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Afin d'aborder ce Major dans les meilleures conditions, l'équipe a opté pour une véritable coupure suivie d'un entraînement intensif. Une méthode de travail dans laquelle apEX a pleinement confiance : « Nous avons eu une vraie semaine de repos à la maison sans CS, à profiter de nos familles, puis nous avons repris un full grind. Nous aimons avoir plus de deux semaines de préparation. Nous avons passé cinq ou six jours chez nous, puis cinq jours en bootcamp pour pracc. C'est vraiment important pour nous de sentir que nous sommes prêts. »
Une confiance aveugle face à la concurrence
Pendant que Vitality prenait du recul, d'autres équipes ont affûté leurs armes. Spirit a retrouvé des couleurs avec un donk étincelant, Falcons s'est rapproché de son but avec karrigan, et NAVI a même réussi à faire tomber les Abeilles à Atlanta. Mais pour apEX, se focaliser sur les autres serait une erreur : « Pour nous, chaque adversaire peut être fort et nous les traitons tous de la même manière. Ne pas trop réfléchir a toujours été notre force. Donk est incroyable, c'est vrai, mais ce n'est pas quelque chose auquel nous pensons. Je le répète depuis 18 mois, si nous jouons notre A-game, peu importe qui est en face, ils n'ont aucune chance. Je pense que la vérité, c'est que nous sommes toujours les favoris ici quoi qu'il arrive. »

Le débat du GOAT et la chasse aux records
Après avoir remporté leur deuxième Intel Grand Slam plus tôt dans l'année, les joueurs de Vitality se sont eux-mêmes autoproclamés meilleure équipe de tous les temps, devançant le légendaire roster d'Astralis. Un statut que ce Major de Cologne pourrait définitivement sceller, tout en permettant à apEX de rejoindre son ancien coéquipier dupreeh au panthéon des joueurs les plus titrés : « Je pense que les gens croient encore que nous sommes un peu derrière Astralis à cause des Majors, même si j'estime que le Grand Slam a plus de valeur qu'un seul Major, car c'est plus difficile à remporter. Pour nous, ce Major est super important pour mettre fin au débat pour beaucoup de gens, pour être la seule équipe avec Astralis à gagner trois Majors consécutifs, et pour moi d'égaler dupreeh. Quand il a rejoint Vitality en 2022, j'avais un Major et il en avait quatre. Je n'aurais jamais imaginé être si proche de lui. L'égaler serait fantastique et montrerait tout le travail acharné que j'ai mis dans ma carrière. »
Un nouveau chapitre personnel à l'horizon
Ce tournoi a également une saveur particulière en coulisses pour le Français, qui s'apprête à devenir père. Une nouvelle étape de vie dont il a pu discuter avec son coéquipier mezii, lui-même jeune papa, et qui pourrait redéfinir la suite de sa carrière : « Mezii et moi sommes pareils dans le sens où nous voyageons beaucoup et il ne voit pas beaucoup sa fille. Je ne verrai pas beaucoup mon garçon non plus, mais ça fait partie du travail. C'est sûr que ça va changer beaucoup de choses. Peut-être que ça m'enlèvera ma motivation pour jouer à Counter-Strike, peut-être que je ne jouerai plus autant que je l'espère, ou peut-être que je me sentirai triste d'être loin de ma famille quand j'aurai envie de partager ces moments avec mon enfant. Je n'en sais rien. Je n'ai aucune idée de ce que sera la vie avec lui, mais je suis juste très excité. »
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