Movistar KOI a assuré l'essentiel en s'imposant face à NAVI (2-0), validant par la même occasion son billet pour les finales à Barcelone. Si la joie de retrouver le public espagnol est bien présente, le jungler Elyoya garde la tête froide. Insatisfait du niveau global de son équipe, il a tenu tout de même à saluer la performance XXL de sa botlane.

Barcelone, une étape vers un objectif plus grand

En remportant ce match, Movistar KOI s'assure de participer au grand rendez-vous qui clôturera ce LEC Versus : les finales disputées à Barcelone. Une perspective qui réjouit Elyoya, surtout après la déception vécue lors des finales de Madrid l'an passé.

Interrogé par Sjokz sur l'importance de cette qualification à domicile, le jungler ne cache pas son soulagement : « Je suis évidemment reconnaissant pour l'opportunité que nous avons de nous racheter après la dernière finale que nous avons eue à Madrid, où nous n'avons pas vraiment fait honneur à notre public. » Cependant, il refuse d'en faire l'aboutissement de la saison : « Ce n'est toujours pas notre objectif principal pour la saison. Nous avons évidemment des attentes plus élevées pour nous-mêmes, mais ce sera une étape vraiment douce. »

Un early game compliqué face à NAVI

Si le score final semble net, la réalité de la faille a été plus complexe, particulièrement lors de la deuxième manche. Elyoya a reconnu les difficultés rencontrées en début de partie face au jungler de NAVI, Relledge.

Fidèle à son honnêteté habituelle, il analyse : « Je pense que Relledge a plutôt bien joué en early game. Honnêtement, aujourd'hui j'ai un peu lutté. Dr. Mundo est un champion qui bénéficie beaucoup d'un tempo élevé. Il est juste très rapide pour nettoyer la jungle, donc il aura toujours un certain tempo sur vous. » Movistar KOI a cependant su faire le dos rond, profitant des erreurs macro-stratégiques de NAVI en milieu de partie pour reprendre le contrôle. « En équipe, nous avons mieux joué », résume le capitaine de MDK.

L'énigme Supa et l'exigence de Melzhet

Le récent documentaire sur la fin de saison de Movistar KOI l'a bien montré : Elyoya et son coach Melzhet sont intransigeants. Cette victoire 2-0 ne suffit donc pas à les rassasier. « C'est une nette amélioration par rapport à notre saison régulière, mais je ne pense pas que Melzhet, moi, ou l'équipe soyons satisfaits du niveau que nous montrons aujourd'hui », tranche le jungler.

Au milieu de cette autocritique collective, une individualité a pourtant crevé l'écran : Supa. Si le public a élu le support Alvaro MVP du match, Elyoya aurait voté pour son carry AD, insistant sur son impact crucial dans les communications vocales. Impressionné, le capitaine espagnol pointe d'ailleurs le contraste flagrant entre les performances de son coéquipier à l'entraînement et en match officiel : « Je ne sais pas pourquoi il est si différent sur scène par rapport aux scrims. Il va d'abord devoir me l'expliquer ! » Désormais, la consigne d'Elyoya pour le reste de l'équipe est claire : tout le monde doit se hisser au niveau de son ADC.