La DreamHack Valence a enfin débuté hier dans la soirée, de nombreuses difficultés ont émaillé la tenue de l'événement mais, finalement, tout semble enfin être rentré dans l'ordre aujourd'hui. Nous vous proposons donc dans cet article de revenir sur les matchs du jour, mais également sur les raisons du retard énorme d'hier soir qui a obligé les organisateurs à chambouler leur planning. Le choc des titans entre la Team VeryGames et les Ninjas in Pyjamas n'a pas encore eu lieu, mais à distance et via les interviews, les deux équipes commencent à faire monter la température. Désormais quelques éléments supplémentaires nous permettent d'affiner nos pronostics, alors place à un récapitulatif de cette première grande compétition internationale sur Counter-Strike : Global Offensive.

Les explications concernant le retard :
Counter-Strike et tout autre événement eSportif ne serait pas ce qu'ils sont sans les retards. Même si on a l'habitude lorsque l'on a suivi la scène 1.6 pendant de longues années, c'est toujours frustrant d'attendre que tout rentre dans l'ordre. Surtout que sur Global Offensive nous n'avons pas trop le choix, il faut se payer le stream et ses innombrables minutes sur un écran d'accueil où des informations minimalistes nous sont transmises. Alors que s'est-il passé hier pour que seulement deux matchs aient pu être joués ?
Initialement prévue sur 1.6, la DreamHack Valence a changé son fusil d'épaule il y a seulement quelques jours et vraisemblablement les administrateurs n'ont pas eu le temps de penser à tout. Premier soucis, les ordinateurs prêtés aux joueurs qui ne permettaient tout simplement pas de faire tourner un jeu tel que Global Offensive. Ce n'est pourtant pas le FPS le plus gourmand du monde, mais en comparaison à un 1.6 c'est sûr qu'il y a des besoins plus importants. Les cartes graphiques rendaient injouables les matchs et il était impossible de paramétrer comme il faut sa configuration ... Bref dans ces conditions inutile de lancer des matchs. Les organisateurs ont donc choisi d'installer des cartes graphiques (oui la carte intégrée au processeur c'est quand même obsolète) et on a cru que tout allait enfin rentrer dans l'ordre. Que nenni, maintenant il fallait mettre tout le monde sur le même pied d'égalité et ce sont les x6tence et bemyfRAG qui se sont plains de ne pas avoir des écrans aussi performants que ceux des NiP et 34United.
C'est donc à ce moment là que les administrateurs ont choisi d'inverser l'ordre des duels, permettant ainsi aux espagnols de jouer après sur les ordinateurs (et surtout les écrans) qu'ils convoitaient tant. Par la suite est venue une question existentielle pour tout joueur Counter-Strike : quelles sont les commandes autorisées ? Le soucis est venu encore une fois des représentants ibériques qui se sont plains cette fois-ci des suédois de NiP qui utiliseraient des commandes assez particulières. Finalement tout est rentré dans l'ordre vers 21h et nous avons enfin pu assister aux premiers chocs ... Tous ces soucis ont tout de même obligé les organisateurs à reporté les matchs de la poule A au lendemain, tandis que seulement deux rencontres avaient pu avoir lieu.
Les enseignements de la première journée :
Le lendemain à Valence, on avait une bonne idée de ce à quoi Counter-Strike : Global Offensive allait nous amener. Il fallait donc corriger directement ce qui avait posé problème la veille. La journée à pu débuter tranquillement et l'on a assisté à l'entrée en lice des équipes de la poule B. Quelques surprises sont apparues. Premièrement la Team VeryGames qui a totalement survolé ses deux premiers matchs et qui, d'une manière assez étonnante, a été accrochée par les espagnols de ASES. Si les ASES étaient en bonne place dans notre preview (cf : article) grâce à leur expérience sur Source, ils n'ont pas franchement eu l'air d'être spécialement coriaces sur CS:GO. Alors est-ce que VeryGames rencontre des problèmes sur de_nuke ? Ou bien est-ce qu'ils ont eu un coup de mou ? Difficile à dire, peut-être que finalement les ASES avaient trouvé leur rythme de croisière et que, comme c'était l'occasion pour eux de tenter la qualification, ils avaient une motivation bien plus grande que nos français.
En revanche les K1ck s'en sont sortis tranquillement. Dominant DN-Gaming et ASES sans trop forcer, ils n'ont chuté que contre VeryGames sur un sévère 16-03. Les portugais ont commencé l'entrainement sur Global Offensive il y a seulement quelques jours, ils n'ont donc pas de regrets à avoir en terminant seconds de leur poule même si, en demies, ils risquent de se retrouver contre les suédois de Ninjas in Pyjamas. Les autres anciens d'1.6 que l'on retrouve chez DN-Gaming sont de leur côté totalement passés à côté de leur journée, mais jusqu'ici il n'y a rien d'étonnant puisqu'ils étaient clairement ceux qui possédaient le moins d'expérience dans toute cette poule. Lors des deux rencontres de la poule A jouées hier, on notera la forme excellente des NiP qui ont totalement dominé leurs adversaires espagnols de 34United. Les anciens joueurs Battlefield III de la Team GIANTS (bemyfRAG) ne sont quant à eux pas parvenus à prouver qu'ils étaient capables d'inquiéter leurs concurrents, avec en sec 16-05 pris face à des x6tence tout neufs sur CS:GO, ils auront encore du chemin avant de pouvoir prétendre à une place en Espagne. Justement les célèbre x6 réalisent pour l'instant, à l'instar des K1ck, un parcours sans faute avec deux victoires en autant de sorties. Ils devraient logiquement terminer à la seconde place du groupe, juste derrière les suédois, à moins que le duel opposant ces deux formations ne se termine à l'avantage des latins.
En conclusion les favoris sont présents même si la Team VeryGames a montré un visage inquiétant cet après midi. Les anciens grands clubs de 1.6 ont vraisemblablement réalisé une assez bonne transition, le mélange avec des joueurs Source semblant donc être une excellente solution. Pour les autres, les ASES terminent en décevant leurs fans et heureusement pour eux qu'ils ont réussi à accrocher le nul contre VG sinon le voyage à Valence aurait clairement été un échec complet. Pour ce qu'il en est des bemyfRAG, ils ont encore de la route avant de réaliser ce que font les Hod Mouse One aux USA. Difficile de basculer d'un FPS extérieur à VALVe dans un monde où la majorité des représentants possèdent déjà une solide expérience de ce style de jeu si particulier que possède Counter-Strike.