Après une victoire écrasante contre SK Gaming lors des qualifications pour l'EWC et à quelques heures des playoffs LFL, Zoelys, le support de Galions, se confie sur la montée en puissance de son équipe. Entre ambitions internationales, remise en question après la finale des EMEA Masters et vie en colocation, il partage son regard sur le palier qui sépare encore les ERL de l'élite européenne.

Zoelys répond à la rédac'

team-aAa.com : Vous venez d’infliger un 21-0 à SK Gaming en qualifications EWC. À quel moment avez-vous réalisé que vous étiez en train de réaliser une manche parfaite ?
Galions Zoelys : La partie a très bien commencé. Nous avions une draft avec beaucoup de lignes dominantes. Quand j'ai vu que tout le monde gagnait son duel, autour de 15 minutes de jeu, on s’est dit : « Les gars, on vise la perfect game, on ne troll pas, ça va être historique ». On l'a réalisé assez tôt, finalement.

Votre prochain adversaire est Shifters, une équipe avec un fort accent francophone (Sheo et Nuc). Comment abordez-vous ce match ?
Avec beaucoup de confiance. Aujourd'hui, nous savons que nous pouvons battre des écuries de LEC et que nous y avons notre place. Shifters a montré un nouveau visage avec l'arrivée de Sheo, ils seront sûrement plus redoutables que SK Gaming. C’est un excellent test pour nous de nous confronter à de tels joueurs.

Crois-tu aux chances de qualification de Galions pour l'EWC ?
C’est une question délicate. On a le niveau pour aller chercher un top 6. Mais sur un format BO5 contre des géants comme G2 ou la Karmine Corp, la marche reste très haute. Il nous manque encore du vécu. Si nous avions scrimmé contre la LEC toute l’année, je serais très confiant, mais là, on découvre encore le très haut niveau. On sent le gap immédiatement, même quand on gagne des manches à l'entraînement.

Si vous deviez créer l'exploit et vous qualifier, quelle équipe rêverais-tu d'affronter ?
Sans hésiter, T1. C’est l’organisation la plus emblématique. Se retrouver face à Faker, c’est le genre de chose qu'on veut avoir sur son CV de joueur professionnel.

Vous avez perdu la finale des EMEA Masters 0-3 contre Solary. Qu'est-ce qui a changé dans votre préparation depuis ?
Il y a eu une grosse remise en question. On a beaucoup discuté de notre manière de travailler et de nous donner des feedbacks. Désormais, on est beaucoup plus honnêtes, parfois même plus "méchants" entre nous. Quand quelqu'un fait une erreur, on lui dit directement : « Il faut te mettre au niveau, ta place n'est pas acquise ». On va dans la bonne direction. En finale contre Solary, certains joueurs ont peut-être subi le stress (le choke). Individuellement, ils étaient meilleurs que nous ce jour-là. À nous de prouver que nous avons progressé.

Galions est vu par certains comme la surprise de l'année. Quelle est votre force invisible ?
Je ne sais pas si c'est une surprise car, sur le papier, nous avons un excellent roster. Mais notre force, c’est notre cohésion. On vit tous ensemble à Paris depuis janvier. On est une famille, les cinq joueurs s'entendent super bien. C'est ce qui nous permet d'être aussi directs et honnêtes dans le travail.

Le classement en LFL est très serré et vous jouez plusieurs compétitions en simultané. Est-ce difficile de rester concentré sur le championnat national ?
C’est vrai que l’approche est différente. Parfois, on joue trois équipes LEC dans la semaine et, le lendemain, on affronte une équipe de LFL pour un match qui a moins d'enjeu immédiat. On priorise les tournois majeurs. On sait qu'en LFL, on montera en puissance lors des playoffs et des matchs en format BO. C'est parfois dur de retrouver la "hype" sur un match de routine après avoir vécu de grosses émotions européennes.

Un dernier message pour vos fans ?
Continuez de nous soutenir, on voit tous vos messages, notamment sur le stream de Sixen. Je vous fais une promesse : la prochaine finale que l'on atteint, on la gagne.