G2 Esports a entamé son LEC Summer Split 2026 par une victoire très disputée 2-1 contre Movistar KOI. Invité au bureau des analystes après la rencontre, le support Labrov est revenu sur les défis posés par la meta actuelle, les erreurs lors des parties et la gestion d'un calendrier compétitif éreintant.

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Une meta intense et des supports libérés

La meta actuelle accorde une immense liberté d'action aux supports, ce qui rend les parties particulièrement nerveuses. Labrov confirme que son rôle exige désormais une attention de tous les instants. Il explique, « Je pense que c'est beaucoup plus intense et c'est aussi un jeu de l'esprit. En théorie, on peut littéralement gank chaque lane. Il y a énormément de décisions à prendre et on ne peut vraiment pas se permettre de rater son tempo, sinon l'une de nos lanes risque de se faire complètement détruire et la partie devient très difficile. »

Cette dynamique s'articule quasi exclusivement autour du début de partie. Le joueur insiste sur la nervosité des premières minutes et les escarmouches constantes. Il avoue, « Je pense que cette meta centrée sur l'early game est la plus extrême que nous ayons jamais eue, pour être honnête. D'un côté j'aime bien. Lors de la première partie par exemple, j'ai joué contre un certain pick et je n'avais jamais joué ce match-up de ma vie. C'est très aléatoire, mais ça peut être amusant de voir les deux botlanes jouer des choses inattendues. »

Les faux pas de la première manche et l'impact de la draft

La première partie a rapidement échappé au contrôle de G2 Esports. Si l'entraîneur a publiquement assumé la responsabilité de cette défaite en s'excusant pour la draft face à Melzhet, Labrov nuance fortement ce constat. Il prend la défense de son staff et détaille le déroulement chaotique de la manche. Il précise, « Je ne pense pas nécessairement que notre draft de la première partie était si mauvaise. La partie a juste complètement snowball. Camille est allée au mid, nous avons perdu un camp, puis nous avons envahi la jungle au mauvais moment et la partie s'est terminée sur-le-champ malheureusement. L'entraîneur voulait nous remonter le moral en disant que c'était de sa faute, mais je ne pense pas que ce soit le cas. Il a d'excellentes idées et c'est très agréable de travailler avec lui. »

La troisième manche a également apporté son lot de sueurs froides. Bien que Movistar KOI affichait une composition avec très peu de contrôles de foule autour de Ryze et Karma, G2 a failli trébucher. Labrov reconnait les difficultés rencontrées, « Je dirais que notre draft était meilleure, c'est certain. Seulement, nous avons perdu un 3v3 au mid en début de partie et Ryze a pris trois éliminations. La partie devient alors très dure car il va toujours pousser la vague au mid, il peut envahir et utiliser son ultime sur n'importe quel côté de la carte. Je suis heureux que nous ayons réussi à tenir bon et à gagner. »

L'apport du staff et un calendrier frénétique

Pour affiner ses stratégies, G2 Esports peut compter sur l'expertise de Skumbag. L'ancien joueur professionnel apporte une vision précieuse à l'équipe. Labrov salue son implication, « Il a de très bons retours. Comme c'est un ancien pro, il est vraiment intelligent sur le jeu. Il a joué sur deux lanes différentes, donc il voit des choses que d'autres joueurs professionnels ou que beaucoup de coachs ne voient pas. C'est vraiment super de l'avoir dans l'équipe. »

Le support a également évoqué le rythme effréné de cette saison 2026. L'enchaînement entre le MSI, l'Esports World Cup et le Summer Split ne laisse aucun répit aux joueurs. Il confesse, « C'est un peu fou, c'est sûr, surtout quand on prend en compte les énormes changements de la meta. Nous n'avons eu que deux vrais jours d'entraînement après le MSI. C'est vraiment intense, mais je suis content. Chez G2, avec des personnes comme Isma et Romain, nous avons une belle culture d'équipe. Nous faisons de notre mieux et ça se passe bien. »

Enfin, Labrov a conclu l'interview avec humour en évoquant le titre de MVP de la série décerné à Caps. Il s'amuse d'avoir compliqué la tâche de son midlaner en début de partie. Il plaisante, « Je pense qu'il a bien joué. Lors de la première partie, je l'ai un peu int. Je lui ai dit que Camille rentrait sûrement à la base, il a dit ok, et il en est mort. À la troisième partie, je l'ai encore int sur un call au mid. Les morts de Caps en début de partie étaient de ma faute, mais tout va bien. »