Magnet, le célèbre capitaine des Fnatic, a répondu à nos questions lors du Main Event du Six Invitational.

A l'image de BDS Esport, contre qui ils se sont d'ailleurs inclinés lors de leur match au Main Event, les Fnatic ont été remarquablement performants au Six Invitational. Après de gros remaniements dans leur effectif et des résultats en progrès à l'international depuis plusieurs mois, les Australiens se sont affirmés parmi les six meilleures équipes du monde à ce Major de Montréal.

Juste après leur défaite face à l'équipe française, nous avons pu nous entretenir avec Etienne "Magnet" Rousseau, le plus français des étrangers sur Rainbow Six et capitaine de Fnatic. Il revient à notre micro sur la performance de son équipe à ce Six et l'événement en tant que tel.

*aAa* : Vous avez fait le show sur scène et êtes la réelle sensation de cette compétition. Le Stage, votre performance, comment avez-vous vécu ce Six Invitational ?
Magnet : Notre objectif à cet event était de jouer sur le Main Stage, devant nos fans, c'était donc super de pouvoir répondre à nos attentes. Pendant les rounds, nous n'entendions rien d'extérieur au jeu, mais après en avoir gagné ou avoir réalisé des mooves fous, on pouvait entre le public hurler, ce qui nous donnait un réel momentum pour le match. L'énergie apportée par le Stage est bien différente de celle des booths de la phase de groupes et du début de Playoffs. Nous adorons cette sensation qui ne nous rend en aucun cas nerveux. Nous en sommes amoureux.

Que penses-tu ce de format qui fait que seulement six matchs sont joués sur la grande scène ?
Je pense que le Top 8 devrait se jouer sur le Stage. Comme Canadian l'a mentionné sur Twitter, c'est bizarre d'accéder au Top 8 de l'Invitational sans jouer devant le public. Spécialement cette année, sortir des groupes est très compliqué et jouer sur le Stage devant leur famille et leurs amis est une belle récompense pour les joueurs. Je reste très heureux d'avoir joué sur scène, mais je trouve que cela reste peu pour ma part.


Crédit photo : Fnatic

Vous faites partie des six meilleures équipes du monde. Qu'est-ce que ça fait après tout ce temps, de porter haut vos couleurs et celles de la région APAC ?
Je dirais que nous nous surprenons souvent, nous voulions bien évidemment aller plus loin dans la compétition, mais c'était vraiment satisfaisant de réaliser une performance aussi belle. La communauté en général ne nous voyait même pas sortir des groupes, mais nous adorons prouver aux gens qu'ils ont tort. Le Top 6 est vraiment un super achievement pour nous sachant que notre objectif était de nous qualifier pour les Playoffs au vu de la complexité de notre poule.

Quel meilleur souvenir retiens-tu de ce Six ?
Battre Empire et G2. Personne ne s'attendait à ce que nous gagnions ces matchs, m'imposer face à G2 est ma meilleure performance personnelle en Invitational. L'équipe a toujours espéré être aussi dominante, nous nous sommes beaucoup entraînés contre eux et avons beaucoup appris de leur jeu. C'est vraiment cool d'être parvenus à les battre. S'ils étaient mal embarqués d'un point de vue pronostics, ils étaient favoris au sortir de la phase de groupes et sont de véritables légendes de Siege.

Penses-tu que l'ère G2 est terminée ? Pourrions-nous en revoir une à l'avenir ?
Je pense que l'ère G2 s'est achevée après leur défaite face à Empire en finale du Major de Raleigh. C'est le point de départ de la dégringolade. Ce sont de très bons joueurs, je suis certain qu'ils sauront rebondir, peut-être avec des changements dans l'équipe, et revenir au grand niveau qu'on leur a connu.

Vous étiez un peu les seuls représentants de la région APAC et êtes venus sans vos grands amis de Nora-Rengo. Comment était-ce de venir à cet Invitational sans vos frères d'armes japonais ?
On les voit toujours aux événements internationaux, nous en sommes très proches et ne pas les voir ici était vraiment bizarre. J'espère vraiment les voir prochainement, ils sont vraiment amusants et se montrent très impactant à l'international, pleins de surprises comme nous pouvons l'être.


Crédit photo : Rainbow 6 Esports

Tu as pu dire en interview avoir appris beaucoup ce mois-ci lors de votre bootcamp européen à Londres et vos praccs contre G2 notamment. Mais quelles sont les conditions d'entraînement en APAC ? En quelle mesure sont-elles différentes de ce que vous avez connu ces dernières semaines ?
En Australie, tu fais des scrims qui se terminent quand l'équipe gagne, à 7 points, quand en Europe tu en joues 12, 6 en attaque et 6 en défense, ce qui est déjà un gros changement. Aussi, nos scrims se soldent régulièrement par de grosses victoires de notre part alors qu'en Europe, nous nous faisons rouler dessus, nous réalisons que nous sommes mauvais, que nous ne savons pas jouer au jeu comme les européens savent le faire. La meta y est très différente de ce que nous connaissons, cela revient donc à apprendre à jouer au jeu en 10 jours avant la plus grande compétition de l'année.

Quel comparatif aurais-tu à faire entre cet Invitational et l'édition précédente ?
Je pense que la scène était meilleure cette fois-ci. L'année dernière, on jouait derrière de gros murs à cause de la taille des écrans et l'expérience de jeu en était impactée. Bien sûr, nous avons réalisé une meilleure performance cette année et c'est toujours super de donner tort aux gens et de jouer aux Playoffs. Nos victoires cette année ont été plus grandes au vu des équipes qu'on a vaincues.