Dans la foulée de la victoire de Movistar KOI face à NAVI au 2e tour du losers' bracket du LEC Summer Split, le midlaner Jojopyun et le support Alvaro ont rejoint le plateau du PGL. Interrogés par Sjokz et Jackspectra, ils sont revenus sur la première manche concédée de justesse, le travail de résilience impulsé par leur coaching staff et l'ambiance attendue face à la Karmine Corp.
Ajoutez aAa à vos sources préférées sur GoogleUn public français encore trop timide
Faisant écho aux provocations d'Elyoya qui réclamait davantage d'hostilité de la part du public de Montpellier, Jojopyun et Alvaro ont confirmé ne pas avoir été particulièrement impressionnés par l'ambiance lors de cette série. « Les huées n'étaient pas si fortes, sauf à la fin de la première partie quand on a run it down et concédé quatre kills en début de partie », glisse Jojopyun. « Quand ils nous ont ace et terminé la partie, c'était plutôt bruyant, mais globalement, je m'attendais honnêtement à ce que ce soit plus fort. J'attends plus de bruit demain. »
La première manche : une erreur d'exécution, pas de draft
Le streamer Jankos estimait que la composition de NAVI finirait naturellement par remporter la première manche grâce à sa force d'engagem. Une lecture que les deux joueurs de Movistar KOI ne partagent pas, préférant pointer du doigt leurs propres erreurs de placement.
« J'ai l'impression que nous leur avons cédé la position alors que Supa n'avait pas son flash. Ce teamfight était vraiment difficile à prendre », analyse Jojopyun. « Une fois la position perdue, on aurait simplement dû décider de ralentir le rythme. Je ne pense pas que c'était un bon fight. » Alvaro confirme le caractère punitif de cette erreur de placement : « Elyoya était vers le blue buff, on remontait sur la carte, et la Syndra a touché son combo A-E directement sur Jojo et Supa. À partir du moment où on se fait toucher, c'est du one-shot. Il fallait être beaucoup plus prudents, surtout sans les sorts d'invocateur de notre carry AD. »
Le pragmatisme comme remède au tilt
Malgré ce throw en première manche, Movistar KOI ne s'est pas effondré. Interrogé sur la gestion de la pression dans les vestiaires, Alvaro a souligné le travail de fond réalisé par l'entraîneur en chef, Melzhet. Fini les discours abstraits pour apaiser les esprits, l'équipe mise désormais sur le pragmatisme opérationnel.

« Ces dernières semaines, nous avons beaucoup travaillé sur notre résilience. Melzhet est celui qui a fourni le plus d'efforts à ce sujet », explique le support espagnol. « Le vrai changement, c'est qu'avant, notre réaction se limitait à dire "on reste calmes" ou "on souffle un coup". Aujourd'hui, nous avons opté pour une approche beaucoup plus concrète in-game. Au lieu de simplement essayer de nous calmer, on se concentre immédiatement sur notre prochaine action et on fixe nos futurs objectifs sur la carte. Comme ça, chaque joueur sait exactement ce qu'il doit faire. »
Une confiance intacte dans le plan de jeu
Cette solidité mentale s'est traduite lors de la phase de draft de la deuxième manche. Loin de paniquer, l'équipe a persisté dans son identité en sélectionnant une composition axée sur la domination en début de partie (Kalista, Renata, Lee Sin, Ahri).
Une décision assumée par le coaching staff et validée par les joueurs, rassurés par leur niveau de jeu global. « Melzhet et les coachs font la draft, la philosophie leur appartient, mais j'aimais bien cette composition », note Alvaro. « Même lors de la première partie, nous avions bien joué. Nous étions revenus dans le match, nous avions sécurisé l'Âme du dragon alors que nous avions trois drakes de retard. Ce sont juste les derniers petits détails qui nous ont manqué à la fin. Nous sommes donc restés calmes, avec la certitude que nous allions remporter la série. »
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