Los Ratones démarre le LEC Versus sur un 0-3. Dans une mise au point publiée après la 1re semaine, YamatoCannon détaille les problèmes rencontrés match par match, insiste sur la nécessité de mieux “connecter” l’équipe autour de la midlane, et fixe les axes de travail immédiats avant la suite du split.
Un 0-3 qui sert de repère, avec un rythme de scène plus lent que les scrims
YamatoCannon ouvre son bilan sans chercher d’excuse sur le résultat. Il rappelle d’entrée que « on est en 0-3, ce n’est pas le meilleur résultat », en replaçant aussi le contexte de scrims compliqués et d’un patch qui n’a pas facilité l’adaptation. Il précise que l’équipe a tout de même aligné pendant le week-end des choix assumés, expliquant qu’ils ont joué « des choses sur lesquelles on avait des convictions ». Dans sa lecture, l’écart entre scrims et officiels doit aussi être pris au sérieux. Il estime que la ligue, en conditions de scène, se joue « beaucoup plus lentement », là où les scrims peuvent être « très sanglants » et partir sur des parties à très grand nombre d’éliminations. Sans dire que c’est anormal, il souligne que c’est « plus extrême » qu’il ne l’anticipait, et que Los Ratones doit mieux jouer “dans le contexte” de ce que produisent les autres équipes sur scène.
Malgré le 0-3, il insiste sur l’état d’esprit. Il explique que le groupe est « de bonne humeur », et qu’il a même été rassuré après la défaite contre Karmine Corp Blue, puisqu’il dit avoir craint que l’équipe « le prenne plus durement », avant de constater que tout le monde reste focalisé sur ce qu’il faut corriger. Pour lui, un 0-3 peut peser, mais l’intérêt est ailleurs : « si on veut l’utiliser comme de l’expérience, ça doit représenter exactement ça ».
Fnatic : un plan exigeant, une midlane isolée, et un début marqué par les nerfs
Sur le 1er match, YamatoCannon explique que le plan de jeu demandait une exécution très précise, notamment autour de la zone des dragons. Il rappelle que la composition « nous obligeait à snowball vite et efficacement », ce qui « demande beaucoup de précision, surtout en début de partie ». Le point central qu’il isole concerne la connexion autour de la midlane. Il estime que Los Ratones n’a pas suffisamment joué ensemble pour permettre à Nemesis d’exister dans la partie, résumant le problème en expliquant qu’ils n’ont pas su « se connecter autour de la midlane » et « s’assurer que notre Ryze puisse jouer la partie ». Il illustre la situation avec une remarque très directe sur le déroulé des actions autour de l’écran de Nemesis, puisqu’il dit que « chaque fois que quelqu’un apparaissait sur son écran, c’était juste pour lui prendre des golds et des plaques ».
Dans sa lecture, c’est aussi une question d’évolution du jeu par rapport aux forces historiques de l’équipe. Il rappelle que Los Ratones a longtemps été à l’aise dans un cadre où chacun pouvait être autonome, avec des lanes capables de “construire l’information” et de laisser de la liberté aux initiatives. Mais il explique que la méta actuelle est « très orientée équipe, très orientée tempo », et qu’il faut « se regrouper et se battre autour de la midlane », un axe sur lequel l’équipe travaille déjà mais qui n’a pas tenu dans le match. Il mentionne enfin une bascule possible sur une séquence clé, évoquant une action qui aurait pu changer la partie, avant de revenir sur l’idée d’un début tendu. Il résume ce lancement en expliquant qu’il y avait « beaucoup de nerfs au début », puis conclut sur l’issue du match en disant que Fnatic « nous a juste dépassés au scaling » et que l’équipe a intégré que les parties ont tendance à « être un peu plus lentes ».
KCB puis KC : des progrès visibles, mais une coordination encore insuffisante et une exécution à stabiliser
Sur le 2e match, YamatoCannon souligne la qualité du début de partie de la Karmine Corp Blue, expliquant que KCB a « fait du bon boulot en early pour nous punir ». Il pointe un élément qu’il juge inacceptable dans ce contexte, puisque l’équipe n’a pas réussi à sécuriser des carapateurs avec Jarvan, une situation qui « ne peut pas passer ». Au-delà de ce point précis, il revient au même diagnostic que la veille : l’équipe n’a pas assez bien “connecté”, et il parle d’un match où Los Ratones était « un peu déconnecté » et « pas en phase ». Il prend néanmoins le temps de noter des séquences positives. Il souligne un passage de teamfight qu’il qualifie de très propre, et dit avoir « adoré » une action initiée tôt dans la partie, avant d’ajouter qu’un combat près du dragon a aussi marqué un vrai moment de retour, lorsque l’équipe a « one-shot l’Orianna », un move qu’il décrit comme leur « gros comeback ». Mais la synthèse reste la même : « la coordination, le fait d’être en phase » a été un problème qui a empêché l’équipe de tenir sur la durée.
Sur la 3e rencontre, YamatoCannon dit au contraire avoir été « très content de la performance, tout bien considéré », parce que l’équipe a montré une meilleure réponse au principal défaut. Il explique qu’ils « se sont mieux connectés », qu’ils ont « mieux posé la vision » et qu’ils ont mieux contrôlé un matchup central. Il insiste surtout sur l’effet direct pour Nemesis, en disant qu’il a enfin eu « des coéquipiers autour de lui » qui lui ont permis de « jouer, se positionner et échanger », ce qu’il décrit comme l’essentiel de la midlane dans le jeu actuel. À partir de là, il fixe les priorités immédiates. Il veut d’abord solidifier les liens entre rôles, en citant explicitement l’objectif de « connecter le duo jungle-support », puis de mieux « connecter avec Nemesis ». Il ajoute enfin un axe très concret sur la fin des parties : même quand l’équipe se déplace mieux sur la carte, « c’était l’exécution en teamfight à la fin » qui doit monter d’un cran.
Le dernier point qu’il met en avant est mental et décisionnel. Il veut que l’équipe conserve les progrès du week-end, en disant qu’« on s’est améliorés, améliorés, améliorés » et que « la partie contre KC était de loin la meilleure ». Mais il veut surtout que les joueurs aient « la confiance de vraiment appuyer sur la gâchette quand c’est leur tour », après avoir fait “les étapes” nécessaires, afin d’aller aux fights « avec confiance ».