Après la double défaite de Los Ratones contre Karmine Corp Blue puis Karmine Corp lors de la semaine 1 du LEC Versus 2026, l’après-match a surtout enflammé X, entre banter et dérapages. En live, Kameto est revenu sur l’épisode, dénonçant un « deux poids deux mesures » et appelant à garder la rivalité dans un cadre maîtrisé.
UNE PRISE DE PAROLE POUR RECADRER ET RAPPELER LA LIGNE DE CONDUITE
Lors de la 1re semaine du LEC Versus 2026, Los Ratones a enchaîné deux défaites sur le week-end contre les deux formations Karmine Corp, d’abord face à la KC Blue, puis contre la Karmine Corp. Au-delà des résultats, la séquence s’est aussi jouée sur les réseaux, où les échanges autour de ces matchs ont pris de l’ampleur et ont parfois viré à des affrontements très virulents. Sur X, des réponses adressées aux comptes des équipes et des discussions relayées par captures ont fait circuler des messages insultants et, pour certains, des propos haineux visant des Français et des supporters, en sortant nettement du cadre du banter esport.
C’est dans ce contexte que Kameto est récemment revenu en live. Il explique vouloir « revenir sur ce qui s’est passé ce weekend » et rappelle d’emblée l’angle sous lequel il aborde le sujet, en recentrant le débat sur League of Legends et l’écosystème LEC. Il précise aussi pourquoi il n’avait pas pris la parole plus tôt, « Je n’ai pas stream depuis parce que j’étais à Berlin », avant d’entrer dans le fond de ce qu’il reproche à une partie des réactions en ligne et à la manière dont certains messages sont commentés ou passés sous silence.
« Je vois plus personne écrire… », un reproche sur la réaction à l’international
Dans l’extrait, Kameto explique d’abord qu’il parle bien de League of Legends et de la séquence LEC, avant de pointer ce qu’il estime être un changement de ton dans les réactions, surtout en dehors de la sphère francophone. Il affirme ainsi ne plus voir passer certaines étiquettes collées à KC, en résumant « Je ne vois plus personne écrire "KC toxique", ou je ne sais pas quoi », puis en élargissant « Je ne vois plus jamais quelqu’un écrire ça à l’international. » Dans la foulée, il insiste sur le contraste avec les réactions d’en face, en rappelant qu’il dit ne pas être « tombé dans leur jeu » et en regrettant n’avoir « pas vu beaucoup de tweets d’internationaux » pour dénoncer les « réponses des fans LR ».
Il prend toutefois le temps d’ajouter une réserve explicite, « Je ne veux pas faire des généralités de tous les fans, ce n’est pas ça », avant de revenir à ce qu’il décrit comme un silence autour de certains contenus, « Personne, personne ne dit rien. » Il compare cette situation à d’autres polémiques passées où la Karminea été ciblée et où la condamnation lui semble plus immédiate, « je m’en souviens, dès qu’il y a les fans KC qui se plaignent d’un split LEC ou d'autre chose, c’est la fin du monde, on est des hooligans. » Il conclut cette partie en insistant sur la visibilité des messages concernés, « Ce n’est pas des trucs cachés », et en martelant que, pour lui, « Ça n’a rien à voir. »
Banter assumé par Kameto, dérapages refusés, et ouverture à la suppression si ça dérange
Après ce passage, Kameto cherche aussi à poser une ligne de conduite pour sa communauté, en décrivant ce qu’il dit avoir observé côté KC sur les réseaux. Il explique « moi je suis content… de ce que j’ai vu sur Twitter », tout en nuançant « Après, je n'ai pas tout scruté. » Il affirme ensuite « tout le monde est dans la vanne côté KC », et ajoute « Je n’ai pas vu beaucoup d’insultes et du peu que j’ai vu, ces gens se sont faits allumer par nos propres fans. »
Sa consigne centrale est formulée de manière directe, lorsqu’il dit « Je vous en supplie, continuez comme ça », avant d’assumer une logique de réciprocité « Si on doit vanner, on vanne. Quand on se fait vanner, on se fait vanner, c'est comme ça. » Il explique ensuite vouloir éviter que la séquence ne s’envenime, en avançant un mécanisme simple « Et si jamais il y a quelque chose, une vanne ou quoi qui dérange, envoyez un message et on supprime, ce n’est pas un problème. » Interpellé sur Ibai et sur la rivalité avec Movistar KOI, il s’en sert pour illustrer ce qu’il considère comme une rivalité "saine" à la manière du football, plus centrée sur le banter que sur l’animosité. Il déclare « Ibay connaît le foot, il vient du foot, il sait comment ça se passe. »
Une rivalité revendiquée entre KC et Los Ratones, avec un exemple en coulisses
Sur la fin, Kameto élargit son propos à l’ambiance générale entre équipes et à ce qu’il dit avoir vécu la saison passée. Il revient sur 2024, « Je me souviens bien de l'hostilité... », puis contraste avec la bonne humeur ambiante qu’il décrit aujourd’hui. Pour illustrer cela, il évoque une scène en coulisses avec Elyoya, « J’ai croisé Elyoya dans les couloirs la veille, je lui ait dit "demain on va vous déchirer", le lendemain il m’a revu il m’a dit "bah alors c’est comment…", on a rigolé ». Avant de conclure sur un échange qu’il présente comme cordial et tourné vers la suite de la saison, « Il m’a dit qu'on avait une bonne équipe, qu'on ira loin ensemble cette année. » Affaire à suivre !