Fraîchement arrivé chez OG en prêt après son départ de 3DMAX, le Français Alexandre "bodyy" Pianaro a fait des débuts remarqués lors de la HyperX Roman Imperium Cup VI. Malgré une défaite serrée en finale contre Ninjas in Pyjamas, ce premier tournoi au Portugal laisse entrevoir un avenir prometteur.

Un nouveau départ réussi chez OG

Après une fin d'année 2025 en demi-teinte, bodyy n'a pas tardé à rebondir. À peine intégré à l'effectif d'OG, le vétéran de 29 ans a aidé l'équipe à décrocher une deuxième place encourageante à la HyperX Roman Imperium Cup VI, éliminant au passage des concurrents de taille comme Team Liquid. Cette performance permet à OG de grimper au classement VRS et de faire le plein de confiance avant les prochaines échéances qualificatives pour le Major. Au micro de HLTV, bodyy revient sur cette adaptation express et sa collaboration avec le leader danois cadiaN.

L'un des points forts de ce tournoi a été l'entente immédiate entre bodyy et son nouveau leader in-game (IGL), Casper "⁠cadiaN⁠" Møller. bodyy souligne la précision chirurgicale du Danois : « J'apprécie énormément la manière dont Casper mène l'équipe. Il laisse une certaine liberté aux joueurs tout en apportant une rigueur extrême issue de son expérience au plus haut niveau. Il reste de marbre, peu importe l'enjeu des tournois. »

Il ajoute que son propre rôle consiste à équilibrer cette structure : « cadiaN⁠ gère énormément de détails et brille particulièrement en milieu de round. En tant que joueur d'expérience, il peut compter sur moi pour compléter ses consignes et s'assurer qu'aucun détail n'est laissé au hasard. C'est crucial de jouer avec ce sang-froid en LAN, et c'est ce qui nous a permis d'aller aussi loin après seulement deux ou trois jours d'entraînement. »

Interrogé sur sa capacité à contrer l'agressivité des jeunes équipes actuelles, bodyy mise sur la discipline : « Mon style aide à ce que tout le monde s'en tienne au plan de jeu. Il y a tellement de façons de se faire surprendre aujourd'hui que cette compréhension globale est vitale. » Si le trophée leur a échappé face à NIP, il l'attribue en partie à un manque de répétitions et à l'épuisement : « Nous avons un peu perdu notre dynamique après la première carte. Enchaîner tous ces matchs quotidiennement avec si peu de préparation a fini par peser. »

Les raisons du départ de 3DMAX

Interrogé sur la fin de son aventure avec la structure française 3DMAX, bodyy se montre très lucide sur les difficultés rencontrées en fin de saison dernière. « Notre fin d'année 2025 n'a pas été la meilleure. On a passé toute la saison à essayer de bricoler pour que l'équipe fonctionne. Au final, le groupe avait besoin de sang neuf et d'un nouveau souffle pour aborder le Major. » Le divorce semble avoir été acté sur une divergence de philosophie profonde : « Les visions au sein de l'équipe divergeaient sur tous les points, dans toutes les directions. Je n'étais plus en phase avec leur manière de voir l'avenir, et nous avons simplement décidé de nous séparer. »

Ce passage chez OG marque également ses retrouvailles avec Lambert, son ancien coéquipier chez LDLC, désormais coach de l'équipe. « Lambert a engrangé énormément d'expérience en tant qu'entraîneur ces deux dernières années. On sent une vraie structure dans cette équipe. Son apport, combiné à celui de l'entraîneur adjoint killazoo, apporte une excellente énergie au groupe. » Concernant son avenir à long terme au sein d'OG, bodyy préfère savourer l'instant présent tout en restant ouvert : « On apprécie tous vraiment le temps qu'on passe ensemble, les gars sont géniaux. On verra ce que l'avenir nous réserve, mais je prends énormément de plaisir en ce moment. »