Team Vitality a entamé son parcours au StarLadder StarSeries Fall par une victoire face à Magic en quart de finale de l'upper bracket. Au micro du média HLTV, flameZ est revenu sur les défis liés à l'instabilité actuelle du roster, l'intégration de jL comme stand-in, et les objectifs de l'équipe à l'approche du Major.
Ajoutez aAa à vos sources préférées sur GoogleLa gestion du roster et le retour aux fondamentaux
L'équipe fait actuellement face à une série d'absences liées à des événements familiaux, obligeant Vitality à revoir sa préparation et son lead in-game. « C'est difficile car l'importance des points VRS est là, mais on sait que sur certains tournois, on ne sera pas aussi forts parce que nous n'avons pas le roster complet et que l'entraînement va être compliqué », explique flameZ au micro de HLTV, avant de détailler le calendrier chargé du groupe. « mezii a fait l'impasse sur Porto et n'a pas pu pracc pendant un moment à cause de son bébé. Ensuite, apEX va avoir le sien autour du PGL. Évidemment, on ne peut pas s'entraîner avec lui avant ça. Il faut s'habituer à une nouvelle voix pour le call et à un nouveau joueur à une position différente. C'est très perturbant de sortir un joueur pour le remplacer par un autre. Au moins, on connaît jL, c'est le point positif. »
À lire aussi
Logitech G Play Connect 2026 : le suivi
L'intégration du joueur lituanien pousse l'équipe à simplifier son approche stratégique. « Cela nous force à nous concentrer un peu plus sur les bases, et non sur le playbook. On se concentre beaucoup sur les trades et sur des choses très basiques, en essayant de bien les faire », précise l'Israélien. Cette arrivée modifie également la dynamique sur le serveur : « C'est une vraie boule d'énergie. En jeu, ça crée une dynamique différente, c'est plus frais, ça vanne beaucoup... on s'amuse vraiment plus sur le serveur. Mais sur le plan tactique, il apporte aussi énormément par ses déplacements. C'est un joueur très mobile qui cherche toujours à faire des plays, et on doit s'adapter à lui tout autant qu'il s'adapte à nous. »
Retrouver son niveau et la quête du Major
Malgré des récents résultats en dents de scie, l'équipe refuse de se focaliser uniquement sur les titres, privilégiant la qualité du jeu proposé. « Ce que nous voulons avant tout, c'est retrouver notre niveau de jeu pour être plus compétitifs. Lors de certaines défaites cette saison, nous n'avons même pas montré notre vrai visage. L'objectif n'est pas de courir après les trophées ; ces derniers ne sont que la suite logique d'un bon Counter-Strike », insiste flameZ. « Si on perd un tournoi en ayant mal joué, on se sent vraiment plus mal que si on perd après avoir bien joué face à un adversaire très performant. C'est ce qui s'est passé cette saison, donc le but principal est de retrouver notre forme. Si nous faisons cela, nous obtiendrons les trophées. »

Le regard de Vitality reste résolument tourné vers le Major, porté par une confiance inébranlable dans le quintet titulaire. « Il s'agit juste de grind et de retrouver notre niveau, et parfois ces moments de creux sont nécessaires pour redevenir les meilleurs. Personne ne pense qu'il existe un meilleur roster dans lequel évoluer que ce groupe de cinq joueurs. [...] Même si nous ne gagnons pas de trophée cette saison, remporter un Major créerait un excellent sentiment », assure le rifler.
Le format studio et le refus de concéder le moindre round
Disputé en studio avec seulement huit équipes, ce StarLadder offre un cadre radicalement différent des grandes arènes auxquelles Vitality est habitué. Une configuration que l'équipe subit plus qu'elle n'apprécie. « Pour être honnête, on n'aime pas ça. On aime les matchs sur scène, devant le public. Mais cet événement est une opportunité d'engranger beaucoup de points VRS, et on veut juste profiter de ces occasions pour jouer du mieux possible », admet flameZ.
Paradoxalement, cette période de transition où les victoires sont moins évidentes a ravivé l'exigence au sein du groupe, ne laissant plus aucune place à la complaisance. « Si vous jouez moins bien, décrocher un trophée, même le plus petit, signifiera beaucoup. Il s'agit d'arriver sur un événement avec un certain état d'esprit, de ne pas vouloir perdre le moindre petit round. Par le passé, on pouvait parfois troll un peu, perdre un round, finir par gagner le match et ne plus jamais repenser à ce round. Aujourd'hui, on essaie de travailler sur beaucoup plus de détails pour être parfaitement alignés et jouer ensemble autant que possible », conclut le joueur.