Vitality a validé sa qualification pour les playoffs du PGL Masters Bucharest sur Counter-Strike 2 en s'imposant face à NAVI lors du 4e tour. Aligné en tant que stand-in avec la structure française, jL a ainsi participé à la défaite de ses anciens coéquipiers. À l'issue de la rencontre, le joueur lituanien est revenu sur cette confrontation, son intégration dans le roster et son avenir incertain sur la scène compétitive.

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Une victoire sans pression face à son ancienne équipe

Malgré le passif avec les joueurs de NAVI, jL a abordé la rencontre avec une approche très détachée. « Pour être honnête, je pensais que ça allait être un peu plus difficile », admet JL lors d'une interview à HLTV. « Je suis entré dans le match avec l'état d'esprit de m'amuser, de faire de mon mieux et d'essayer d'aider mes coéquipiers au maximum. » S'il reconnaît qu'il est toujours plaisant de battre des amis, il refuse d'en tirer une fierté mal placée, soulignant surtout la complexité pour l'adversaire de jouer contre une équipe remaniée. « Même s'ils avaient gagné, ils n'auraient pas pu venir me chambrer en disant qu'ils m'avaient battu. Je ne suis qu'un stand-in. À l'inverse, perdre contre une équipe qui joue avec un remplaçant, c'est forcément un peu plus embarrassant. Mais c'est aussi compliqué de jouer contre un stand-in : on varie déjà nos stratégies avant chaque match en temps normal, mais je sens qu'on brouille encore plus les pistes avec cette configuration. »

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Privée de Dan « apEX » Madesclaire, l'équipe Vitality a dû repenser sa structure de communication interne. William « mezii » Merriman tente de compenser cette absence, une transition que le reste du groupe s'efforce de faciliter. « Avec cette version de Vitality, on a besoin de beaucoup plus communiquer. », explique jL. « C'est évident car Dan n'est pas là, et mezii ne prépare pas les choses aussi bien que lui, ce qui est normal puisqu'il n'est pas un in-game leader de métier. Nous devons l'aider et c'est pour cela que nous sommes là. C'est pour cela que Vitality est la meilleure équipe du monde, car ils ont la capacité de couvrir les joueurs et de s'organiser. » Fort de cet effort collectif, le Lituanien se sent aujourd'hui pleinement intégré au système. « Je me sens beaucoup plus à l'aise dans ce roster. Je sais ce que je dois faire, beaucoup plus qu'avant. »

Un avenir en suspens après le Major de Singapour

Malgré le niveau affiché, jL garde la tête froide et refuse d'utiliser cette période de stand-in comme une simple vitrine personnelle pour attirer de futures offres. « Même si vous allez en finale avec ce roster, les gens ne me jetteront pas de fleurs. C'est juste Vitality. Ils pourraient prendre un joueur académique et quand même atteindre les finales », relativise-t-il, rappelant que son seul objectif est de dépanner l'équipe. Concernant la suite de sa carrière après le Major de Singapour, le joueur se montre très transparent. « L'idéal serait de trouver une équipe pour jouer des trophées. Mais si ça ne marche pas, ce n'est pas la fin du monde. Pour être honnête, si je ne trouve pas d'équipe après Singapour, j'arrêterai peut-être. Je me concentrerai sur la création de contenu, sur ma femme et sur mon enfant qui est en route. » Refusant de signer un contrat par défaut, il privilégie avant tout la construction humaine et le travail de fond avec un groupe.

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