À l'aube de la 4e semaine du LEC Versus, Kameto a pris la parole sur sa chaîne Twitch pour faire un point. Le co-fondateur de la Karmine Corp a dressé un constat sur la progression de son équipe, louant le professionnalisme de son effectif tout en fixant une feuille de route particulièrement exigeante pour la saison internationale à venir.

Un niveau d'exigence revu à la hausse

L'heure n'est plus à l'apprentissage pour la structure française, mais à la confirmation au plus haut niveau. Dans une longue discussion avec sa communauté, Kameto est revenu en détail sur la dynamique actuelle de son équipe League of Legends évoluant en LEC. Loin de se satisfaire des résultats bruts, le CEO insiste sur l'éthique de travail et la construction d'un collectif capable de rivaliser avec les meilleures écuries mondiales. Il a notamment tenu à souligner l'investissement de son support, Busio, qu'il décrit comme un modèle de rigueur au quotidien.

Concernant ce joueur, il précise l'importance de son attitude hors des matchs officiels : « C'est un des mecs les plus professionnels que j'ai vus de ma vie. Il est carré. » Il ajoute que cette volonté de partager et de transmettre est une valeur ajoutée pour le club : « La manière dont il parle, dont il explique, c'est carré. Si vous êtes main support, je pense que c'est exceptionnel à regarder. » Cette rigueur individuelle sert de fondation à des ambitions collectives que le dirigeant n'hésite pas à chiffrer.

La quête du « Three-peat » et la performance internationale

Si la qualification aux championnats du monde reste un objectif majeur, Kameto ne cache pas son désir de voir la Karmine Corp dominer la scène européenne. Interrogé sur ce qui constituerait une saison réussie, il détaille une vision graduée de la réussite, plaçant la barre bien au-dessus d'une simple participation. Il expose sa vision du contrat idéal pour l'année en cours : « Le contrat qu'on mérite cette année, c'est d'être en première ligne : les trois titres en LEC. Donc ça veut dire participer au first Stand, au MSI, aux Worlds. Obligé. » Il nuance ensuite son propos en définissant le seuil minimal acceptable pour le club : « Le minimum du minimum, l'acceptable... le pire, tu me donnes un titre, la qualification pour le MSI et les Worlds, ça c'est le pire du pire. »

Mais au-delà des trophées domestiques, c'est bien la performance face aux géants asiatiques qui obsède le dirigeant. Il projette un scénario idéal où l'équipe monterait en puissance jusqu'à l'automne : « Tu m'envoies une LPL en quart. Tu m'envoies un BLG, un JDG... Et là, demi-finale contre l'immense Gen.G. » Pour lui, atteindre le dernier carré des Worlds n'est pas une utopie, mais une cible concrète : « Les Worlds ne suffisent pas. Je veux une demi-finale. »

La priorité au scaling et à la solidité des lanes

Pour atteindre ces objectifs, Kameto porte un regard analytique sur le style de jeu de son équipe. Comparant la situation actuelle aux difficultés rencontrées par le passé, notamment lors des phases de lanes à l'international, il se montre rassuré par les fondamentaux affichés par le roster. Il explique que la solidité en début de partie est la clé pour exister face aux équipes de LCK et de LPL : « Le problème à l'international, en général, c'est que les laning phases sont parfois trop dures... Là, je trouve qu'on est bien. On est bien en laning phase, on gère. »

Cette assurance lui permet de relativiser les éventuelles défaites en saison régulière, qu'il considère comme des étapes nécessaires à la construction du groupe. Il insiste sur la capacité de l'équipe à monter en puissance sur le long terme : « Moi, je veux juste que l'équipe scale, c'est tout. Le reste, je m'en fiche, je veux que l'équipe scale. » Il conclut en affirmant que les erreurs en BO1 sont tolérables tant qu'elles servent l'apprentissage : « Ratez, soyez mauvais pendant un BO, je m'en fiche. Mais faites-vous tuer même pendant ce BO, et alors ? Faites-le, passez par là. »