Selon Wadid, ancien joueur professionnel, actuellement analyste LCK et co-streamer G2, dont les propos ont été rapportés par LCK_Charmander, le LEC délaisserait la Riot Games Arena dès 2027. La saison régulière se jouerait intégralement en ligne, réservant le présentiel aux seuls roadtrips.
des impératifs structurels et financiers imposent-ils à Riot de mettre un terme au lec « sur place » ?
La ligue européenne de League of Legends semble être à l'aube d'un bouleversement majeur. Dans la continuité d'une mutation amorcée dès 2025 avec l'introduction d'événements délocalisés portés par les clubs, les instances dirigeantes prépareraient un changement de cap encore plus radical pour la saison 2027. Fini le rendez-vous hebdomadaire au studio de Berlin, le LEC s'orienterait vers un modèle hybride privilégiant la compétition à distance.
L'information émane de Wadid, ancien joueur professionnel et actuel co-streamer pour G2 Esports. Lors d'une récente diffusion sur sa chaîne Twitch à l'occasion du tournoi First Stand, il a indiqué que l'intégralité des matchs de saison régulière du LEC pourrait se tenir en ligne à partir de 2027. Ses propos, relayés sur le réseau social X par Charmander, précisent que les seules rencontres disputées en condition LAN seraient celles des roadtrips ou des phases finales. Cette restructuration suggère logiquement que la Riot Games Arena de Berlin, pourtant lourdement rénovée début 2024, ne serait plus l'hôte central du LEC. Le complexe conserverait toutefois son utilité en devenant le hub de diffusion exclusif d'autres circuits maintenus en physique, à l'image du VCT EMEA sur Valorant.
— LCK_Charmander (@LckCharmander) March 18, 2026
Cette décision pourrait s'incrire avant tout dans une logique de rationalisation des coûts de production, accentuée par les récentes turbulences internes de l'éditeur. Riot Games traverse en effet une période de restructuration continue, marquée par plusieurs vagues de licenciements touchant plusieurs secteurs depuis quelques années, le studio LEC n'ayant pas été épargné. Dans ce climat de réduction globale des dépenses, maintenir un studio opérationnel chaque semaine à Berlin représente un fardeau financier devenu difficile à justifier, d'autant plus face à des audiences de saison régulière qui se fragmentent au profit des co-streams.
Pour alléger cette charge, Riot Games consoliderait le modèle initié en 2026 en déléguant une grande partie de l'organisation et de l'investissement événementiel aux structures disposant de larges bases de fans, à l'image des initiatives de la Karmine Corp ou de Movistar KOI. Le LEC adopterait alors définitivement un format hybride : une phase régulière économique disputée depuis les centres d'entraînement des équipes, suivie d'étapes événementielles ponctuelles dans de grandes enceintes européennes.

A Madrid, le Roadtrip de Movistar KOI avait attiré du monde (c) Riot Games
Le online pour débloquer le calendrier et densifier les matchs du LEC
Au-delà des seules contraintes financières, ce transfert vers le online s'alignerait avec une période charnière pour League of Legends. Riot Games a récemment clarifié ses plans : s'il n'y aura pas de « League of Legends 2 », l'éditeur prépare un chantier technique majeur post-2026 pour initier la prochaine ère du jeu, avec un déploiement visé pour 2027. Au programme de cette refonte : un nouveau client directement intégré à l'expérience in-game, une refonte visuelle complète de la Faille de l'invocateur associée à de nouveaux éléments de gameplay, ainsi qu'une révision en profondeur des systèmes pré-game et de l'onboarding. La bascule potentielle du LEC vers un format online et décentralisé en 2027 coïnciderait donc parfaitement avec ce calendrier, permettant au département esport de s'appuyer sur des bases techniques entièrement modernisées pour repenser son circuit.
Ce changement pourrait permettre d'entrevoir un calendrier affranchi des limites physiques berlinoises. Actuellement condensée sur trois jours par semaine, l'exploitation du LEC est bridée par la disponibilité du studio. Un passage au online pur ferait sauter ce verrou logistique, permettant d'étaler la compétition sur davantage de jours de diffusion. Cette flexibilité ouvrirait enfin la voie à une généralisation permanente des rencontres en Bo3, voire en Bo5, dès la phase régulière. Les équipes européennes accumuleraient ainsi un volume de matchs officiels nettement supérieur, comblant l'écart avec les standards d'intensité des ligues asiatiques (LCK et LPL), bien que ces dernières continuent d'opérer sur scène. Ce qui s'apparente initialement à une perte pour le public berlinois pourrait donc constituer une étape nécessaire pour élever le niveau compétitif de la région.
- Lien pratique : le suivi complet du First Stand 2026