L'Esports Integrity Commission a rendu son verdict définitif ce 15 octobre concernant NOMERCY : les cinq joueurs écopent de peines allant de trois ans de suspension au bannissement à vie pour manipulation de rencontres. Les sanctions remplacent la mise à l'écart provisoire prononcée en avril.
Ajoutez aAa à vos sources préférées sur GoogleDe la déroute suspecte au couperet disciplinaire
L'affaire remonte au 28 mars 2026, date à laquelle le collectif s'écroulait de manière spectaculaire lors de la phase de groupes de la Roman Imperium Cup VII. Face à BetBoom Team, Sangal Esports, BESTIA et Wildcard, la formation enchaînait les revers humiliants sur des scores sans appel de 13-0, 13-3 et deux fois 13-1. De telles contre-performances sur des rencontres en Bo1 avaient immédiatement alerté les observateurs, d'autant qu'un pari combiné d'une valeur colossale ciblait précisément un handicap de -9,5 rounds sur ces quatre affiches. Dès le 23 avril, l'ESIC neutralisait le roster à titre conservatoire pour lancer une procédure disciplinaire approfondie.
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Des preuves matérielles et des peines graduées
L'enquête menée conjointement avec Runestone Data Partner a mis en lumière des défaillances intentionnelles et répétées sur le serveur. Les démos confirment des choix tactiques aberrants lors des phases de veto, des trades volontairement ratés, un positionnement incohérent et un usage délibérément saboté des utilitaires. L'ESIC précise qu'aucune erreur isolée n'a motivé cette décision ; c'est l'accumulation des données en jeu croisées avec les historiques de communication et les relevés financiers qui a fait tomber l'équipe. Face à ces éléments accablants, la commission a individualisé les sanctions en fonction de la responsabilité de chacun et du degré de coopération affiché durant les interrogatoires.
— ESIC (@ESIC_Official) October 15, 2026
Le leader Oliver "kzy" Heck écope d'un bannissement à vie sans possibilité de réintégration. Son refus total de répondre aux convocations et son implication directe en tant qu'IGL scellent son sort. János "James8k" Fodor et Petar "perakokanje" Bešir héritent de cinq ans de suspension jusqu'au 23 avril 2031, sanctionnant leur mutisme absolu face aux enquêteurs, bien qu'ils n'aient pas exercé le même pouvoir décisionnel que leur capitaine. Plus coopératifs ou cantonnés à un rôle passif, Palkovics "2xplayN" Tamás et Sreten "srtn1" Smiljanić voient leur peine limitée à trois ans, avec une fin de sanction fixée au 23 avril 2029. Le premier a bénéficié de la clémence de l'instance grâce à sa jeunesse et à la remise volontaire de ses registres financiers ; le second a vu sa peine réduite pour avoir fourni des éléments de réponse tangibles lors des premiers interrogatoires.
Conformément à l'article 6.5 du code anti-corruption, l'ensemble des condamnés a désormais l'interdiction stricte de jouer, coacher, manager, analyser ou assister au moindre événement chapeauté par un membre de l'ESIC. Le cinq disparaît purement et simplement de la scène compétitive.
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