L'entraîneur en chef de Team Vitality, Pad, s'est exprimé au micro de RFTGG à la suite de l'élimination de son équipe face à Movistar KOI (3-2) lors du premier tour du losers' bracket du LEC Summer Split. Entre regrets, analyse tactique et regard sur son avenir, le technicien a dressé le bilan.

Ajoutez aAa à vos sources préférées sur Google

Des erreurs en cascade et une élimination cruelle

Le technicien n'a pas caché son immense déception après la perte de cette rencontre couperet au micro du média RFTGG, pointant du doigt les retournements de situation de l'ultime partie. « C'est surtout de la tristesse. Cette cinquième manche a été de véritables montagnes russes, on a cru l'avoir gagnée deux ou trois fois. Nous sommes très satisfaits de la façon dont nous avons rebondi après la première manche. Chapeau à MDK pour nous avoir entraînés dans un véritable bourbier lors de la game 4, avant de s'en extirper dans la cinquième. Quoi qu'il en soit, se faire éliminer laisse toujours un goût atrocement amer », admet Pad sans détour.

Worlds 2026 : toutes les infos À lire aussi Worlds 2026 : toutes les infos League of Legends · 13 sept. 2026

Interrogé sur les difficultés supposées de son équipe à snowball à partir de l'avance générée par Naak Nako, Pad réfute cette théorie. Il identifie plutôt un enchaînement de fautes d'exécution. « C'est une analyse beaucoup trop réductrice. On avait complètement la partie en main et une très large avance. On réalise un setup parfait autour du drake en arrivant de tous les côtés pour sécuriser le vol avec Lyncas. Dans la foulée, on fait claquer l'ultime de Renata, et ce teamfight est censé être gagné. Mais Fiesta se fait attraper bêtement, puis Cassiopeia tombe à son tour. Au bout d'un moment, quand on accumule les petites erreurs, leur composition devient juste impossible à affronter en front-to-back. »

L'impact du coaching staff et le changement de mentalité

Le constat est d'autant plus amer que Team Vitality abordait cette série avec de solides certitudes et un état d'esprit repensé après leurs échecs précédents. « Nous savions pertinemment que MKOI est une équipe très forte lorsqu'elle joue dans des situations où elle doit impérativement gagner, comme c'est le cas depuis très longtemps avec Elyoya. Nous sommes arrivés confiants. Le grand changement par rapport à Madrid, c'est que nous avons veillé à arriver plus détendus, en plaisantant, en nous assurant de prendre du plaisir, de vouloir aller de l'avant au lieu de rester silencieux », détaille l'entraîneur.

Cette confiance reposait également sur une phase de draft largement remaniée et sécurisée par le reste de l'encadrement technique. Pad assume son besoin d'être encadré sur cet aspect du jeu. « L'arrivée de Hansen pour abattre tout le travail préparatoire, en s'assurant qu'on ait envisagé le moindre scénario, est exactement ce dont j'avais besoin. Je fonctionne beaucoup à l'intuition pendant les drafts, il me faut donc ce filet de sécurité autour de moi. Danush est pareil, nous sommes deux drafters très instinctifs. Depuis le début de l'année, j'ai été clair : mon encadrement technique doit me faciliter la tâche lors des drafts, car je préfère me concentrer sur la gestion au quotidien de l'équipe, notre macro et nos rotations sur la carte. »

Un bilan positif mais une malédiction à briser

À l'heure du bilan de cette première année au poste d'entraîneur en chef, Pad se dit fier d'avoir su prendre des décisions fortes pour le groupe. « Je suis fier d'avoir pris la décision de taper du poing sur la table pour intégrer Fiesta, et du travail de fond que nous avons accompli pour l'intégrer dans l'équipe. Je suis fier de la façon dont nous avons rebondi mentalement après Madrid. Et je suis très heureux du développement de Lyncas, qui était l'un de mes grands objectifs de l'année. »

Bien que les contrats de son effectif, à l'exception de Naak Nako, touchent à leur fin, Pad espère conserver sa place chez Vitality pour vaincre le signe indien qui pèse sur l'équipe. « J'ai beaucoup de respect pour la direction et ce qu'ils ont accompli en dehors de LoL. Le plus dur, c'est que LoL ressemble à un jeu maudit pour la structure. C'est un fardeau qu'on porte avec l'organisation et les fans, mais j'aime les défis et j'aimerais vraiment inverser la tendance », explique-t-il, avant de conclure sur le terrible enjeu de cette défaite : « Je suis désolé qu'on n'ait pas pu aller au bout. J'en suis convaincu à 100 % : si on gagnait cette série, on allait aux Worlds. C'est donc extrêmement frustrant. »

LEC saison 2026 : le suivi complet du Summer Split À lire aussi LEC saison 2026 : le suivi complet du Summer Split League of Legends · 13 sept. 2026