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L'Overwatch League trop sévère ?

Par SaltySwan le 12/03/2018 à 10:49

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Blizzard trop sévère avec les joueurs de l’Overwatch League ?

 

Le 9 mars, Blizzard a officiellement annoncé une série de quatre sanctions envers des joueurs de l’Overwatch League, dont xQc qui a reçu une seconde suspension après avoir passé toute l’étape 1 sur la touche. Que s’est-il réellement passé pour que le studio américain prenne ces décisions ? L’éditeur est-il trop sévère avec les joueurs ?

 

Explication des sanctions

 

Silkthread : La sanction la plus simple concerne le DPS de Los Angeles Valiant. Une amende de 1000 dollars lui est demandée pour avoir partagé son compte. Nous avons peu de détails sur le contexte, mais il n’est pas le premier à être sanctionné pour cette raison : en décembre, Undead, U4 et Xushu de Shanghai Dragons, ont été les premiers à recevoir une amende. Ce n’est pas une violation du Code de conduite de l’OWL, mais purement et simplement, du règlement du jeu.

 

TaiRong : Ce coach sud-coréen avait partagé un meme sur Twitter à propos de la bombe atomique contre le Japon. Autant dire que c’était maladroit, d’autant plus que lui-même n’était pas au courant de l’origine de cette blague au moment du tweet, le 11 février. Il l’a donc supprimé, s’est excusé publiquement et a donné 1000 dollars à une fondation d’Hiroshima pour la paix. Ce tweet n’a pas fait beaucoup de vagues, jusqu’à ce que Blizzard décide de lui donner un avertissement formel, ce qui a relancé la controverse.

 

Taimou : Cette sanction concerne un joueur qui n’est, pour le coup, pas très connu pour sa toxicité : c’est la seconde sanction qu’il reçoit à son encontre (avec une suspension de l’APEX en octobre 2016 pour des propos inappropriés). Cette fois, Blizzard lui adresse une amende de 1000 dollars pour avoir proféré, à deux reprises, des insultes homophobes sur son live personnel.

 

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 Taimou a dû passer à la caisse

 

Ces deux insultes ont été clippées par des spectateurs et adressées à ESPN, un média connu pour faire sortir des scandales et des informations avant leur officialisation. Cette information a fait l’objet d’un article chez ESPN et il n’a fallu attendre que le lendemain pour que Blizzard lui donne une amende. Cette décision est contestable, dans la mesure où d’autres joueurs ont déjà fait de telles remarques en live sans recevoir aucune sanction : la seule différence, ici, est que l’histoire a été rapportée à un média, ce qui lui a donné plus de proportion.

 

Enfin, concernant son coéquipier xQc, la décision de sa suspension mérite bien plus d’explications.

 

 

Après sa seconde suspension, xQc va jeter l’éponge

 

Accrochez-vous, c’est long ! Le tank de Dallas Fuel, xQc, a reçu une amende de 4000 dollars (environ 3200 euros) ainsi qu’une suspension de 4 matches. Cela signifie qu’il ne jouera plus pendant toute cette étape, mais devrait rejouer dès le début de l’étape 3, le 5 avril (...s'il trouve une autre équipe). Au total, sur 10 semaines de ligue, il n’a joué que 4 semaines. En attendant, cette seconde suspension a des conséquences plus graves pour lui que la première.

 

Pour rappel, xQc a été suspendu pendant 6 semaines le 19 janvier à cause de tweets toxiques répétés, le dernier étant une insulte homophobe adressée à Muma, le tank des Houston Outlaws, qui venait en plus de faire son coming-out. Il s’en est suivi une vidéo d’excuses et des performances  discutables de la formation Dallas Fuel, qui a terminé 10e lors de l’étape 1, alors qu’elle faisait partie des équipes favorites pour la saison inaugurale.

 

A l’étape 2, il est donc revenu sur scène et n’aura pas mis plus de deux semaines pour se faire sanctionner une nouvelle fois. Ces sanctions s’expliquent par une succession de comportements toxiques de sa part : l’un encore sur Twitter, où il a déclaré que les casters de l’Overwatch League « lui donnaient le cancer », une critique du niveau de jeu de Fate sur son live, une autre de Jake et enfin, l’utilisation d’une emote sur le live de l’OWL.

 

xQc n'aura joué que deux semaines durant l'étape 2 de l'Overwatch League

 

D’abord, éclaircissons les accusations que le joueur Jake porte envers lui. Comme xQc l’a expliqué dans son live du 10 mars, il lui a reproché d’avoir lancé le meme « J LUL A K E ». Pour rappel, ce meme est censé désigner un mauvais joueur de Chacal, à l’image de Jake qui a mal joué dans un live de xQc. Désormais, ce meme a pris des proportions telles que Jake reçoit quotidiennement des messages privés d’inconnus qui lui envoient ce meme. Problème : c’est xQc qui a lancé cette tendance, ce qui le place comme responsable de la situation. Dans son live du 10 mars, il a demandé à ses spectateurs d’arrêter de le faire, mais il n’a aucune emprise sur la situation. Si sa communauté est connue pour sa toxicité, lui ne peut pas la contrôler… encore des accusations à ajouter à la pile. Mais l’accusation la plus contestable était celle de son message « TriHard 7 » sur un live de l’Overwatch League où Malik Forté était à l’écran.

 

 

TriHard 7 ? Malik Forté ?

