Lors de la septième semaine du LEC Spring Split 2026, Movistar KOI s'est imposé sur un score net de 2-0 face à GIANTX au cours du Road Trip à Madrid. Ce succès devant leur public permet à la structure hispano-américaine de valider sa dynamique positive avant l'entame des playoffs.

Enjeux de seeding et dynamiques opposées

La saison régulière du LEC Spring Split 2026 touche à sa fin avec cette septième et ultime semaine. L'objectif principal pour les équipes du top 6, qui ont déjà validé leur billet pour les playoffs, réside désormais dans le placement final de l'arbre de tournoi. Un bon classement garantit en effet des conditions optimales pour la suite de la compétition. Avant le coup d'envoi de cette série, Movistar KOI et GIANTX partageaient un bilan strictement identique de quatre victoires pour deux défaites, occupant respectivement la cinquième et la sixième place. Les dynamiques des deux formations étaient pourtant radicalement différentes. La structure madrilène restait sur une confiance bâtie autour de trois victoires consécutives, tandis que GIANTX devait impérativement stopper une spirale négative de deux défaites d'affilée.

Une approche méthodique face à l'agressivité

La première manche de ce Bo3 a démarré sur un faux rythme, donnant d'abord l'illusion d'une domination adverse. Dès les premières minutes, GIANTX a dicté le ton en validant des éliminations rapides, exploitant au maximum l'agressivité de l'Akali de Jackies et l'impact global de l'ultime du Nocturne d'Isma. Au quart d'heure de jeu, l'avantage initial semblait en faveur des visiteurs. Néanmoins, Movistar KOI a refusé de céder à la panique.

S'appuyant sur un plan de jeu réactif et solide, l'équipe a patiemment laissé sa composition monter en puissance. En optant pour la temporisation, ils ont habilement puni les excès d'engagement de GIANTX lors des phases de contestation autour des objectifs neutres. La draft de MKOI s'est alors révélée impénétrable en teamfights. À la demi-heure de jeu, la rencontre a définitivement basculé en faveur des locaux. Ils ont clôturé proprement cette première carte en 33 minutes, affichant une avance confortable de près de 10k golds, avec une main mise sur la quasi totalité des objectifs neutres, comme en témoigne la prise des 4 dragons ainsi que de deux Nashors.

Une démonstration de force expéditive

Si l'ouverture du score a exigé de la patience, la seconde game s'est transformée en un stomp d'une brutalité clinique, Movistar KOI enregistrant un total de 26 éliminations sur l'ensemble de la partie. Le rythme a été imposé très tôt sur la midlane par l'intermédiaire d'Elyoya. Avec son Jarvan IV, le jungler a multiplié les interventions décisives sur Jackies, offrant ainsi une avance insurmontable à l'Anivia de Jojopyun dès les premiers instants de la rencontre.

Ce contrôle absolu s'est répliqué sur la botlane. Aux commandes d'une Kalista agressive, Supa a rapidement pris la mesure du Lucian de Noah, enchaînant les kills avec la couverture parfaite de la Renata Glasc d'Alvaro. Ce snowball implacable a été verrouillé par la présence de Myrwn sur la toplane, dont le Shen a permis de sécuriser le moindre dive grâce à son ultime. Totalement étouffés et incapables de répondre à la synergie de l'équipe hispano-américaine, les joueurs de GIANTX ont vu leur base s'effondrer en seulement 26 minutes de jeu, accusant un retard de plus de 6k golds à la destruction de leur Nexus. 

Élu sans conteste MVP de la rencontre, Supa a de nouveau prouvé qu'il restait l'un des carry AD les plus mécaniquement fiables du championnat. Avec des statistiques impressionnantes sur la deuxième partie, à l'image de son KDA en 13/3/8, il a été le moteur offensif de son équipe. Jojopyun a également brillé par sa capacité à museler la midlane adverse et à imposer un redoutable contrôle de zone. Grâce à cette victoire acquise avec maîtrise, Movistar KOI valide un bilan de 5-2 et aborde la suite de la compétition avec un pied dans l'Upper Bracket. De l'autre côté de la faille, GIANTX chute à 4-3, une position périlleuse qui les rapproche d'un départ sous haute tension dans le losers' bracket des playoffs de ce Spring Split.