LYON a balayé Team Liquid sur un score sec de 3-0 lors de la grande finale des playoffs du Spring Split des LCS. Une victoire nette qui confirme leur suprématie régionale et leur garantit la première tête de série pour le MSI, tout en consolidant leur place pour l'EWC.

Une confrontation au sommet à sens unique

Le segment printanier nord-américain s'est achevé au Mullett Arena de Tempe. Si LYON et Team Liquid étaient d'ores et déjà assurées de s'envoler pour la Corée du Sud afin de participer au Mid-Season Invitational de Daejeon, les enjeux de ce Bo5 restaient déterminants : soulever le trophée des LCS, s'emparer du très convoité seed 1 pour le MSI, et confirmer la place de LYON pour l'Esports World Cup de Paris. LYON se présentait sur scène avec le statut de grande favorite, forte d'un parcours sans faute dans l'upper bracket, conclu par un cinglant 3-0 infligé à Cloud9 lors du Round 2 des playoffs. De son côté, Team Liquid abordait cette finale avec le momentum d'une remontée laborieuse mais aboutie dans le losers' bracket, la formation ayant dû se défaire de Shopify Rebellion, FlyQuest puis Cloud9 pour arracher sa place en grande finale.

La première game de la soirée a été la plus compétitive de la série. Au quart d'heure de jeu, Team Liquid dictait le rythme de la rencontre, s'installant solidement aux commandes grâce à une bonne phase de lanes. Cependant, la rigueur tactique de LYON et leur exécution précise lors des teamfights mid game ont progressivement inversé la dynamique. Portés par le midlaner Saint sur Akali, auteur de onze kills, et un Berserker intouchable sur son Ezreal, les LYON ont puni chaque erreur de positionnement adverse. Après 41 minutes d'affrontement durant lequelles LYON a notamment pu sécuriser 2 Nashors et 1 Elder, LYON a fait tomber le Nexus adverse en accumulant une avance de plus de 15k golds à la destruction du Nexus. L'équipe a sécurisé l'intégralité de la fin de partie avec une main mise sur les objectifs neutres.

Une démonstration mécanique et un snowball létal

La deuxième manche a rapidement pris l'allure d'une véritable correction stratégique. Dès les premières minutes, la midlane et la botlane de LYON ont creusé un écart financier béant. Malgré quelques fulgurances du jungler Josedeodo sur les objectifs neutres qui a pu récuperer 3 dragons avant les 20 minutes de jeu, l'avantage économique s'est avéré bien trop lourd pour Team Liquid. À la demi-heure de jeu, le snowball de LYON était total, l'équipe ayant réussi à combler son retard en terme de dragon et pris le Nashor. L'équipe a clôturé la partie à la 37e minute sur le score de 21 kills à sept, avec une avance de plus de 9k golds, privant son adversaire de la moindre tour détruite.

La troisième et dernière manche a suivi un scénario rigoureusement identique. Sur la toplane, Dhokla a parfaitement absorbé la pression en weakside, accumulant au passage 28 assists sur l'ensemble du Bo5. Cette résilience a permis à Inspired de dicter un tempo étouffant dans la jungle et de faciliter le travail de ses carrys. LYON a conclu cette ultime partie de manière clinique à la 35e minute, enregistrant 17 kills pour seulement 3 concédés, avec une mainmise sur la quasi-totalité des objectifs neutres, notamment 4 dragons et 2 Nashors.

Ce succès consacre logiquement le midlaner Saint, élu MVP de la finale après avoir infligé une pression constante à son vis-à-vis tout au long de la soirée. C'est également un accomplissement majeur pour Inspired, qui n'a concédé qu'une seule mort durant l'intégralité de la rencontre et qui décroche ici son 7e titre sur douze possibles depuis le début de sa carrière sur le sol nord-américain. LYON avance désormais vers les échéances internationales avec le plein de confiance et le seed 1 en poche. Team Liquid, en tant que seed 2 de la région, devra quant à elle passer par la phase couperet du Play-In pour espérer rejoindre le tableau principal.