Au lendemain de la mise à l’écart de Dylan Falco et de la promotion de Perkz au poste de head coach, le General Manager de G2 Esports, Romain Bigeard, a pris la parole. Une mise au point nécessaire pour expliquer un changement de cap inattendu en pleine saison, malgré des résultats assez probants.

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Une transition stratégique anticipée dès la fin de l'hiver

L'année 2026 de G2 Esports affichait jusqu'ici un bilan globalement positif. Dominatrice sur la scène continentale avec des victoires nettes lors du Versus puis du Spring Split, l'équipe a également plus ou moins prouvé sa compétitivité à l'international. Une deuxième place remarquable au First Stand, suivie d'une quatrième place au Mid-Season Invitational marquée par une victoire en Bo5 contre T1, laissaient entrevoir une base solide. Pourtant, l'élimination abrupte face à LYON a précipité une restructuration majeure. Moins de vingt-quatre heures après l'annonce de la mise sur le banc de l'entraîneur principal Dylan Falco et de la promotion de Perkz, Romain Bigeard est venu contextualiser cette décision, écartant la thèse de la réaction de panique.

À travers une déclaration publiée sur ses réseaux, le General Manager de G2 Esports a confirmé que ce remaniement prend ses racines bien avant le MSI. Selon lui, le constat d'un plafond de verre avait été acté en interne dès la fin du segment d'hiver, et ce malgré le titre remporté. L'intégration initiale de Perkz dans le staff technique visait précisément à créer un décalage et à introduire de la nouveauté dans le système de jeu. Cette démarche prouve que le management estimait déjà que l'approche clinique de l'ère Falco, bien que dominante en Europe, montrait des limites conceptuelles pour franchir l'ultime palier face aux meilleures formations mondiales.

L'intervention de Romain Bigeard met surtout en lumière un conflit direct de visions tactiques au sein du coaching staff. En soulignant qu'une équipe ne peut pas fonctionner en étant tiraillée entre deux approches distinctes, la direction du club confirme plus ou moins une fracture entre la méthodologie de Dylan Falco et le style apporté par Perkz. Face au risque d'une cacophonie stratégique préjudiciable au roster, notamment dans la course à la qualification pour les Worlds de League of Legends, G2 a dû trancher. Le club a fait le choix de responsabiliser son ancien joueur, jugeant que son expérience spécifique et son leadership correspondaient mieux aux besoins actuels du groupe pour la seconde moitié de l'année.

Du côté du staff, après le Winter Split, nous avons senti que nous avions besoin d'un changement pour aider l'équipe à briser un nouveau plafond de verre. C'est pourquoi nous avons intégré Perkz afin de créer cette bascule dans notre système. Perkz apporte également une expérience et un ensemble de compétences uniques. Mais nous ne pouvons pas faire les choses à moitié et être indécis entre deux visions pour l'effectif. Nous avons donc décidé de donner les pleins pouvoirs à Luka pour nous emmener au niveau supérieur.
Romain Bigeard, General Manager de G2 Esports

Ce changement de cap au cœur de l'été s'inscrit dans la culture de gestion de G2 Esports. Le General Manager rappelle que la structure n'a jamais hésité à écarter des piliers de son effectif, citant Jankos, Yike ou Mikyx, si une opportunité d'optimiser les performances se présentait. En qualifiant finalement Dylan Falco de "GOAT" des entraîneurs occidentaux, la direction tente de soigner sa communication de crise. Elle protège l'héritage d'un coach majeur de son histoire tout en justifiant cette séparation non pas par un manque de compétences, mais par une incompatibilité systémique à un instant charnière de la saison. L'Esports World Cup et le prochain segment du LEC serviront de premiers tests pour valider ce pari managérial.