Fnatic a créé la surprise lors de la 2e journée de la semaine 2 du LEC Spring 2026 en faisant tomber G2 Esports. Après un début de saison compliqué, le jungler espagnol Razork s'est confié sur le plateau de PGL aux côtés de Laure Valée et Odoamne. Il est revenu sur la résilience de l'équipe après une première manche difficile, sa dynamique avec Vladi et l'aide précieuse d'Odoamne dans le coaching staff.
La rédemption de Fnatic face aux champions en titre
Après un démarrage en 0-2 et des performances décevantes, la pression était à son comble pour Fnatic. Pourtant, l'équipe a su renverser la meilleure formation d'Europe. Sur le plateau de l'émission PGL, Razork a décortiqué les clés de ce sursaut d'orgueil, passant de la frustration de la première manche à la maîtrise totale lors des deux suivantes.
Une première manche frustrante et un rebond mental immédiat
Interrogé sur la pression entourant ce match et la capacité de l'équipe à ignorer les critiques, Razork confirme l'état d'esprit pragmatique du groupe : «Concernant la pression... Nous avons commencé en 0-2 et évidemment, nous n'avons pas d'attentes très élevées en ce moment parce que nous essayons toujours de devenir bons ensemble. Et aujourd'hui, c'était l'occasion pour nous de montrer que nous avons du potentiel et que nous pouvons être une bonne équipe. Après la première partie, je me sentais plutôt mal. Je ne sais pas, le plan que nous avions n'a pas fonctionné et je me suis retrouvé assez en retard. Donc c'était une partie un peu ennuyeuse, mais je trouve qu'après ça, nous avons repris un peu confiance et nous avons simplement joué comme si nous étions en scrims honnêtement. »
Face au désastre de cette première manche perdue avec 10k golds de retard, l'équipe a su se remobiliser en coulisses. Le jungler détaille ces échanges : « En coulisses, nous nous sommes juste dit : "D'accord, le plan n'a pas marché, passons à la partie suivante et essayons de jouer de la même manière." Parce qu'aujourd'hui, nous savions que nous pouvions gagner, et honnêtement, j'ai le sentiment que quand je suis "dans la zone", tout fonctionne pour moi. Lors de la partie avec Pantheon, j'étais plutôt confiant, je savais ce que je devais faire et je trouve que quand je fais ce genre de matchs, je carry généralement. »
Il évoque également la tension inhérente à la scène : « Je trouve que nous sommes assez fébriles sur scène. On a juste l'impression d'être très nerveux et d'avoir peur de faire des actions. [...] J'ai juste dû Flash in sur la Caitlyn lors de la deuxième partie parce que j'avais l'impression que nous ne faisions rien. Et je crois qu'après ça, la botlane a pris beaucoup de confiance, ils ont même pris des kills en 2v2 et ils s'en sortaient plutôt bien. Donc je suis très heureux que nous ayons rebondi après une première partie difficile. »
L'impact de la jungle et la synergie avec Vladi
Élu MVP de la série, Razork assume pleinement l'influence de son rôle sur l'état d'esprit de son équipe : « Généralement en ce moment, et même dans la méta actuelle, si le jungler est dans de bonnes dispositions, je sens que tout le monde est heureux. C'est une pièce très importante en ce moment pour remporter la partie. Donc oui, quand je suis en bonne position, j'ai l'impression de savoir ce que je dois faire pour gagner et mon équipe me suit. Mais quand je suis un peu en retard ou un peu perdu, je trouve que l'on se pose des questions sur ce que l'on doit faire, et c'est là que l'on a tendance à perdre la partie. »
La relation mid-jungle avec Vladi a souvent été pointée du doigt lors des contre-performances de Fnatic. Razork défend ardemment son coéquipier : « Je ne sais pas. J'apprécie beaucoup Vladi et je trouve que nous travaillons dur tous les deux pour nous améliorer et rendre les fans Fnatic et tout le monde fiers. Mais oui, j'ai eu l'impression que lors du dernier split et de celui-ci, nous n'y étions tout simplement pas sur scène. Comme si nous étions nerveux, que nous craquions sous la pression, je ne sais pas trop. Mais en ce moment, j'ai l'impression que nous n'avons aucune pression parce qu'honnêtement, j'ai même supprimé les réseaux sociaux. Je me fiche de ce que les gens disent en ce moment. C'est tellement épuisant de lire tous ces messages. Donc, je veux juste me concentrer sur mon équipe. »
L'apport d'Odoamne dans le staff
Depuis peu, l'ancien joueur professionnel et actuel analyste Odoamne prête main-forte au coaching staff de Fnatic. Le jungler espagnol salue cet ajout : « Il aide beaucoup. Nightshare, Pano et lui me donnent parfois des conseils. C'est très agréable de l'avoir parmi nous. Je trouve que pour Empyros... tout va bien, il a très bien joué avec Kennen sur cette partie, et oui, merci à Odo pour la gestion des vagues de sbires. » Odoamne a d'ailleurs rebondi avec humour, promettant de sévir avec son toplaner qui n'aurait « pas carry la partie aussi fort » qu'il l'aurait souhaité.
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