NAVI s'est imposé face à Movistar KOI (2-1) lors de la 1re journée du LEC Spring Split 2026. À l'issue de la rencontre, le jungler Rhilech a répondu aux questions lors de l'émission Post Game Lobby. Il détaille l'adaptation de sa formation au nouveau format, sa période d'attente hors compétition et son rôle tactique.

Une flexibilité tactique assumée

Le jungler Rhilech a livré son analyse du match au micro de Sjokz et Odoamne. Il évoque le niveau de jeu global de NAVI, l'adoption de la draft Fearless et son intégration sur la scène européenne après six mois d'attente. Questionné sur le déroulement de la partie face à Movistar KOI, le joueur revient sur la stratégie mise en place. « Le match a mal commencé. Nous gagnions largement la toplane, mais je voulais couper la carte. Je voulais mettre tout le botside dans le noir complet, je voulais juste voir le top et la jungle », explique le joueur. Concernant le mid game, il ajoute : « Nous nous en sortions bien, mais je pense qu'après coup, nous savions que nous allions remporter les teamfights. Nous avons joué autour de cette condition de victoire, et plutôt bien. Même si Poby a raté son début de partie, je pense qu'il a 1v9 lors des teamfights. »

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Concernant la régularité de NAVI, Rhilech positionne sa structure de manière atypique au sein de la ligue. « Je pense que nous sommes un peu l'équipe surprise. Je pense que l'on peut gagner même contre G2 qui a battu Gen.G, mais on peut tout aussi bien perdre contre n'importe quelle autre équipe », estime le jungler. Concernant le niveau théorique du groupe, il ajoute : « Je pense que notre classement power ranking peut être premier comme il peut être dixième. Nous n'avons pas de juste milieu, mais il y a des jours où nous jouons full T1, full Gen.G. »

Le passage aux séries et l'influence du First Stand

Le changement de format pour le Spring Split exige une adaptation, particulièrement avec la draft Fearless. Rhilech confirme la préparation de NAVI sur cet aspect. « Nous avons joué beaucoup de Bo1 lors du dernier split. C'était un peu étrange de jouer ce format, et comme vous l'avez dit, nous avons eu du mal quand ça a commencé. Mais je pense que pendant l'intersaison, nous avons trouvé la solution ». Le joueur développe sur sa préparation : « Nous avons revu nos anciennes games. Nous continuons de nous améliorer sur nos points forts. Comme tout se jouera en Bo3, nous sommes totalement prêts pour la draft Fearless. Nous nous y investissons à fond. Je pense que nous ne sommes pas juste des ambassadeurs, nous jouons de plus en plus, nous nous adaptons grâce à la Fearless et je trouve que ça se passe bien. »

Le jungler mentionne l'impact du récent tournoi international sur sa façon de jouer, affirmant avoir étudié les représentants asiatiques et européens. « J'ai regardé tous les matchs du First Stand et je sais comment SkewMond joue. Je sais comment Canyon joue. Je sais comment JunJia joue ». Il souligne sa volonté d'évolution technique : « J'analyse leurs parties. Ce sont les meilleurs, BLG a gagné mais G2 et Gen.G étaient vraiment bons, et j'ai regardé ce qu'ils font de bien en tant que jungler, et je me suis transposé là-dedans aussi. Je suis prêt à changer les picks, à changer nos lectures, donc nous sommes vraiment flexibles là-dessus. »

Une intégration anticipée et la gestion de la pression

Signé six mois avant de pouvoir concourir en LEC, Rhilech a dû patienter en observant son équipe de l'extérieur. Il explique la gestion de cette période de transition. « Je regardais les scrims, mais sans l'analyse, ce n'était pas très utile car ils faisaient une analyse hors ligne », précise-t-il. « Je jouais juste en soloQ et je reposais mon esprit, comme si c'était des vacances, et je regardais aussi les Worlds et le MSI. C'était bien. Ça m'a aidé à comprendre ce qui se passait réellement. Je ne jouais pas, je regardais juste pendant six mois et je voyais ce qu'ils faisaint exactement. J'étais impatient de faire mes preuves. »

Cette attente a génèré une pression qu'il estime nécessaire pour performer. « C'est parfois une sorte de mauvaise pression, mais je ne le prends pas mal. Je sais que je fais de bonnes choses. Je fais de bonnes choses sur ces champions. Je peux faire de bonnes choses sur d'autres champions », assure le joueur. Il affiche ses objectifs personnels et son implication dans les choix de l'équipe : « Je peux être le meilleur jungler du LEC. Je connais mon potentiel et je continue de m'améliorer là-dessus, et je ne ressens pas de mauvaises pressions à la fin parce que je sais que je ferai mes preuves. Je pense que je communique beaucoup sur les picks et dans le jeu aussi. Je dirige un peu le début de partie, donc cela dépend en quelque sorte de moi. »