Suite au naufrage de G2 Esports aux Worlds 2026, Romain Bigeard a publié un message d'excuses cinglant sur les réseaux sociaux. Le manager dresse un constat accablant sur la perte des fondamentaux de l'équipe et dévoile des résultats d'entraînement en total décalage avec les matchs officiels.
Ajoutez aAa à vos sources préférées sur GoogleUn blocage mental et une perte cruelle des fondamentaux
Arrivé aux États-Unis avec le statut de seed 1 de la ligue européenne après avoir dominé le LEC Summer Split, le roster berlinois s'est effondré lors du Swiss Stage des Worlds 2026 de League of Legends. Comme ce fut le cas quelques mois auparavant au MSI, l'équipe n'a jamais su imposer son rythme face aux écuries asiatiques, notamment en s'inclinant lourdement contre Hanwha Life Esports dans le Bo3 éliminatoire au Round 4. Le contraste avec les attentes placées en eux est brutal.
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Dans sa traditionnelle prise de parole, Romain Bigeard ne cherche aucune excuse et pointe directement un choke mental survenu dès le premier Bo1 du tournoi. Il décrit un effectif expérimenté, mais rattrapé par l'hésitation lorsque les difficultés se sont accumulées sur scène. La volonté de corriger le tir n'a pas suffi ; la structure a tout simplement perdu ses fondamentaux en cours de route. Le manager évoque une prestation inacceptable au vu des mois d'investissement intensif fournis par l'ensemble du groupe.
Nous avions un rêve, mais nous n'avons pas réussi à le réaliser. Très souvent, le résultat ne reflète pas tout le travail qui se cache derrière. Tant d'efforts, des mois à se donner à fond pour un résultat décevant. Désolé à tous nos fans. Désolé pour les attentes élevées. Gagner autant pour se planter quand ça compte le plus, c'est frustrant. On a choke notre premier Bo1. Quand tu as un "vieux" roster, face aux difficultés, tu finis parfois par douter que les choses vont s'arranger. Notre volonté de changer et de corriger les choses n'a pas été assez forte. On a calé. On a fait de bons scrims malgré ce qu'on peut en dire de l'extérieur, mais on a clairement perdu certains de nos fondamentaux en route. On n'a pas répondu présent.
Romain Bigeard
Le mirage des scrims face aux géants asiatiques
Pour étayer cette terrible désillusion et comme c'est le cas à chaque fin de tournoi, Romain a fait le choix de la transparence en partageant l'historique complet des entraînements de l'équipe. Sur un total massif de 120 parties disputées en coulisses, G2 Esports affiche un winrate solide de 58,3 %. Plus frustrant encore pour, le champion d'Europe s'est montré particulièrement affûté contre les mastodontes de la LPL et de la LCK ; les statistiques révèlent des blocs victorieux contre Bilibili Gaming, Invictus Gaming, T1 ou encore Hanwha Life Esports. Une dynamique de conquête que les joueurs n'ont jamais réussi à transposer sous la pression du Credit Union of Texas Event Center. L'exécution a sombré dès que l'enjeu est devenu réel.

"Il faut que les choses changent"
Le tweet de Romain Bigeard s'achève sur une mise au point et un avertissement direct : « Il faut que les choses changent ». Ce constat fait écho aux rumeurs qui agitent déjà l'offseason, notamment du côté de la toplane. Les rumeurs annoncent le départ de BrokenBlade de Berlin, son contrat n'étant pas renouvelé ; pour le remplacer, G2 Esports ciblerait activement Naak Nako comme nouveau toplaner titulaire, s'apprêtant à lâcher un énorme buyout à Team Vitality pour arracher les services du joueur. Movistar KOI sauterait sur l'occasion et placerait BrokenBlade en tête de sa liste de recrutement, tandis que NAVI observerait la situation et garderait le vétéran sous le coude en cas d'échec sur le dossier Naak Nako. La restructuration frapperait aussi le coaching staff ; Pad quitterait les Abeilles pour rejoindre G2 comme coach stratégique.