Après avoir accusé le coup en manquant la qualification pour le Major, 3DMAX retrouve des couleurs en Roumanie. Qualifiés pour les playoffs de la PGL Bucharest après une victoire convaincante face à PARIVISION, les Français semblent avoir exorcisé leurs démons. Graviti s'est confié au micro d'HLTV pour évoquer le retour en forme de l'équipe, la transition du rôle de leader in-game vers Maka et la force mentale du groupe.

Le renouveau de 3DMAX après la désillusion du Major

Le parcours de 3DMAX à Bucarest a débuté dans la douleur, avec une défaite d'entrée suivie d'une victoire laborieuse contre Voca, une équipe qui évoluait pourtant avec un remplaçant. Mais la formation française a su faire preuve de résilience pour s'imposer face à B8, avant de créer la surprise en dominant sèchement PARIVISION pour sécuriser sa place en playoffs. Pour Graviti, cette qualification est d'abord une victoire sur eux-mêmes, après plusieurs semaines de disette, comme il a pu le confier au micro de HLTV.org: « Ça fait vraiment du bien de jouer un bon CS, en fait. Pour nous, ce n'est pas tant une question de playoffs, mais plutôt de mieux jouer. Nous arrivons enfin à déployer notre jeu, et nous comprenons pourquoi nous sommes bons, mais aussi pourquoi nous avons été mauvais ces dernières semaines. »

Interrogé sur la prestation aboutie face à PARIVISION, le joueur met en avant l'investissement collectif : « Nous travaillons simplement beaucoup, et le travail paie. Nous sommes enfin sur la même longueur d'onde en tant qu'équipe, c'est aussi simple que ça pour être honnête. » Relancé ensuite pour savoir si ce regain de forme s'expliquait simplement par le temps qui s'est écoulé depuis les récents ajustements, Graviti écarte cette idée : « Non, parce que nous n'avons pas eu de temps pour être honnête. Nous enchaînons beaucoup de tournois depuis ces changements, donc ce n'est pas une question de temps, mais bien de compréhension globale du jeu. Nous nous étions complètement perdus, tous sans exception. »

Le passage de relais à Maka et le rôle d'IGL

Au cœur des récents ajustements de l'équipe, Graviti a cédé le rôle de leader en jeu à Maka. Une transition qu'il aborde avec une grande maturité, reconnaissant que le calendrier chargé ne lui a pas facilité la tâche dans ce rôle exigeant : « Non, je ne me sens ni plus ni moins à l'aise, je vis ça tout à fait normalement. Le fait que Maka soit le leader in-game me convient, j'ai une grande confiance en lui. Ce n'est pas moi qui ai pris cette décision, mais j'étais d'accord pour qu'il reprenne le rôle. »

S'il accepte pleinement la situation actuelle, il ne ferme pas la porte à un retour au lead à l'avenir : « Le manque de temps pour s'adapter a été un problème, c'est certain, mais c'est pareil pour tout le monde. Je suppose que ce n'était pas le bon moment pour moi, peut-être que ça le sera à l'avenir. J'espère redevenir IGL un jour, mais pour l'instant, ça se passe très bien avec Maka et j'espère que nous ferons de belles choses avec lui à ce poste. »

L'importance du mental et le travail de l'ombre du coaching staff

Rebondir après l'échec de la qualification au Major aurait pu briser de nombreuses équipes. Graviti attribue cette capacité de résilience au travail colossal du coaching staff : « Je trouve que le coaching staff nous aide beaucoup, en particulier wasiNk. Sur le plan psychologique, il nous aide vraiment à rester forts, et c'est putain d'important sur CS d'avoir un gros mental. Et aujourd'hui, nous l'avons. »

Désormais libérés de leurs doutes, les joueurs de 3DMAX abordent les playoffs de la PGL Bucharest avec de grandes ambitions et une volonté de rédemption : « En réalité, nous voulons gagner ce tournoi pour prouver que nous sommes une bonne équipe. Nous voulons montrer aux équipes plus faibles qui nous ont battus par le passé que nous sommes toujours les mêmes. Nous n'avons pas tant changé, c'est juste que mentalement, on s'est complètement plantés. Comme je l'ai dit, tout le monde a fait des erreurs, ce n'est pas la faute d'une seule personne. »

Il conclut en rappelant la philosophie qui anime le groupe depuis ces changements : « Depuis cette période compliquée, nous continuons à nous battre et à travailler. Nous gardons confiance en tout le monde, en essayant de ne rejeter la faute sur personne. Bien sûr, ça arrive parfois, mais nous savons que nous devons nous concentrer sur nous-mêmes. Si nous sommes meilleurs individuellement, l'équipe sera meilleure. Le coaching staff travaille, l'IGL travaille, donc nous devons simplement faire de même et faire confiance au processus. »