La Karmine Corp a validé sa qualification pour les playoffs du LEC Spring Split 2026 à l'issue d'une 5e semaine rythmée par le Road Trip à domicile. Si le résultat final est positif, la manière a parfois interpellé, l'équipe s'étant montrée plus fébrile qu'à l'accoutumée. Le support Busio a livré une analyse lucide de ces quelques errements, tout en encensant le niveau stratosphérique de son toplaner, Canna, dès qu'il foule la grande scène.

Un week-end fatigant et un manque de tranchant assumé

Interrogé sur le visage étonnamment chancelant affiché par son équipe face à ses adversaires du week-end (Shifters et Fnatic), Busio ne s'est pas caché derrière de fausses excuses. Le support américain admet que la KC n'a pas évolué à son plein potentiel : « Ouais, je l'ai bien ressenti, c'est clair. On fait des erreurs vraiment basiques. On perd nos early super durement, et on arrive quand même à gagner la game. Je ne sais pas comment on fait, mais on est juste trop forts, tu vois ? »

 

Plus sérieusement, il attribue cette baisse de régime à la combinaison d'un emploi du temps surchargé et de la fatigue inhérente à ce type de déplacement : « C'est sans doute parce qu'on joue trois jours d'affilée. Dans une salle vraiment très chaude, littéralement au niveau de la température, tu vois, on n'a pas les idées claires, et on n'a pas beaucoup scrim non plus. C'est sûrement un mélange de tout ça qui fait qu'on a peut-être été un peu flemmards, ou qu'on manque juste d'entraînement. » Ce road show aura au moins servi de leçon avant la prochaine étape à Madrid. L'équipe sait désormais qu'elle devra redoubler d'efforts sur la communication interne pour compenser l'absence d'entraînement classique avant les matchs officiels.

Canna, le monstre des grands rendez-vous

Si l'équipe a parfois tangué, elle a pu compter sur la solidité à toute épreuve de Canna sur la toplane. Bénéficiant d'une meta très favorable aux champions à distance (un style qu'il affectionne particulièrement), le toplaner s'est imposé comme le MVP de la rencontre contre Fnatic. Une reconnaissance que Busio préfère revendiquer avec beaucoup d'humour : « Pourquoi je le méritais plus que lui ? Euh, parce que j'ai fait un Ardent, tu vois, et je l'ai shield. Donc tout ce qu'il a fait, c'est grâce à moi. Ouais, c'est juste comme ça que ça marche. Du classique, quoi. »

Mais derrière les blagues, Busio voue un immense respect à son coéquipier coréen. Il souligne surtout l'écart monumental qui existe entre le Canna de l'entraînement et le Canna des matchs officiels : « Canna sur scène, c'est un monstre. En scrims, il ne t'inspire pas toujours la même confiance... et puis derrière, il smurf. Je pense que s'il est aussi bon sur scène, c'est parce qu'à l'entraînement, il est davantage dans l'expérimentation. Mais une fois sur scène, il lock in et il est juste phénoménal. Donc s'il sort quelque chose pour la première fois sur scène, je me dis que ça n'avait pas l'air incroyable à l'entraînement, et puis il le prend, il fait du 1v9 et là je réalise que c'est tout simplement lui. C'est le joueur de scène par excellence. »