Le jungler de LYON, Inspired, s'est confié au micro d'Ethan pour DPM Esports. Le joueur polonais est revenu sur la perte du titre en finale des LCS face à Team Liquid, les difficultés chroniques de son équipe, le danger que représente Team Secret Whales au premier tour, et les leçons tirées de ses précédentes désillusions internationales.
Ajoutez aAa à vos sources préférées sur GoogleUne finale LCS décidée par les mécaniques, pas par la macro
Malgré la défaite de LYON face à Team Liquid en finale du Summer Split des LCS, Inspired refuse de tirer des conclusions dramatiques et s'inscrit en faux contre l'analyse du coach adverse, Spawn. Pour le jungler, TL n'a pas brillé par son intelligence de jeu. « Je pense que leur macro n'était pas si bonne, et que ce sont leurs mécaniques qui les ont maintenus en vie », explique-t-il au micro de DPM Esports. « Le plus gros ajustement qu'ils ont fait a été de choisir de bien meilleurs champions pour leur toplaner, qui est leur meilleur joueur, afin qu'il ait un vrai impact sur la partie. Leur plan de jeu était de ne pas faire grand-chose, d'arriver pour les teamfights et de mieux jouer mécaniquement que nous. »
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Relancé sur la performance de Jose, sacré MVP de cette finale et désigné comme « le meilleur joueur d'Occident » par Spawn, Inspired se montre expéditif : « C'est une déclaration amusante... Je trouve qu'il a fait un match correct, mais il n'a rien fait de spécial ou d'inattendu. Je pense honnêtement que c'est leur toplaner qui a très bien joué toute la série en jouant strongside sur des carrys comme Camille et Jax. »
Gommer l'irrégularité des solo lanes avant d'affronter l'Asie
Pour rivaliser sur la scène internationale, LYON a profité de son bootcamp pour tenter de régler son problème majeur : le manque de régularité, particulièrement sur les solo lanes. « Nous avons tendance à passer à côté de certaines games. Si l'une de nos solo lanes n'est pas dans son match, ça devient difficile de jouer pour toute l'équipe », admet Inspired. « Ce sur quoi nous avons le plus travaillé, c'est la compréhension des matchups : savoir quels champions nous voulons vraiment jouer, et bien gérer la phase de lane pour ne pas prendre de retard d'entrée. » Une nécessité absolue pour espérer survivre face à des équipes orientales réputées pour faire exploser les parties avant la dixième minute.

Pour son premier match du Swiss Stage, LYON retrouvera TSW, une formation agressive capable de faire trébucher n'importe quel poids lourd en Bo1. Un tirage qu'Inspired prend très au sérieux, ciblant parfaitement les forces adverses. « Le jungler est leur meilleur joueur et ils jouent vraiment autour de lui pour s'assurer qu'il ait des opportunités sur la carte. Leur midlaner n'a pas une grande phase de lane, il préfère jouer des champions capables d'impacter la carte plutôt que de dominer son vis-à-vis. Nous devons être prêts pour ça, jouer standard et ne pas leur laisser trop d'ouvertures. »
Le syndrome de la Game 5 et la philosophie du match par match
Régulièrement battu au bout du suspense face aux cadors asiatiques par le passé, Inspired impute ces défaites cruelles en Game 5 à des adaptations stratégiques décisives de ses adversaires lors de la phase de draft. « Contre Gen.G, nous n'étions pas prêts pour leur réponse : ils ont lock Smolder face à notre Yone et nous avons dû nous adapter à la volée. Contre HLE, nous voulions sortir la Kalista, et nous avons été punis par un Blitzcrank lock à la dernière seconde. [...] Les équipes adverses ont eu des approches très intelligentes lors des drafts dans ces situations. »
Désormais, le vétéran aborde ce championnat du monde sans se projeter. L'objectif n'est pas de rêver du titre, mais simplement de ne pas avoir de regrets liés à des erreurs évitables. « Je ne rêve pas de remporter les Worlds parce que je n'ai jamais été en finale. Une fois que j'y serai, j'en rêverai », conclut-il. « Pour l'instant, mon rêve c'est de battre TSW. Ensuite, mon rêve sera de battre l'équipe suivante. »
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