Après une première semaine catastrophique ponctuée par un 0-3 particulièrement douloureux à Paris, Movistar KOI a enfin relevé la tête. En clôture de la troisième journée de deuxième semaine du LEC Summer Split 2026, l'équipe espagnole s'est imposée 2-1 face à Fnatic. Invité sur le plateau du Post Game Lobby aux côtés de Laure Valée et Odoamne, le toplaner Myrwn a analysé ce regain de forme, son changement de mentalité et la dynamique interne du groupe.
Ajoutez aAa à vos sources préférées sur GoogleLa fin du syndrome de la soloQ
Le soulagement était palpable chez le joueur espagnol au moment de débriefer cette victoire ô combien importante. Si la série a parfois pris des allures de véritable chaos sur la Faille, l'essentiel est assuré pour Movistar KOI qui retrouve progressivement ses fondamentaux. Myrwn dresse un constat très franc sur les récents échecs de son équipe et l'évolution constatée cette semaine. Il analyse la situation, « L'an dernier et au début de ce split, on ne jouait pas pour le même objectif. On était juste cinq joueurs qui faisaient de la soloQ. Maintenant, on est beaucoup plus sur la même longueur d'onde, on se bat ensemble. »
- Lien pratique : toute l'actualité League of Legends
L'équipe a également dû se défaire d'une mauvaise habitude tenace, née de ses succès passés. Forts de leurs qualifications systématiques en playoffs, les joueurs pensaient pouvoir activer leur niveau de jeu sur commande. Le toplaner reconnaît cette erreur d'appréciation, « L'année dernière, à chaque fois qu'on faisait une mauvaise saison régulière, on arrivait en playoffs et on s'y mettait vraiment, mais ça ne vient pas juste en appuyant sur un interrupteur. Il faut vraiment fournir le travail et progresser semaine après semaine. »
Cette remise en question fait suite à un passage à vide personnel lors de l'Esports World Cup. Il avoue sans détour sa part de responsabilité, « Je ne jouais pas vraiment, je courais complètement tout droit. Ça a été le dernier signal d'alarme de l'année pour moi. J'ai décidé de m'investir à 100%, de travailler dur et de voir ce qui se passe. Je n'aurai aucun regret. »
Un calendrier épuisant et un format expéditif
L'enchaînement des compétitions internationales et des segments réguliers pèse lourdement sur les organismes cette année. Interrogé sur la fatigue accumulée, Myrwn confirme que le rythme actuel frise le surmenage, touchant toutes les équipes majeures du circuit. Il illustre son propos avec une anecdote frappante, « Même Caps a dit en interview qu'ils devaient faire leurs reviews à l'aéroport. Je pense que c'est de loin le pire calendrier pour les joueurs, on n'a plus autant de temps qu'avant. »

Le toplaner espagnol se montre également critique envers le format extrêmement resserré du Summer Split. Constatant que certaines équipes asiatiques sont déjà qualifiées pour les Worlds alors que le LEC vient à peine de démarrer, il exprime ses réserves sur la vitesse de la compétition, « Personnellement, je ne suis pas un grand fan parce que je trouve qu'on joue beaucoup trop vite. Il faudrait trouver un juste milieu, peut-être ne jouer qu'un seul match lors des semaines de road trip pour équilibrer. »
La pression de NightSlayer et les vocaux de Jojopyun
Pour maintenir son niveau d'exigence, Myrwn peut compter sur une concurrence interne avec la présence de NightSlayer, le toplaner remplaçant de la structure. Loin de représenter une pression toxique, cette dynamique le pousse à se dépasser au quotidien. Il s'amuse d'ailleurs de ses sessions d'entraînement privées, glissant au passage un tacle amical à Alfari. Il raconte en souriant, « J'ai deux partenaires de 1v1 maintenant. Alfari avait l'habitude de l'être, mais il ne joue plus en soloQ, il est un peu rincé et ne fait que de l'Arena. C'est super d'avoir NightSlayer pour s'entraîner, c'est beaucoup plus réaliste. »
L'entrevue s'est clôturée sur la performance XXL de Jojopyun, élu MVP de la rencontre. Connu pour son énergie débordante, le midlaner américain semble avoir trouvé le juste équilibre dans sa communication. Myrwn partage une anecdote très amusante sur le comportement de son coéquipier lors des entraînements, « En scrims, on n'arrive jamais à l'avoir avec un bon micro. Il crie tellement fort que le matériel ne détecte même plus le son. Mais aujourd'hui, il a trouvé le parfait équilibre entre donner de bonnes infos et faire les calls, il a vraiment géré. »
- Lien pratique : le suivi complet du LEC Summer Split 2026