Après un 2-0 net et sans bavure contre GiantX, la Karmine Corp affiche un impressionnant 7-0 dans ce Summer Split. Fort de cette dynamique, le support Busio s'est confié à RFTGG sur les leçons tirées de l'EWC, les méthodes d'entraînement très spéciales et ses confrontations face aux cadors asiatiques, affichant une confiance inébranlable pour la fin de saison.
Ajoutez aAa à vos sources préférées sur GoogleLe piège de la complaisance et l'héritage de l'EWC
Malgré un début de segment parfait sur le plan comptable, Busio a gardé la tête froide au micro de RFTGG. S'il se réjouit de l'impact de sa botlane malgré des matchups difficiles face à GiantX, il souligne surtout l'importance de ne pas s'emballer, « Au niveau des résultats tout se passe très bien, mais nous n'affrontons pas les meilleures équipes. C'est très important de rester affamés car ces matchs sont plus faciles qu'ils ne le seraient contre une meilleure opposition. »
Cette solidité mentale puise sa source directe dans leur récent parcours international. Le joueur explique que le roster a forgé une énorme résilience lors de l'EWC, « Nous avons eu beaucoup de games où nous étions en train de hard lose, mais nous avons trouvé un moyen de revenir. Il s'agit de s'adapter, d'être tous flexibles et de faire confiance à notre vision de jeu. » Une capacité à renverser des situations mal embarquées qui dicte aujourd'hui leur domination sur la scène européenne.
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Silence radio et expérimentations en scrims
Pour maintenir ce niveau d'exigence, le coaching staff n'hésite pas à innover. Le coach Zeph impose notamment des sessions de scrims entièrement silencieuses, uniquement basées sur les pings. Une méthode atypique que Busio valide totalement, « L'absence de communication est une bonne chose car elle oblige chaque joueur à prendre la responsabilité de sa propre game. S'ils n'arrivent pas à communiquer avec des pings, ils doivent résoudre la situation par eux-mêmes. » Cet exercice forge l'indépendance de chacun et permet aux joueurs d'être incroyablement concentrés sur leurs propres mécaniques une fois la voix réactivée.
L'équipe n'hésite pas non plus à utiliser la pause en scrim pour discuter d'une action en direct. Busio brise ainsi le mythe de l'entraînement qui doit systématiquement simuler les conditions de la scène, « Les scrims n'ont pas à simuler la scène en permanence, on peut s'en servir pour tester des situations et voir ce qu'il se passe tous ensemble. » Pour lui, ces sessions permettent d'expérimenter collectivement sans la pression absolue du résultat.
Démystifier l'Asie et le choc face à DK
Interrogé sur le niveau des équipes européennes par rapport aux géants de la LCK et de la LPL, le support rejoint les récentes déclarations de Labrov. Il refuse de s'enflammer sur des victoires isolées mais valide cette montée en puissance, « Battre une équipe de LCK ou LPL sur une bonne journée ne signifie pas qu'on les battra à chaque fois, mais je suis d'accord pour dire que nous sommes à leur niveau et que l'on peut rivaliser. »

Son passage à l'international l'a tout de même profondément marqué, particulièrement face à l'intelligence de jeu de Dplus KIA, « Leur teamplay était vraiment à un autre niveau. Leur midlaner était impossible à gank, ils comprenaient parfaitement où mettre la pression et sur quels timers ils ne devaient rien tenter. Tout le monde connaissait parfaitement son rôle autour du Nashor, c'est de loin le teamplay le plus impressionnant que j'ai jamais affronté. »
Face à T1, c'est la grande volatilité de la botlane sud-coréenne qui l'a frappé, « Ils tentent des choses très agressives mais ils sont punissables, il y a des très hauts et des très bas chez eux. » S'il avoue avoir été bluffé par la vigilance de Gumayusi face aux ganks, il refuse de mystifier des prodiges comme Peyz ou Keria. Grand consommateur de VODs de la LCK, le support n'a jamais idéalisé ses adversaires, « Je sais que ce sont des joueurs incroyables, mais ils sont humains et je les ai vus faire beaucoup d'erreurs. Les battre nous a clairement donné, à moi et à l'équipe, énormément de confiance. »
L'alliance avec G2 et le rêve des Worlds
Souvent comparé à Labrov dans la course au titre de meilleur support du LEC, Busio ne cache pas son assurance et son esprit de compétition. Loin de fuir la comparaison, il l'assume pleinement, « Je me considère comme le meilleur, évidemment, et je pense que Labrov devrait aussi se considérer comme le meilleur. En tant que compétiteur, vous devez croire au fond de vous que vous avez quelque chose d'intangible que l'autre n'a pas. »
Loin de nourrir de l'animosité, il considère G2 Esports comme des alliés régionaux, « Je les respecte énormément, ça permet d'avoir de meilleurs matchs sur la scène domestique pour se préparer au niveau international. » Le support n'oublie pas les finales perdues face à ces mêmes rivaux qui jouent ensemble depuis bien plus longtemps. Il refuse de céder à l'excès de confiance malgré l'évolution du roster, « Être sur une bonne dynamique ne veut pas dire que c'est notre destinée de gagner les finales, il faudra tout de même être très bons le jour J. » Et quand on lui demande d'imaginer le meilleur scénario possible en cas de qualification pour les Worlds, sa réponse fuse, sans la moindre hésitation, « Je pense que nous pouvons gagner la finale des Worlds. Évidemment. »
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