Team Vitality a poursuivi sur sa lancée lors de cette deuxième semaine du LEC Spring 2026 en s'imposant face à NAVI. Au terme d'une 2e manche marathon de plus de 45 minutes, le midlaner Humanoid a renversé la vapeur avec son Aurelion Sol. Il est revenu sur ce comeback spectaculaire, ses choix d'items et la gestion de la pression au sein du groupe.
Aurelion Sol, le maître incontesté du late game
Après une première manche maîtrisée, Team Vitality s'est retrouvée en grande difficulté lors de la seconde game face à NAVI. Mais grâce à une défense acharnée et un teamfight décisif autour de l'antre du Baron Nashor, la formation a fini par s'imposer. Sur la scène du LEC, Humanoid a partagé son analyse de cette fin de partie chaotique et les raisons pour lesquelles il n'a jamais douté.
Un teamfight providentiel et des choix d'objets stricts
Finn a d'abord replongé le joueur dans le moment charnière de la rencontre : à la 46e minute, le jungler de Vitality se fait attraper et NAVI entame immédiatement le Baron Nashor. Loin de paniquer, Humanoid raconte sa vision de l'action : « Oh oui. Je savais que c'était terminé à ce moment-là parce qu'ils allaient être trop confiants pour se battre, et ensuite j'ai placé un E et un ulti incroyables, et c'était juste free. Pour être honnête, à ce stade de la partie, je pense que je pouvais faire du 1v5. »
Questionné ensuite sur son choix de ne pas construire la Protobelt) un objet pourtant très prisé par les autres joueurs professionnels en ce moment, le midlaner justifie cette décision par les contraintes strictes de son champion : « Je l'achèterais sur d'autres champions, mais je pense que sur Aurelion Sol, on a besoin de beaucoup d'objets, comme le Liandry et le Sceptre de Rylai. Il n'y a tout simplement pas de place. »
Temporisation, communication et victoire au forceps
Interrogé sur la physionomie globale de la série et sur le niveau affiché par NAVI, qui trônait en haut du classement, Humanoid reste pragmatique et souligne la puissance de la phase de draft : « Je ne sais pas trop. La première manche a été un véritable stomp, et dans la deuxième, ce sont eux qui nous stompaient, mais ils n'ont pas réussi à conclure grâce à mon champion. Mon champion est simplement OP pour temporiser la partie. Mais au final, je pense que nous avions simplement une meilleure draft. »
Lorsqu'une partie s'éternise et que le déficit s'accumule, maintenir le calme dans les communications vocales devient un véritable défi, particulièrement avec des coéquipiers réputés pour être expressifs. Le vétéran explique comment il a su canaliser son équipe : « Honnêtement, pour ma part, je suis tellement habitué à remonter un déficit avec Aurelion Sol. C'est tellement facile. Donc, je n'arrêtais pas de répéter que ce n'est jamais terminé quand on a ce champion dans l'équipe. Et pour être franc, tout était très calme jusqu'à ce que nous remportions le dernier teamfight. Là, tout le monde s'est mis à crier. »
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