Fnatic termine la 1re semaine du LEC Versus avec un bilan de 2 victoires pour 1 défaite. Après le BO1 contre NAVI, Razork décrit une partie mal engagée, insiste sur les difficultés de Fnatic en early game et sur une équipe trop prudente sur scène, et détaille les axes de travail pour aligner la version scrims et la version officielle.
Un BO1 très pénible, mais un match retourné grace aux erreurs adverses
Au micro de Davide de chez Hotspawn, Razork ne cherche pas à embellir la physionomie du match contre NAVI. Il résume la partie en expliquant que « pour être honnête, c’était une game assez dégueulasse. J’ai eu l’impression qu’on était complètement AFK. On ne faisait rien et on était juste en train de perdre lentement. Donc c’était très pénible à jouer. » Dans la continuité, il situe aussi la manière dont Fnatic a fini par reprendre la main : « on savait qu’ils allaient faire des erreurs et on a essayé d’en profiter autant que possible. Et à la fin on a juste gagné les fights. On jouait mieux qu’eux en teamfights donc on a fini par prendre la victoire. » Il rattache ce succès au contexte du début de saison, en rappelant que Fnatic n’affiche « pas [son] meilleur niveau » et que l’équipe a « beaucoup de travail ».
Quand il aborde les points faibles, Razork pointe d’abord l’early game, puis élargit à l’attitude générale sur scène : il dit que « l’early game est très mauvais », et ajoute surtout « on joue avec peur. Je ne vois pas les mêmes joueurs que ceux avec qui je joue en scrims. J’ai l’impression qu’ils ont très peur de faire des plays ou de faire quelque chose, et ça ne semble pas normal. »
Sur la communication, il cite Vladi comme une voix active, mais refuse l’idée d’un seul leader qui dicterait tout : « je ne crois pas au fait qu’un seul gars doive parler. Je pense que tout le monde doit donner des informations utiles, qu’on doit arriver ensemble à une conclusion et à un plan, et l’exécuter. » Il précise que Fnatic n’est « pas encore le meilleur là-dessus », tout en disant que l’équipe travaille pour progresser.
Rhilech, Velja et la difficulté du poste en début de saison
Razork glisse aussi un mot sur Rhilech, qu’il dit avoir trouvé convaincant pour un rookie : il explique qu’il est « un peu impressionné », parce qu’il s’attend souvent à voir un nouveau joueur plus hésitant, alors que lui a joué « avec confiance », avec « beaucoup de marge pour s’améliorer ».
À propos de Velja, il formule un message simple et lié au rôle de jungler : « si je devais lui dire quelque chose, ce serait juste de continuer d’essayer. Je vois que ce n’est pas facile de jouer quand l’équipe ne va pas bien, et encore plus en tant que jungler. » Il souligne aussi la pression d’un pool axé engage : « tu dois jouer extrêmement bien, sinon tu fais juste un mauvais E-Q et tu meurs instantanément ou tu perds un fight. Donc il y a beaucoup de pression sur lui. »
Méta et priorités : l’early game reste central, même avec des carries plus forts en late
Sur le plan du jeu, Razork explique pourquoi l’early reste déterminant malgré une sensation de puissance accrue en late game : « même si les carries sont beaucoup plus forts en late game, si tu n’as pas un early game calme et que tu te retrouves très derrière, ça snowball énormément parce qu’il n’y a plus de lane swap et que les adversaires font la quête beaucoup plus vite que toi. »
Il ajoute un point côté jungle : « le deuxième carapateur donnera très probablement le niveau 6 aux deux junglers. C’est un autre objectif très important : celui qui prend le niveau 6 plus vite peut contrôler la midlane, peut-être préparer un dive bot, ce genre de choses. » Et il rattache immédiatement ça au cas Fnatic, en disant que l’équipe doit progresser sur cet aspect.
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