À la veille de l'entrée en lice de G2 Esports dans le Swiss Stage des Worlds 2026 face à Dplus KIA, Caps s'est exprimé au micro de Cloud Sidky lors du Media Day. Le midlaner danois a abordé l'importance de tirer des leçons de leurs entraînements, le travail de préparation mentale de l'équipe, et l'évolution de sa motivation après tant d'années au plus haut niveau.

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Tirer des leçons plutôt que de subir les scrims

G2 Esports n'a pas dominé l'intégralité de ses scrims lors de son bootcamp, mais Caps refuse de céder au pessimisme qui frappe souvent les équipes occidentales. « Les Worlds, c'est vraiment un tournoi à part, c'est certain. Je ne pense pas qu'on avait le niveau le plus solide en arrivant, mais on a énormément progressé », assure-t-il lors d'une interview accordée au média Cloud Sidky. L'équipe a appris à ne pas se laisser abattre par des scrims difficiles, privilégiant l'analyse à froid.

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« Parfois on perd sans avoir le temps de comprendre sur le coup, mais on passe ensuite beaucoup de temps pour identifier le problème : pourquoi on perd ? Est-ce l'early game, notre mid game, ou la gestion du Nashor ? », détaille Caps. « Quand on voit ce qu'on peut améliorer et qu'on le fait mieux le lendemain, ça donne énormément de motivation. Même si les résultats bruts ne sont pas toujours là, on sent qu'on a appris quelque chose. [...] Sur ces dix derniers jours, chaque jour a été meilleur que le précédent. »

Un équilibre de vie indispensable pour performer

Pour encaisser la pression et le rythme effréné des championnats du monde, G2 s'appuie sur une structure rigoureuse, supervisée notamment par Isma, leur psychologue du sport. Si l'équipe avait par le passé tendance à imposer des plannings trop stricts jusqu'à l'épuisement, elle a désormais trouvé la bonne formule. « Nous avons un meilleur équilibre, en accordant plus de temps à la récupération via la méditation, la nutrition ou l'exercice physique pour garder nos corps et nos esprits en bonne santé », explique le Danois. « Avoir cet équilibre permet de pousser beaucoup plus fort pendant les scrims et de garder l'énergie nécessaire pour faire des reviews ou de la SoloQ. C'est dans ces moments-là qu'on apprend le plus. »

Interrogé sur le moteur de sa motivation après une si longue carrière, le joueur retrace son évolution : de l'enfant qui regardait Faker et Uzi lors des Worlds de la Saison 3, à sa révélation face à la foule lors de la finale de la ligue turque avec Dark Passage en 2016. Aujourd'hui, sa faim de victoire passe avant tout par l'accomplissement tactique en équipe. « J'ai toujours pour objectif de devenir le meilleur, mais je veux aussi profiter de ces moments », confie Caps. « Être avec une équipe sur la durée, travailler sur différents concepts à l'entraînement... C'est tellement gratifiant quand on travaille sur un point précis et qu'on arrive à l'exécuter à la perfection lors de la game suivante. J'ai juste hâte qu'on montre tout ce qu'on a travaillé sur scène. »

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