À l'aube du coup d'envoi du Swiss Stage des Worlds 2026, Busio a profité du Media Day pour fêter son anniversaire. Le support américain de la Karmine Corp s'est entretenu avec Cloud Sidky pour aborder son évolution depuis son départ d'Amérique du Nord, la gestion de la pression, et surtout la philosophie de jeu très singulière de son équipe, basée sur l'individualisme et la responsabilisation.

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Une adaptation réussie au système KC

Un an après avoir quitté FlyQuest et les LCS, Busio estime avoir beaucoup grandi, moins grâce au changement de région qu'au changement de structure, comme il explique au micro du média Cloud Sidky. « L'équipe dans laquelle je suis maintenant est très, très différente de FlyQuest. J'ai dû apprendre de nouvelles compétences, remplir un rôle différent, et je dois simplement continuer à me développer en tant que joueur », explique-t-il. Interrogé sur sa maîtrise de la vision, souvent saluée par les commentateurs européens, le support reste pragmatique : « Je ne pense pas que ce soit unique à moi [...]. Quand je lis les compositions d'équipes et la situation sur la carte, je le fais plutôt efficacement. C'est mon travail. Si je suis un top support, j'ai intérêt à gérer la vision comme un top support le ferait. »

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Comparée à Gen.G pour sa capacité à s'appuyer sur des laners exceptionnels au détriment d'un jeu d'équipe ultra-coordonné, la Karmine Corp assume totalement cette approche. Pour Busio, cet individualisme assumé est un choix tactique. « Ne pas s'appuyer sur le team play traditionnel, c'est justement notre team play », affirme-t-il. « Être égoïste sur les ressources et prendre ses propres décisions, c'est en fait une compétence d'équipe qu'il faut développer. Nous le faisons intentionnellement. Si tout le monde lit très bien la carte de son côté, c'est très dur pour les adversaires de nous attraper sur des regroupements. »

Cette méthode permet surtout à l'équipe de résister à la pression des grands rendez-vous en évitant les erreurs de communication. « Si vous êtes trop concentré sur le team play dans une situation de haute pression, vous n'utilisez plus votre propre cerveau. [...] Si vous êtes responsable de vous-même, vous allez jouer beaucoup plus naturellement que si vous attendez qu'un joueur dise : "Oh, faisons ce plan, on full commit". Vous voyez ça parfois en playoffs : des joueurs font des choses et on se dit "Est-ce qu'ils feraient ça en SoloQ ? Absolument pas". C'est parce qu'ils sont stressés et qu'ils écoutent un call qu'ils ne voient pas eux-mêmes ou auquel ils ne croient pas. » La règle d'or chez la KC est donc simple : jouer ce qu'il y a sur son propre écran.

La traditionnelle question des scrims

Malgré la pression inhérente aux Worlds de League of Legends, l'Américain affirme trouver son équilibre en donnant simplement son maximum chaque jour et en tirant du plaisir de la compétition pure face aux meilleurs joueurs du monde. Cloud Sidky n'a d'ailleurs pas manqué de lui poser la traditionnelle question sur la forme de l'équipe en entraînements et en scrims, qui génère souvent de faux espoirs pour les équipes occidentales. « On domine », a répondu Busio avec ironie, espérant ne pas s'attirer de mauvais œil. Et à l'heure de choisir entre l'Amérique du Nord et l'Europe, le joueur a botté en touche avec le sourire : « KC best. »

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