L’épilogue était attendu, il est désormais acté. La Karmine Corp a officialisé le départ définitif de son cofondateur Amine "Prime" Mekri. Ce dernier démissionne de ses fonctions et vend la totalité de sa participation au capital, laissant Kamel "Kameto" Kebir seul aux commandes après plusieurs mois de turbulences internes.
Une scission inévitable pour la pérennité du club
L'histoire du duo fondateur de la Karmine Corp prend fin par un communiqué succinct publié sur les réseaux sociaux de la structure. Le texte, sobre et sans équivoque, annonce qu'Amine Mekri a pris la décision de quitter la structure et de vendre l'intégralité de sa participation au capital de la société. Si le message adresse des remerciements d'usage pour sa contribution au développement du club depuis sa création, il marque surtout une rupture juridique et financière totale entre Prime et l'organisation qu'il a cofondée. Cette vente de parts signifie qu'Amine Mekri ne conserve aucun droit de regard ni aucun intérêt financier dans l'avenir de la Karmine Corp, clôturant ainsi un chapitre ouvert en 2020.
Karmine Corp annonce que son cofondateur Amine Mekri a pris la décision de quitter la structure et de vendre l’intégralité de sa participation au capital de la société. Karmine Corp remercie Amine pour sa contribution majeure au développement de la structure depuis sa création et lui souhaite le meilleur pour la suite de ses projets.
Karmine Corp
Après 5 ans à construire Karmine Corp, j’ai pris la décision de vendre mes parts et de passer à autre chose. Le projet a énormément grandi, je suis fier de tout ce que nous avons accompli, mais c’est le bon moment pour moi de tourner la page. Je souhaite le meilleur à l'équipe et à la commu pour la suite.
Amine "Prime" Mekri
Cette annonce intervient au terme d'une crise institutionnelle majeure qui a secoué le club depuis un long moment, mais qui s'était emplifié ces derniers mois. La position d'Amine Mekri était devenue intenable à la suite de la publication de la dernière enquête du média Revue XXI, laquelle mettait en lumière des dysfonctionnements graves au sein de sa structure personnelle, ainsi que des ingérences problématiques dans la gestion de la Karmine Corp. Les révélations faisaient état de conflits d'intérêts, de management controversé et, plus grave encore pour la stabilité de l'entreprise, de contrats commerciaux qui auraient été négociés sans l'aval du président Kamel Kebir ni du directeur général Arthur Perticoz.
La pression populaire accélère la restructuration
La réaction de la communauté a joué un rôle accélérateur dans ce processus de séparation. Face aux accusations et au silence initial de la direction, une partie des supporters avait exprimé sa défiance, allant jusqu'à lancer une pétition réclamant le départ du cofondateur pour préserver l'image de l'institution. La confiance rompue entre le public et Prime, couplée aux tensions internes révélées par Kameto lors de ses prises de parole, a rendu impossible le maintien du statu quo. La mise en retrait temporaire annoncée initialement par l'intéressé n'aura été qu'une étape transitoire avant cette sortie définitive.
Sur le plan opérationnel, ce départ clarifie l'organigramme de la Karmine Corp. Kamel Kebir demeure désormais l'unique figure historique de la direction du club, épaulé par son état-major exécutif pour la gestion quotidienne. Cette restructuration forcée doit permettre au club de tourner la page sur les polémiques extra-sportives et de se recentrer sur ses objectifs compétitifs, notamment en LEC et sur le circuit VCT, ainsi que sur le développement de ses infrastructures. En rachetant ou en faisant racheter les parts de son ancien associé, la direction actuelle verrouille le capital et s'assure qu'aucune influence extérieure ne viendra plus perturber la stratégie du club.
C'est une étape de maturité douloureuse mais nécessaire pour une structure qui a dû apprendre, dans l'urgence, à dissocier l'amitié de la gestion d'une entreprise de cette envergure. Une décision manifestement en phase avec les attentes du public : l'annonce a déclenché une vague de réactions massives sur les réseaux sociaux, où une large majorité de supporters a tenu à saluer cette clarification. Pour le Blue Wall, ce dénouement est accueilli avec soulagement, validant la ligne directrice de la présidence et permettant enfin de se focaliser uniquement sur le terrain.