Près d'un mois après les vives tensions survenues lors du LEC Roadtrip de Madrid début mai, Riot Games a dévoilé le 2 juin 2026 ses sanctions. La Karmine Corp et Movistar KOI écopent d'une amende de 5 000 euros chacune, tandis que le midlaner Jojopyun est pénalisé à hauteur de 2 000 euros.
Une escalade entre dirigeants fermement recadrée par la ligue
Le roadtrip du LEC à Madrid, organisé du 8 au 10 mai lors de la septième semaine du Spring Split, devait constituer une célébration de League of Legends en Europe. L'événement restera cependant marqué par une détérioration rapide des relations entre deux des organisations les plus influentes de la scène. Face à cette situation qui a directement impacté le bon déroulement du week-end, les instances dirigeantes de la ligue LEC ont pris le temps d'enquêter avant de prononcer des sanctions, désormais officiellement consignées dans le Penalty Tracker. L'objectif de l'éditeur est sans équivoque : rappeler l'exigence de professionnalisme attendue de la part de l'ensemble des acteurs de la ligue.
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L'annulation du showmatch au cœur des amendes
L'amende de 5 000 euros infligée respectivement à la Karmine Corp et à Movistar KOI trouve son origine dans une altercation impliquant leurs dirigeants, Kameto et Ibai. La situation s'est amorcée le vendredi 8 mai suite à une intervention du streamer français TraYtoN, qui a publiquement souligné la faible affluence dans l'arène madrilène. En réaction, le propriétaire de Movistar KOI a pris la parole sur les réseaux sociaux pour cibler la base de fans de l'équipe française et qualifier la KC d'équipe de bas étage.
Cette sortie médiatique a entraîné une réponse ferme de Kameto, qui a pris la décision unilatérale d'annuler son déplacement en Espagne. Par conséquent, le showmatch très attendu du samedi midi entre les deux CEO a dû être déprogrammé. La ligue a justifié ces amendes par une conduite jugée indigne des standards du championnat, pointant la responsabilité partagée des deux directions dans cette escalade conflictuelle.

La Karmine Corp et Movistar KOI écopent d'une amende de 5 000 euros chacune @RiotGames
Le dérapage de Jojopyun
Outre les tensions au niveau de la direction, le roster de Movistar KOI a également été épinglé sur scène. Le midlaner canadien Jojopyun a reçu un avertissement assorti d'une amende de 2 000 euros pour l'utilisation d'un langage inapproprié en direct. Le joueur s'est illustré au micro du broadcast officiel du LEC après avoir remporté la deuxième manche d'une série sous haute tension face à la KC.
Sa déclaration annonçant en des termes vulgaires la destruction de l'équipe adverse lors de la partie décisive a été jugée contraire aux règles de diffusion. Cette provocation verbale n'a d'ailleurs pas eu l'effet escompté sur le plan sportif, puisque la Karmine Corp a finalement remporté la rencontre sur le score de deux à un. Le statut de récidiviste du joueur, qui avait déjà écopé d'un avertissement pour son comportement lors de la saison 2025, explique le passage immédiat à la sanction financière.
Le cas Caliste soulève des interrogations
Dans le sillage de ces décisions officielles, un élément spécifique de la confrontation continue de faire réagir une partie de la communuaté sur les réseaux sociaux. L'ADC de la Karmine Corp, Caliste, n'a fait l'objet d'aucune sanction de la part des arbitres ou de la ligue. Lors de la première manche de la série, le jeune joueur tricolore s'était brusquement levé de sa chaise après avoir sécurisé un pentakill. Emporté par l'élan, et possiblement en raison d'un câble trop court, son casque a semblé glisser de lui-même avant qu'il n'adresse un geste intimant le silence au public madrilène.
Bien que le retrait du matériel sur scène en cours de partie constitue en principe une infraction technique claire au règlement officiel du LEC, la nature potentiellement accidentelle de la chute du casque pourrait expliquer l'indulgence des officiels, qui contraste fortement avec la sévérité affichée par Riot Games sur les autres dossiers du week-end. Le joueur avait pleinement assumé son geste de célébration en interview d'après-match, précisant que le contexte extra-sportif et l'ambiance hostile de la salle avaient profondément galvanisé son équipe.