Team Vitality a validé son ticket pour les demi-finales des IEM Rio en dominant Natus Vincere de manière expéditive. Après ce quart de finale maîtrisé, mezii s'est exprimé sur le réveil individuel de son équipe, la défaite face à Falcons lors de la phase de groupes et le défi qui les attend face à FURIA et au public brésilien.
Un quart de finale à sens unique face à Natus Vincere
Team Vitality a retrouvé son meilleur niveau au moment d'aborder les playoffs des IEM Rio. Interrogé par HLTV sur la facilité avec laquelle son équipe a disposé de NAVI, l'actuelle deuxième meilleure équipe du monde, mezii souligne l'importance des performances individuelles. Il explique : « Bien sûr, l'une des choses qui nous avait manqué dans ce tournoi, c'est que nos individualités explosent. Quand ZywOo lâche 30 kills sur la première map, c'est... et même sur la deuxième map, tout le monde a step up, ropz a super bien joué aussi. C'est ce dont nous avions besoin, que nos individualités aillent de l'avant et step up, et c'est ce qu'on a eu aujourd'hui. Je pense que ça a rendu les choses beaucoup plus faciles. »
Ce match faisait également office de revanche de la finale de Rotterdam. Une situation que les joueurs de Vitality ont abordée avec confiance : « Quand tu joues le même adversaire, tu t'habitues un peu plus à son style, mais nous avons eu beaucoup de confrontations contre NAVI ces deux dernières années et ça nous a été plutôt favorable. Je pense qu'on est assez à l'aise avec leur style et leur façon de jouer, donc en abordant la préparation et cette game, individuellement et en tant qu'équipe, on savait ce qu'on avait à faire. »
La gestion de la défaite contre Falcons et le facteur apEX
Avant d'arriver en playoffs, Team Vitality a concédé une défaite face à Team Falcons. Une contre-performance que l'équipe a su rapidement évacuer. Le joueur britannique détaille cet état d'esprit : « Bien sûr, on était déçus de perdre contre Falcons. C'est agaçant de perdre contre la même équipe ; on a déjà accumulé quelques défaites contre eux maintenant. Mais en même temps, notre objectif est de gagner le tournoi et une défaite en phase de groupes ne change pas grand-chose pour nous. Nos yeux sont toujours rivés sur le trophée. C'est pas grave d'avoir perdu cette game, mais maintenant on arrive dans le moment où on ne peut plus se permettre de mal jouer et on veut s'assurer de step up. »
Relancé sur les propos de zonic, le coach adverse, qui affirmait qu'il fallait jouer de manière agressive face à Vitality et qu'apEX mettait peut-être trop d'enjeu émotionnel dans ce match, mezii nuance : « Je pense que peu importe l'équipe dans laquelle tu joues ou l'adversaire que tu affrontes, tu dois jouer avec du cran de toute façon. Sur le tier-1 de CS, tu dois jouer avec confiance, et ces millisecondes où tu hésites ou tu ne prends pas tes timings avec confiance, tu vas te faire punir. Je ne pense pas que ce soit différent contre nous. [...] Avec apEX, bien sûr qu'il veut peut-être battre Falcons un peu plus que les autres, mais en même temps... on veut tous gagner. C'est juste qu'apEX est à 110%. Il veut battre tout le monde, c'est tout simplement l'un des meilleurs compétiteurs du jeu, et c'est ce qui le motive tant. »
Affronter FURIA dans le rôle du grand méchant
En demi-finale, Team Vitality devra faire face à FURIA, mais surtout à l'ensemble du public brésilien, galvanisé par la récente annonce de retraite de la légende FalleN. Une pression extérieure que l'équipe se dit prête à affronter, largement inspirée par l'attitude de son leader en jeu. Mezii s'en amuse : « On a un peu l'habitude d'être les méchants, ou du moins apEX a l'habitude d'être le méchant, donc on sait à quoi s'attendre en arrivant sur cette scène et dans cette arène contre FURIA. Bien sûr, ils vont avoir un soutien énorme, surtout après l'annonce de FalleN. Pour nous, c'est le genre de situation où l'on se nourrit de cette énergie et de cette atmosphère, et c'est à nous de les réduire au silence. C'est notre objectif. »
Il conclut sur la dynamique insufflée par Dan "apEX" Madesclaire pour gérer cette hostilité : « On laisse un peu apEX faire son truc et on s'en nourrit. C'est un capitaine qui montre l'exemple et on y est un peu habitués maintenant, on est habitués aux huées du public, on est habitués à avoir la foule contre nous. Ça nous va très bien. »
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