Fin du suspense et du bras de fer institutionnel. L'Esports Foundation et la KeSPA ont publié un communiqué conjoint annonçant la poursuite de leur partenariat. L'organisateur saoudien a finalement cédé aux exigences de la fédération coréenne, garantissant l'indépendance de la sélection de Corée du Sud pour l'Esports Nations Cup 2026.

La KeSPA remporte son bras de fer

Le feuilleton qui agitait l'écosystème compétitif depuis quelques semaines a enfin trouvé son épilogue. Après une rupture actée et des déclarations interposées, la KeSPA et l'Esports Foundation ont officialisé leur réconciliation à travers un communiqué conjoint publié sur les réseaux sociaux. Face à la menace de voir la compétition amputée de l'une des nations la plus prestigieuse de l'histoire de l'esport, l'organisateur saoudien a finalement été contraint de faire marche arrière et de revoir sa position pour trouver un terrain d'entente.

Le communiqué confirme que l'Esports Foundation reconnaît désormais officiellement l'expertise et l'autorité exclusive de la KeSPA sur le territoire sud-coréen. La fédération reprend ainsi son rôle de partenaire national et dirigera l'intégralité du processus de sélection. L'organisateur abandonne donc publiquement toute volonté d'ingérence, le texte soulignant que le choix des joueurs et de l'encadrement technique se fera dans le strict respect de l'équité professionnelle et des standards de compétition historiques de la région.

Ce revirement de situation résout par la même occasion le casse-tête juridique qui pesait sur la compétition. En validant le retour de la fédération aux commandes, l'Esports Foundation s'assure de la légitimité de son événement. Le communiqué précise en effet que les joueurs sélectionnés concourront sous la bannière officielle de la "Team Korea of Esports" ; pour rappel, le Comité olympique et sportif coréen avait déclaré que toute équipe ne passant pas par la KeSPA ne pourrait utiliser ni la marque officielle « Team Korea », ni le titre de « Représentant national ». La Corée du Sud sera donc bien représentée avec son drapeau et ses couleurs nationales, actant la fin d'une crise "diplomatique" qui aura mis en lumière l'attachement viscéral de l'écosystème à son intégrité sportive.