Vitality a assuré l'essentiel. En s'imposant face à BetBoom Team, les Abeilles ont décroché leur ticket pour les playoffs des IEM Cologne Major 2026. Une qualification qui fait figure de grand soulagement pour le leader apEX. Après Stage 3 en demi-teinte, le capitaine s'est confié sur la remise en question de son équipe, sa confiance inébranlable face à la concurrence et l'arrivée imminente de son premier enfant, qui le pousse inévitablement à réfléchir à la fin de sa carrière.
Un soulagement doublé d'une prise de conscience
Bien que Vitality ait validé son passage pour la Lanxess Arena, le parcours n'a pas été un long fleuve tranquille. Bousculés et contraints de concéder des cartes face à des équipes comme FUT ou 9z, les numéros un mondiaux ont dû s'employer. Un retard à l'allumage qu'apEX analyse avec beaucoup de lucidité au micro de Dust2 Brasil : « Je ressens du soulagement. Ce n'est jamais facile de traverser la phase de groupes lors d'un Major. Nous avons perdu un match, nous n'avons pas bien joué lors des autres, mais nous continuons de nous améliorer et c'est ce qui compte pour moi. D'une certaine manière, je pense que nous avons pris les choses un peu trop à la légère. Quand on gagne autant, c'est parfois difficile de trouver la bonne voie et on oublie parfois comment bien jouer. »
Le vétéran français n'hésite pas à rappeler la dure réalité mécanique du jeu pour expliquer ces récentes sueurs froides : « Certains individus ont eu des difficultés, et c'est comme ça que fonctionne CS. C'est un jeu de headshots, et si tu ne mets pas le headshot en premier, tu perds. Il était important de répondre présent et je pense que mes gars l'ont compris. »
La menace Furia et Donk ? Une question de A-game
Même lors de cette victoire décisive contre BetBoom, le Français estime que son équipe a laissé trop d'opportunités en route, jugeant qu'une victoire expéditive était largement à leur portée. Malgré la forme étincelante d'autres prétendants au titre, à l'image de FURIA (passé en 3-0) ou des statistiques affolantes de donk chez Spirit, apEX refuse de regarder dans le rétroviseur des autres écuries : « Bien sûr que je regarde un peu les autres, mais mon équipe reste le plus important. Si nous jouons notre A-game, ces équipes ne gagneront pas contre nous. Mon objectif actuel est d'amener ce A-game dans le tournoi, car nous ne l'avons pas encore montré. Nous retrouvons notre forme, et si nous montrons notre vrai niveau, bonne chance à tout le monde. »

Un regard tourné vers la paternité et la fin de carrière
Au-delà de la compétition et de la quête d'un nouveau trophée majeur, apEX va bientôt endosser un tout autre rôle : celui de père. S'il a dû corriger tendrement le journaliste en précisant que le bébé n'était pas encore né, l'émotion est déjà palpable et amène le joueur de 33 ans à évoquer la fin de son aventure sur les serveurs : « Je ne connais pas encore ce sentiment puisque je n'ai pas encore rencontré mon fils. Il grandit encore dans le ventre de ma charmante compagne. J'attends avec impatience de vivre ça, honnêtement. Ça fait partie de la vie. J'ai 33 ans, je vieillis. CS sera bientôt derrière moi. J'ai besoin de grandir et de fonder une famille. C'est quelque chose que j'attends avec impatience, d'avoir mon propre sang. Je suis sûr que ce sera une expérience incroyable. »
En attendant de refermer ce chapitre de sa vie, la perspective de jouer les playoffs de Cologne devant ses proches agit comme un ultime moteur de motivation pour le Français : « C'est un tournoi proche de chez nous, j'ai ma famille et mes amis qui viennent. C'était vraiment crucial pour moi d'avoir mes proches autour. »
- Lien pratique : le suivi complet des IEM Cologne Major 2026