Movistar KOI a fait trembler l'arène de Madrid en s'offrant une victoire retentissante face à G2 Esports lors de la 7e semaine du LEC Spring Split 2026. Devant un public acquis à leur cause, le jungler Elyoya et le botlaner Supa se sont rendus au micro de Sjokz pour savourer ce succès, analyser leurs lacunes en début de partie et réaffirmer leurs ambitions pour le titre.
Une ambiance de finale et une victoire fondatrice
Le duel au sommet entre Movistar KOI et G2 Esports, qui restait sur une impressionnante série de victoires, a tenu toutes ses promesses. Portée par une ambiance électrique, la formation espagnole a su faire le dos rond pour finalement faire plier les champions en titre. Un match aux airs de consécration pour Elyoya et Supa, qui abordent les playoffs de ce segment printanier avec une confiance inébranlable.
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Jouer à domicile transcende toujours les joueurs de Movistar KOI, et cette rencontre n'a pas fait exception. Interrogé sur l'intensité de la série, Elyoya confirme l'engouement suscité par l'événement : « Les événements ici à Madrid sont toujours spéciaux. Comme l'année dernière, tous les matchs ont des allures de finale. Cette partie ressemblait à une finale, et ça fait vraiment du bien de terminer le match comme ça. »
Faire tomber G2 Esports dans ce contexte n'est pas anodin, surtout à l'approche des playoffs. Le jungler espagnol dresse un constat lucide sur le rapport de force actuel : « Nous savions que nous pouvions les battre. Nous savons toujours que nous sommes la meilleure équipe de la ligue. Honnêtement, notre plus grand ennemi, c'est nous-mêmes, comme vous pouvez le constater. Même dans la deuxième manche, nous étions dans une très bonne position et nous avons tout jeté par la fenêtre. Cette victoire nous donne un très bon élan pour les playoffs, sécuriser ce top 4 fait du bien et cela nous donne plus de confiance en tant qu'équipe. »
L'art du comeback et les ajustements tactiques
La série a été marquée par des débuts de partie souvent compliqués pour Movistar KOI, obligeant l'équipe à s'adapter pour combler d'importants déficits aux golds. C'est notamment le cas de Supa, qui a évolué sur Ashe dans la manche décisive. Fidèle à lui-même, le botlaner préfère en sourire avec une pointe d'arrogance : « Je voulais me lancer un défi : jouer avec 3000 golds de retard et prouver quand même que je suis le meilleur carry AD. J'adore ça. »
Derrière cette boutade, Elyoya souligne l'importance des ajustements macro-stratégiques réalisés par le collectif pour compenser ces départs ratés. Il explique : « C'est quelque chose sur lequel nous devons nous concentrer quand on commence chaque early game avec 3000 golds de retard ! Les combats deviennent un peu difficiles, donc il faut aller chercher quelque chose de l'autre côté de la carte. Nous devons nous améliorer sur le plan tactique. Je pense vraiment que les autres équipes seront dans une très mauvaise posture quand nous aurons réglé nos problèmes en début de partie. »
Objectif titre : ignorer les critiques et viser le sommet
Pour Supa, cette capacité à renverser des situations mal embarquées est la marque des grands champions. Le joueur puise dans cette résilience la certitude que son équipe est destinée à soulever le trophée. Il affirme : « C'était super important de prouver que peu importe la tournure de la partie, nous pouvons toujours gagner. C'est essentiel pour une équipe de gagnants. Il est assez évident que nous ressentons la même chose que l'année dernière, et nous allons de nouveau être champions du Spring Split. »
Avec cette victoire, Movistar KOI valide son ticket pour le top 4 et s'avance comme l'un des favoris pour le sacre final du LEC Spring Split 2026.
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