La restructuration se poursuit chez Riot Games. L'éditeur de League of Legends annonce la suppression d'une douzaine de postes dans son pôle édition. Une décision qui s'inscrit dans la politique de réduction des effectifs menée depuis 2024, quelques semaines après la réduction des équipes du jeu de combat 2XKO.

Une restructuration qui s'installe dans la durée

Après plusieurs mois de secousses en interne, Riot Games confirme une nouvelle réorganisation de ses effectifs. Le studio responsable notamment de League of Legends et Valorant a officialisé le licenciement de plusieurs collaborateurs répartis sur trois équipes de la branche édition. Si cette coupe reste modeste par son volume en comparaison des annonces des mois passés, elle vient appuyer la stratégie de l'entreprise, sous la direction de Tencent, qui consiste à recentrer ses opérations et à optimiser l'ensemble de ses ressources mondiales.

La suppression de cette douzaine de postes touche différents bureaux à travers le monde et s'accompagne de modifications ciblées au sein d'autres pôles. Si le studio américain évoque publiquement de simples ajustements à l'échelle des équipes, cette décision prend cependant une tout autre dimension lorsqu'elle est mise en perspective avec la série de plans de départs qui redessinent le visage de la firme depuis près de deux ans.

D'autant plus que cette nouvelle manœuvre intervient seulement 15 jours après une réduction d'effectifs majeure au sein du pôle de développement de 2XKO, le jeu de combat du studio dont le lancement officiel a été fait en janvier. Ce projet a récemment subi une coupe drastique avec le renvoi d'environ 80 employés, ce qui représentait la moitié de l'équipe de développement globale. La direction a justifié ce choix par une réception très en deçà des attentes lors du lancement officiel et invoquant une fidélisation des joueurs inférieure aux prévisions, préférant maintenir la production avec un groupe de travail fortement resserré.

Un recentrage stratégique assumé depuis 2024

Ces ajustements structurels réguliers prolongent la politique de restructuration massive initiée par l'entreprise début 2024. Pour rappel, Riot Games avait alors supprimé plus de 500 postes, soit près de onze pour cent de sa masse salariale totale. Ce mouvement historique s'était notamment traduit par la fermeture pure et simple du label Riot Forge et par un ralentissement drastique du suivi de Legends of Runeterra.

L'écosystème compétitif n'avait pas été épargné lors de cette période difficile. L'Europe avait été particulièrement touchée par des licenciements impactant les équipes de production du LEC, entraînant au passage une remise en question publique des cadences de production et de la culture du crunch imposées aux équipes de diffusion esports. Plus tard la même année, de nouveaux départs avaient été actés afin de rediriger les investissements vers le développement exclusif de League of Legends. En cumulant les coupes de 2024/2025 et celles de ce début d'année, Riot Games veut apparemment faire passer le message que le studio concentre désormais ses ressources sur ses titres compétitifs phares au détriment de ses projets périphériques.