Par streams interposés hier soir, Kameto (Karmine Corp) et Gotaga (Gentle Mates) se sont exprimés sur les coulisses houleuses du mercato Rocket League entourant la constitution d’une potentielle « superteam » (Vatira, Atow & Zen). Les réseaux sociaux ont pris feux pendant les discussions, agitant une scène qui n'avait peut-être pas besoin de cela. La rédaction vous propose une petit récap' de cette soirée.
Ajoutez aAa à vos sources préférées sur GoogleKCorp vs Gentle Mates : Une bataille de chiffres et de calendrier
Alors que la fin de saison compétitive ouvre la période des transferts, les projecteurs se sont braqués sur l'avenir de la scène tricolore de Rocket League. Au centre des discussions, la possibilité de réunir un trio d'élite composé d'Axel « Vatira » Touret, Tristan « Atow » Soyez et Alexis « zen » Bernier. Longtemps restées cantonnées aux bruits de couloir, les tractations sur cette potentielle dreamteam ont finalement débordé sur la place publique lors des prises de parole successives des deux cofondateurs de la KC et de M8, Kameto et Gotaga. Et ça s'est quelque peu écharpé, surtout concernant les conditions financières et les délais imposés durant les négociations.
La question salariale
Côté Karmine Corp, Kameto a évoqué une offre initiale de son club à hauteur d'environ 23 000€ mensuels par joueur, face à une proposition de Gentle Mates annoncée selon lui à 28 000€, complétée de primes d'agents. De son côté, Gotaga a tenu à rectifier ces montants en détaillant la chronologie des offres de M8 : démarrée à 21k€, l'enchère serait passée par une contre-proposition KC à 25k€, avant que Gentle Mates ne formule une ultime offre à 27k€ par mois.
Le timing et les buyouts
Kameto a déploré la mise en place d'une « deadline » imposée aux joueurs alors qu'ils étaient encore sous contrat, tout en confirmant des échanges avec Neo (CEO de Vitality) au lendemain des Worlds pour aborder la question des clauses de rachat. Le dirigeant de la KC a insisté sur le fait qu'aucun départ anticipé ne se ferait sans règlement préalable des buyouts. Gotaga a quant à lui répondu que Gentle Mates n'a pas abordé les joueurs avant les Worlds et n'a jamais refusé de payer les indemnités de transfert, soulignant plutôt un différend initial d'interprétation juridique des fins de contrat entre structures.
Tensions financières en toile de fond et rôle des leaks
La discussion a également dérivée sur la santé financière des clubs et l'impact des fuites sur les réseaux sociaux. Gotaga a fait mention de retards de paiement (un montant d'environ 300 000€ ayant circulé) au sein de la Karmine Corp, expliquant que ces éléments commençaient à fuiter via des insiders et pesaient sur l'ambiance des négociations.
Sur ce sujet, Kameto a tenu à rassurer les supporters : si des retards de versement ont bien existé pour la division Rocket League par le passé, la situation est aujourd'hui totalement assainie et la structure affirme avoir stabilisé ses finances. Gotaga a également conclu sur les finances de Gentle Mates en réaffirmant la rentabilité et la pérennité de son projet.
L’impact humain et la modération communautaire
Au-delà des aspects purement contractuels, les deux dirigeants ont unanimement déploré la toxicité générée sur les réseaux sociaux. Face aux insultes ciblant certains joueurs (notamment Vatira) ou des membres de leur entourage (poussant certains proches à désactiver leurs comptes), Gotaga a rappelé qu'il ne s'agissait pas de traiter les joueurs de « mercenaires » et qu'une aventure sportive implique des choix professionnels légitimes, d'autant que les carrières sont courtes.
Sur le plan personnel, une certaine amertume s'est fait sentir. Gotaga a reconnu une cassure dans sa relation amicale avec Kameto, tout en espérant que le temps permettra de prendre le recul nécessaire. Tous deux ont martelé ne souhaiter aucune « guerre » entre structures, appelant au calme et à la retenue d'un public parfois prompt aux excès.
— takuma (@takugoat) October 5, 2026
L'avenir compétitif de la Karmine Corp sur Rocket League reste quant à lui en suspens : le club explore actuellement le marché tout en n'excluant pas, faute de visibilité sur le circuit 2027, une potentielle pause temporaire sur le titre (et une ouverture sur d'autres jeux ?).
La mise au point de Prodigy Agency : Jérôme Coupez rétablit ses faits
Dans la foulée des streams et face à l'amplification des réactions communautaires, Jérôme Coupez, CEO et fondateur de Prodigy Agency (représentant notamment les intérêts de joueurs impliqués), a publié un message sur X détaillée pour répondre publiquement aux éléments évoqués en direct. Dénonçant des contre-vérités ayant attisé les dérives en ligne, il a clarifié les points de procédure contractuelle et réaffirmé la priorité accordée à la protection physique et morale des talents.
Les 4 clarifications clés de Prodigy Agency
- Arriérés et conditions financières : l'agence conteste l'idée que la situation soit close ou anecdotique, affirmant que plusieurs centaines de milliers d'euros demeurent impayés sans plan d'échéancier formalisé, précisant qu'il ne s'agit aucunement de simples « bonus ». Cette incertitude a pesé lourdement sur la décision de ne pas privilégier la prolongation à offres équivalentes.
- Timing des démarches et fuites : l'agence assure n'avoir jamais souhaité de leaks et affirme avoir expressément attendu la conclusion des Worlds avant d'entamer la moindre négociation ou accord avec d'autres clubs.
- Modèle économique & transferts : Jérôme Coupez a rappelé que Prodigy Agency ne perçoit aucune commission sur les buyouts ou transferts de ses joueurs, coupant court aux spéculations sur un intérêt financier spéculatif.
- Droits à l'image et sponsoring : l'agence a précisé sa pratique standard consistant à négocier des partenaires individuels pour les joueurs (sans exploitation des logos ou maillots du club), comme cela se pratique dans le sport de haut niveau.
Face à l'extrême gravité des menaces ciblant les joueurs, leurs familles ainsi que les équipes de l'agence, Jérôme Coupez a indiqué que tous les éléments ont été transmis aux autorités judiciaires compétentes, appelant à ce que les discussions se recentrent sur des solutions juridiques et professionnelles en coulisses.