Team Vitality a validé son billet pour sa 19e demi-finale consécutive lors du BLAST Open Rotterdam, le tout sans concéder la moindre map. Pourtant, malgré ce parcours parfait sur le papier, le capitaine apEX n'est pas pleinement satisfait du niveau de jeu affiché par ses troupes. Le Leader in-game français s'est confié au micro d'HLTV sur les difficultés rencontrées face à PARIVISION, le clutch monumental de ZywOo, la course au Grand Slam et la rivalité renaissante avec Natus Vincere.
Un match laborieux mais une équipe résiliente
Victorieux 2-0 face à PARIVISION, les Abeilles ont dû s'employer sur Inferno et Mirage, concédant des situations de supériorité numérique inhabituelles pour eux (des 4v3, des 3v2). Un constat qu'apEX assume. Il analyse la rencontre : « C'est CS, et quand tu perds un round que tu es censé remporter, c'est toujours dur. Je pense que ça a été le cas sur les deux maps. Ils ont proposé du très beau CS, bravo à eux. De notre côté, nous n'avons pas réussi à faire ce que nous faisons bien d'habitude. Je pense qu'aujourd'hui, c'était probablement l'un de nos pires matchs de l'année de manière générale, surtout dans notre façon de nous comprendre. C'était un peu le bazar, mais c'est normal. Ce qui est bien avec Vitality, c'est que même quand nous ne jouons pas notre meilleur jeu, notre niveau reste très solide, donc parfois c'est suffisant pour battre de bonnes équipes. Mais il faudra qu'on élève notre niveau pour les playoffs. »
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Face aux russes de PARIVISION, connus pour prendre d'énormes risques défensifs, le capitaine admet être tombé dans le piège stratégique de son homologue Jame : « Ils stackent les sites. S'ils ont un joueur low HP en CT, ils vont stack un site, c'est un coup de poker sur le A ou le B. La dernière fois à Cluj, je n'étais pas trop tombé dans le panneau. Aujourd'hui, j'ai foncé un peu plus dedans, et c'est dur. Même si tu essaies de fake, ils ne bougent pas. On a essayé de trouver des failles, on n'a pas pu. Si on avait eu un peu plus de réussite à ce niveau-là, on aurait gagné plus facilement en T side. Le problème, c'est qu'on a eu un CT side difficile sur Inferno et Mirage en perdant des rounds qu'on n'aurait jamais dû perdre. C'est CS, tu vois ? J'aimerais qu'on puisse jouer un CS parfait 24h/24 et 7j/7. On produit toujours du bon CS quoi qu'il arrive, mais là, c'était un peu moins bon que d'habitude. »
Le facteur ZywOo et la gestion du calendrier
Interrogé sur un potentiel manque de rythme dû à la pause compétitive de l'équipe avant le tournoi, apEX balaye l'argument d'un revers de main, préférant vanter les mérites de leur préparation : « C'est marrant parce que les gens oublient que l'année dernière, quand on a gagné sept trophées, on avait fait une pause après Katowice, une autre après Lisbonne, une autre après Rivals... On fait toujours ça et on a toujours gagné un trophée derrière. C'est juste un jour sans, ça peut arriver à n'importe qui, même à nous. On a eu dix jours de pracc, ce qui est suffisant. On préfère toujours se reposer plutôt que d'enchaîner les tournois. Si vous regardez PARIVISION, ils ont enchaîné beaucoup d'événements et c'était les montagnes russes pour eux. C'est exactement ce qu'on veut éviter. »
Si le collectif a vacillé, les individualités ont brillé, à l'image du monstrueux 1v5 réussi par ZywOo en overtime qui a scellé le sort de la rencontre. Un moment de grâce qui a psychologiquement brisé leurs adversaires : « Je ne sais pas si on serait allés sur une troisième map, c'était du 12-12, on sait rebondir. Mais c'est sûr que quand tu perds un 1v5, ça fait toujours très mal. Et on a pu voir à leur façon de jouer ensuite qu'ils étaient vraiment terrifiés par lui. C'est ce qui nous aide, c'est notre facteur X. On sait que quand il est allumé, il peut créer ce genre d'actions. Il a joué le round à la perfection. Et forcément, les rounds suivants ont été un peu plus faciles. »
La course au Grand Slam et la confiance face à NAVI
En se qualifiant pour le dernier carré de ce BLAST Open, Vitality a décroché sa 19ème demi-finale de suite, égalant les standards d'Astralis. Une statistique qui ravit le Français, dont les yeux sont déjà rivés sur l'objectif ultime de l'année : le Intel Grand Slam : « C'est bien d'avoir maintenu cette série pour les demies. C'est la 19ème, on est comme Astralis maintenant. C'est amusant, parce qu'on a fait tomber pas mal de records. On a repris la série de victoires consécutives, la série de maps consécutives... J'attends juste de nous qu'on donne le meilleur et qu'on gagne, même si ce n'est pas le tournoi clé pour nous. On veut remporter le Grand Slam, et le faire à Rio serait la conclusion parfaite. Ce tournoi est un entraînement pour Rio. L'objectif est toujours de gagner pour créer quelque chose qui n'a jamais été fait auparavant. On veut faire mieux qu'Astralis. »
Enfin, la question d'un potentiel choc face à Natus Vincere, qui vient de remporter son premier tournoi depuis 2024, a fait réagir l'IGL. Les Ukrainiens n'ont cessé de réclamer un match contre Vitality, ce à quoi apEX répond avec une confiance inébranlable et un brin de provocation : « Oui, ils ont l'air en forme. On a l'impression qu'ils ont vraiment envie de jouer contre nous, ils n'arrêtent pas de le répéter. Ils ont retrouvé une joie qu'ils n'avaient plus eue depuis longtemps. [...] C'est bien qu'on puisse s'affronter, mais ce qui est sûr, c'est que si nous jouons notre meilleur jeu, nous allons les battre. Je sais que les joueurs que nous avons et notre jeu d'équipe sont supérieurs aux leurs. C'est comme ça. On n'est jamais sûrs à 100 %, on se concentre d'abord sur les demies, mais le but, c'est de soulever le trophée. »
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