Écarté du roster actif de Joblife, 3XA a tenu à clarifier les raisons de son départ. L'AD Carry français affirme avoir initié cette séparation, motivée par un problème nerveux handicapant au poignet, une accumulation de désillusions sportives et une perte globale de motivation.

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Une décision assumée face à des limites physiques et mentales

Loin d'un simple renvoi acté par la direction sportive, le départ de Thomas "3XA" Foucou de Joblife relève avant tout d'une décision personnelle. Lors d'une récente prise de parole en direct, le joueur français a souhaité expliquer le pourquoi du comment, assumant pleinement ses choix. Il a d'emblée tenu à rectifier la perception de son départ en réfutant toute idée de conflit majeur avec la structure. « L'article dit que je me suis fait bench alors que c'est un peu plus complexe que ça, parce que la vérité c'est que j'ai demandé à quitter l'équipe », a-t-il précisé. « Je ne vais pas insulter et flame tout le monde. Ce n'est pas ça que je dis. Je vais donner mon POV du truc, je vais admettre mes torts et les torts des autres, et c'est tout. Pour ma part, je n'ai aucune animosité dans ce que j'ai fait ou dans la décision que j'ai prise. »

Le cœur du problème repose sur une intégrité physique compromise. 3XA révèle souffrir de complications nerveuses affectant directement sa capacité à jouer à haut niveau. « J'ai un problème au nerf, c'est C6, C7 et C8, qui fait qu'en fait je ne peux pas jouer autant à League of Legends que j'en aurais envie, ou comme j'en avais envie quand j'avais 17 ou 18 ans », a-t-il détaillé. Cette douleur persistante génère une sensation d'usure physique handicapante au quotidien. « Ce n'est pas de l'arthrose, mais je sentais que mon poignet dégénère. La santé dégénère, la mobilité redescend et c'est quelque chose qui m'a beaucoup pesé mentalement dans ce projet. » Malgré un suivi récent mis en place avec un kinésithérapeute, le constat est strict : son corps nécessite aujourd'hui un repos impératif.

À cette contrainte physique s'ajoute une profonde fatigue psychologique, héritée de ses précédentes expériences compétitives. En revenant sur son année chez Karmine Corp Blue et ses espoirs avec le projet French Flair, l'AD Carry évoque une immense amertume de ne pas avoir accédé au LEC, s'estimant freiné par des raisons extrasportives. Ces rendez-vous manqués ont laissé des traces durables sur son envie de concourir. « La déception que j'ai eue de ne pas monter déjà après KCB et après French Flair, je pense que ça m'a complètement démotivé de l'esport en tant que joueur pro », a-t-il confié. « Le retour sur investissement que tu as est parfois très injuste. Le fait de ne pas avoir eu d'opportunité après l'une des années où j'ai été le plus investi et où j'ai eu le plus de succès, ça m'a fait beaucoup de damage, on va dire. »

Sur le plan purement sportif avec Joblife, le joueur n'a pas réussi à trouver ses marques. 3XA souligne une méta qui ne lui correspond pas et un niveau d'exécution collectif qui l'a rapidement frustré, l'amenant à des comportements inadéquats en interne dont il assume la responsabilité. « Je me suis promis une chose après SK, c'est que quand j'allais avoir des frustrations dans les équipes, je n'allais plus les garder pour moi, j'allais parler. Mais je pense que là, j'ai été toxique dans ma manière d'amener les feedbacks parce que j'ai été très émotionnel », reconnaît-il avec lucidité. Face aux difficultés de l'équipe, le point de rupture a été atteint. Ne se sentant plus capable de s'investir mentalement ni de pallier les manques de l'équipe, il a refusé de conserver sa place par simple intérêt financier : « Je lui ai dit cash : 'J'y crois plus'. Je trouve qu'on joue beaucoup trop mal. Il y a des lacunes qui sont trop grandes, et avec tout ce que j'ai derrière, je ne pourrais pas m'investir plus mentalement. Je ne vais pas rester et donner le minimum de moi-même dans une équipe juste pour collecter un salaire, parce que déjà je ne vais pas être heureux. »

Retrouvez l'extrait complet juste en dessous :