Movistar KOI a remporté son match face à Fnatic ce dimanche sur le score de 2 à 1 lors de la troisième journée de la deuxième semaine du LEC Summer Split 2026. Après un début de saison très difficile, l'équipe espagnole enchaîne un second succès tandis que Fnatic rate son entrée en lice.

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Une dynamique inattendue avant la rencontre

Le LEC Summer Split 2026 bat son plein dans ce format de phase de groupes en Bo3 single round robin, étalé du 24 juillet au 30 août. L'objectif pour les équipes engagées reste d'atteindre le top 6 afin d'accéder aux playoffs, avec en ligne de mire la qualification tant convoitée pour les Worlds. Ce dimanche 2 août, l'affrontement entre Movistar KOI et Fnatic présentait des enjeux cruciaux pour les deux structures. Les Espagnols pointaient à la dixième place du classement avec un bilan préoccupant de 1-3, mais restaient sur une victoire fondatrice contre les Shifters. De l'autre côté, Fnatic disputait seulement son premier match de ce segment d'été. La formation britannique alignait pour la première fois son tout nouveau toplaner coréen, Soboro, ajoutant une part d'inconnu à leur niveau de jeu réel.

Movistar KOI dicte le rythme d'entrée

La première manche a d'emblée montré les intentions de la structure espagnole, portée par une composition très proactive. Movistar KOI a imposé son rythme d'entrée de jeu en récupérant le premier sang, construisant un avantage aux golds constant tout au long de l'early game. Si Fnatic a tenté de s'accrocher en prenant la première tour peu avant le quart d'heure de jeu puis le Héraut de la Faille, les Espagnols ont systématiquement dicté le tempo sur la partie inférieure de la carte. Malgré la récupération inespérée du premier Nashor par les Britanniques à la 21e minute pour tenter d'enrayer le snowball adverse, ce qui a permis de légèrement réduire leur retard, MKOI n'a jamais concédé son avance financière.

L'équipe a totalement dominé le rythme des teamfights et verrouillé les objectifs neutres en s'adjugeant l'Âme des Montagnes juste avant la demi-heure de jeu. En sécurisant leur propre Baron Nashor dans la foulée, la formation espagnole a rendu les offensives de Fnatic inefficaces et définitivement fait sauter les verrous de la base ennemie. Jojopyun a été le principal artisan de ce succès avec sa Cassiopeia, infligeant 30k dégâts aux champions pour terminer sur un KDA de 10/1/7. Movistar KOI s'impose de manière autoritaire en un peu plus d'une 32 minutes avec 69.5k golds accumulés et 23 kills au compteur.

La réaction d'orgueil de Fnatic

Dos au mur, Fnatic a montré une belle capacité de résilience lors de la deuxième partie. Si Movistar KOI a pris l'ascendant en early game, accumulant une avance frôlant les 4k golds autour du quart d'heure de jeu, la formation britannique ne s'est pas désunie. Razork, sur son Trundle, s'est concentré sur les objectifs neutres pour sécuriser sereinement les premiers dragons de son équipe. La tendance s'est totalement inversée à l'amorce du mid game, où Fnatic a pris le contrôle des teamfights grâce à une exécution mécanique supérieure, renversant complètement la courbe économique.

Upset a brillé sur sa Xayah en infligeant le maximum de dégâts de la partie avec 26.5k, bien aidé par les ultimes dévastateurs du Rumble de Soboro qui a participé activement aux escarmouches pour terminer sur un KDA de 5/2/8. Même si Movistar KOI a réussi à récupérer un Nashor de manière inespérée pour tenter de reprendre le fil de la rencontre, Fnatic a dominé les regroupements suivants pour asphyxier ses adversaires. L'équipe britannique a finalement conclu la partie juste après la demi-heure de jeu en s'imposant avec une avance finale de plus de 4k golds et 21 kills à 12, égalisant ainsi de manière autoritaire dans la série.

Le dernier mot pour l'Espagne

La manche décisive a cependant pris une tournure désastreuse pour l'équipe britannique après un départ pourtant prometteur. Fnatic a effectivement imposé son rythme en tout début de rencontre en récupérant le premier sang dès la troisième minute, puis en sécurisant le premier dragon des Océans. La physionomie du match a totalement basculé peu avant le quart d'heure de jeu lorsque Movistar KOI a fait tomber la première tourelle et récupéré le dragon Infernal dans la foulée, inversant la dynamique économique en leur faveur.

Jojopyun a terrorisé les lignes arrière avec son Akali, tandis que le Xin Zhao d'Elyoya a littéralement étouffé la jungle adverse. MKOI a ensuite infligé un énorme snowball sur la carte, enchaînant la prise du Héraut de la Faille puis de deux dragons successifs pour creuser l'écart de manière irrémédiable. En sécurisant le Baron Nashor à la 29e minute, les Espagnols ont définitivement brisé les derniers espoirs britanniques. Ils ont scellé la victoire juste après la demi-heure de jeu avec un stomp incontestable, traduit par une ascension fulgurante de la courbe d'or atteignant une avance massive dépassant les 10k golds et un score sévère de 23 kills à 11.

C'était très loin d'être parfait, mais cette victoire de Movistar KOI relance totalement leur saison régulière. En passant à un bilan de 2-3, l'équipe espagnole prouve que son succès précédent n'était pas un accident et se replace sérieusement dans la course au top 6 pour les playoffs. Pour Fnatic, cette défaite d'entrée constitue un avertissement. L'intégration de Soboro sur la toplane demandera sans doute encore un peu de temps pour fluidifier les synergies globales. La structure britannique devra rapidement corriger le tir lors des prochains affrontements pour éviter de se retrouver en difficulté dans l'optique d'une qualification aux Worlds.