Arthur Perticoz, ancien CEO de la KCorp, a abordé pendant quelques dizaines de minutes sur son live Twitch le sujet de la discorde survenue entre Gotaga et Kameto. Loin de dramatiser l'impact à long terme pour la scène, il pointe surtout des défaillances de communication et un feuilleton financier qui aurait dû se régler en quelques réunions privées.
Ajoutez aAa à vos sources préférées sur GoogleArthur Perticoz partage son ressenti sur la prise de bec entre Gotaga et Kameto
Premièrement, et c'est un peu la source des tensions, le choix des joueurs de rallier Gentle Mates ne pose aucun débat de fond d'après Arthur Perticoz. Les sportifs ont le droit de changer d'air et les explications avancées par Corentin « Gotaga » Houssein, notamment celle de démarrer une dynamique sur un terrain neutre, loin de la rivalité historique KC-Vitality, restent à ses yeux tout à fait compréhensibles.
Le cœur du litige entre Kameto et Gotaga se résume selon lui à une seule équation administrative : la négociation d'une clause de sortie. Il estime que la situation a dérapé au moment où les infos quant aux retards de paiement internes à la Karmine Corp et les montants de salaires ont été révélés sur les réseaux sociaux. S'il reconnaît que les arriérés de la KC (principalement du cashprize) sont anormaux et inacceptables, il précise que leur règlement relève des engagements contractuels du club et non d'une affaire publique instrumentalisée par des fuites ou des stratégies d'influence.
Une note interne et une perception en décalage
Concernant les contradictions apparentes entre Kameto et Gotaga, Arthur Perticoz réfute toute idée de mensong délibéré de l'un ou de l'autre. Il a notamment cité une note interne datée du 26 septembre où il apparaissait bien qu'un joueur envisageait de rester à la KC pour un salaire légèrement inférieur à celui de la concurrence. Pour lui, ce décalage de perception s'explique simplement par la jeunesse des talents, le stress des négociations et les distorsions inhérentes au bouche-à-oreille entre agents, familles et dirigeants (et la pression des supporters).
L'ancien CEO regrette avant tout le manque de préparation collective, deux rendez-vous en privé auraient suffi : le premier pour cadrer une annonce commune limitant le cyberharcèlement sur les joueurs, le second pour aligner le montant du transfert et son calendrier de versement. Confiant dans l'issue du dossier, il estime que la raison finira par l'emporter : soit les deux structures trouvent un terrain d'entente financier dans les prochains jours, soit les contrats iront à leur terme jusqu'en janvier.
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