Comme à son habitude après chaque événement majeur, le manager de G2 Esports, Romain Bigeard, a pris la parole sur ses réseaux sociaux pour débriefer le parcours de son équipe. Après une finale intense et une deuxième place au First Stand 2026 à São Paulo, il dévoile les résultats des entraînements de l'équipe et tire les leçons d'un tournoi international riche en émotions.
L'expérience du groupe face à un calendrier infernal
Le rythme du circuit compétitif met les organismes à rude épreuve, mais G2 Esports a su faire de sa stabilité une arme redoutable. En conservant les dix mêmes joueurs et membres du staff technique d'une année sur l'autre, l'équipe a forgé une solide expérience des déplacements internationaux. Romain Bigeard rappelle d'ailleurs l'agenda titanesque de l'équipe sur ce cycle 2025/2026 : Paris, Évry, Vancouver, Riyad, Madrid, la Chine, Munich, Barcelone et désormais São Paulo.
Pour le manager français, chaque voyage est une aventure avec ses propres défis. Le First Stand au Brésil a d'ailleurs exigé une adaptation drastique en coulisses : « Le planning quotidien était vraiment différent du rythme classique, avec des journées qui commençaient très tôt, imposant une discipline plus stricte que d'habitude », explique-t-il, saluant au passage le travail de longue haleine de leur Performance Manager, Isma, sur la gestion de l'énergie et de la santé des joueurs.
Le déclic mental face à l'Asie et la bataille contre BLG
LLe point d'orgue de ce tournoi restera la folle journée où G2 a balayé les deux représentants sud-coréens. Une performance que le Français attribue aux leçons tirées de leurs précédents échecs mondiaux. En abordant les matchs contre BFX et Gen.G dans de meilleures dispositions mentales, G2 a su gérer la pression des matchs couperets. « Quelle sensation de dingue d'éliminer toute la région coréenne en 24h avec un double 3-0 », se réjouit-il.
Malgré la défaite finale (3-1) face à l'ogre chinois Bilibili Gaming, Bigeard refuse de sombrer dans le fatalisme. Il souligne la qualité de la préparation et l'absence de craquage mental, contrairement au premier affrontement contre cette même équipe plus tôt dans le tournoi (perdu 0-3). « Nous étions présents et concentrés. Nous n'avons eu aucune faille majeure comme c'est habituellement le cas lorsque nous perdons ces gros matchs. Les drafts étaient de bons puzzles, le gameplay était proactif et les décisions étaient raisonnables sous la pression. Nous avons gagné la première game ! », analyse le manager, beau joueur face au sacre de Bin et ses coéquipiers. « Ils ont juste tout fait un tout petit peu mieux. Juste assez pour détruire notre Nexus trois fois. Nous avons été battus, mais pas surclassés. On a eu le sentiment que c'était faisable. L'espoir, un sentiment fort et oublié ! »
Dans les secrets des scrims de G2
Fidèle à son habitude, Romain Bigeard a partagé les résultats des scrims (matchs d'entraînement) de G2 Esports lors de leur séjour au Brésil. En l'espace de deux semaines, l'équipe européenne a disputé 55 matchs d'entraînement, affichant un bilan solide de 46 victoires pour 9 défaites, soit un taux de succès avoisinant les 84 %. Dans le détail, cette préparation intensive révèle plusieurs dynamiques intéressantes :
- La suprématie sur les équipes locales : G2 a littéralement roulé sur les représentants de la CBLOL. Face à FURIA, LOUD, RED Canids et paiN Gaming, les Samouraïs ont enregistré un score cumulé de 20 victoires pour seulement 2 défaites.
- Une préparation asiatique rassurante : Leurs scrims contre les favoris coréens et chinois étaient prémonitoires. G2 a dominé Gen.G (3-1) quelques jours avant de les éliminer sur scène. Plus révélateur encore : le 20 mars, à deux jours de la grande finale, les Européens ont réussi à battre Bilibili Gaming en entraînement (2-1), prouvant qu'ils avaient bel et bien les armes pour rivaliser avec les futurs champions.
- L'échauffement européen : Pour se mettre en jambes au début du mois et juste avant de s'envoler pour le Brésil, l'équipe s'est échauffée contre SK Gaming, infligeant un cinglant 10-0 à leurs compatriotes du LEC. Seule la formation nord-américaine LYON aura réussi à leur tenir tête en coulisses, arrachant un score d'égalité parfait sur l'ensemble de leurs rencontres (4-4).
— Romain Bigeard (@RomainBigeard) March 26, 2026
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