 

Malik Forté est un animateur afro-américain (oui, cette information est importante) qui a été recruté dans l’Overwatch League à l’étape 2. Au bout de quelques jours, la communauté de Twitch a trouvé la bonne idée de spam l’emote « TriHard », qui représente un homme noir, à chaque fois qu’il apparaissait à l’écran. C’est un peu comme le fameux « J LUL A K E » qui envahit le live lors des apparitions du joueur des Houston Outlaws. Ne cherchez pas : c’est Twitch.

 

En quoi est-ce un problème ? TriHard est une emote qui représente un homme noir sur Twitch. En revanche, le texte « TriHard 7 » est une forme de salut que xQc utilise avec sa communauté depuis longtemps. En somme, toute cette affaire a commencé à cause d’un quiproquo. Ici, la question n’est pas de savoir si le fait de spam l’emote d’un homme noir quand un homme noir apparaît à l’écran, est raciste : elle se trouve dans la façon qu’a eu Blizzard de réagir à la controverse.

 

La décision de suspendre et de donner une amende à xQc est arrivée après que Malik Forté ait exprimé son aberration devant le spam de TriHard quand il apparaissait à l’écran, considérant cette tendance comme du racisme ordinaire. C’est à cette occasion que quelqu’un a posté une capture d’écran de xQc écrivant « TriHard 7 » dans le live, ce qui a donné le coupable parfait pour Blizzard. Si « TriHard » apparaît systématiquement quand Malik Forté est là, elle l’est aussi à d’autres moments du live, notamment quand xQc se montre sur le chat où l’on voit des centaines de « TriHard 7 » apparaître, puisqu’il s’agit d’une emote que lui utilise sur son live.

 

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Malik Forté est présent sur la scène esport depuis plusieurs années 

 

Blizzard a donc pris deux décisions successives : d’abord, bannir xQc pour l’utilisation de cette emote (mais aussi pour les autres comportements toxiques qu’il a eus ces deux dernières semaines). Ensuite, Blizzard a décidé le 10 mars de bannir de façon permanente les utilisateurs du chat qui utilisent l’emote « TriHard ». Autrement dit, c’est xQc qui a été condamné en premier, puis le reste du chat, qui lui a été averti contrairement au joueur de Dallas Fuel… mais voilà, xQc n’est pas à sa première suspension au sein de l’Overwatch League, ni à sa première sanction par Blizzard (banni pour toxicité auparavant), ce qui le met en position de « mauvais élève » où il ne peut plus se permettre le moindre faux pas. Ou la moindre emote, apparemment. Sur ce sujet, Malik a bien précisé qu’il ne pensait pas que xQc avait fait preuve de racisme : lui condamne l’utilisation de l’emote « TriHard » quand il est en live, une attitude que lui et ses proches subissent depuis plus de 3 ans sur Twitch.

 

xQc pense alors à jeter l’éponge. Même si certaines accusations contre lui sont parfaitement justifiées, d’autres ressemblent à des prétextes que le staff trouve pour l’éloigner le plus possible de son circuit. Dans un live du 10 mars, il a éclairci les controverses qui le concernaient en critiquant notamment la réaction de Malik Forté et la prise de parti de Slasher, un reporter qui donne très souvent des informations internes sur ce qu’il se passe dans l’Overwatch League (le sel ici). Il affirme également penser à quitter l’Overwatch League et son équipe. Même si lors de sa prise de parole on ne peut pas savoir s’il est sérieux, c’est la première fois qu’il le dit officiellement. De plus, la structure recrute un nouveau main tank le 9 mars : OGE. « Ça me brise le cœur de voir que ceux qui ne font pas de recherches ont le dernier mot » affirme-t-il dans son live. « Ceux qui s’y connaissent le moins ont le plus grand impact sur la situation. » 

 

A peine deux jours plus tard, xQc annoncera la fin de son aventure chez Dallas Fuel, décision prise d’un commun accord.

 

 

Des sanctions trop sévères ?

 

Maintenant que la situation est éclaircie, il convient de se demander si Blizzard est trop sévère avec les joueurs de l’Overwatch League. Soyons clairs : ici, c’est le Code de conduite de l’Overwatch League qui est remis en question. Ce dernier régit les participants à l’OWL, contrairement au règlement du jeu qui s’applique autant à eux qu’à n’importe quels joueurs. En outre, alors que le règlement est public, le Code de conduite qui régit les membres de la ligue est confidentiel. Face aux critiques qui pullulent sur les réseaux depuis la série de sanctions du 9 mars, Nate Nanzer, directeur e-sport d’Overwatch, a affirmé que le code allait être rendu public : « Après tout, pour la NBA, chacun peut trouver le règlement sur le site officiel. Nous travaillons pour en faire de même. » Une décision qui pourrait éteindre les controverses, mais cela ne change rien au fait que les joueurs n’ont aucun recours contre les sanctions qui leur sont adressées.

 

Pourtant, les enjeux sont de taille : il ne faut pas oublier que si une amende n’est pas la plus grave des sanctions, une suspension peut mettre fin à la carrière des professionnels dans l’esport. Cela s’est vérifié sur d’autres jeux comme League of Legends, avec par exemple le bannissement à vie de Krepo le 20 mai 2017, qui était caster chez Riot Games (maintenant coach). Si certaines décisions strictes sont prises pour cause de triche (utilisation de logiciels frauduleux sur les FPS, ou encore le fameux « match-fixng »), ce qui est contre le règlement du jeu lui-même, d’autres sont prises sur des thèmes beaucoup plus sujets à controverses, comme pour le cas de Krepo : il était accusé de détournement de mineure à cause de snaps compromettants. Dans ce cas, c’est le Code de conduite auxquels sont soumis les professionnels qui n’est pas respecté, et les règles sont bien plus floues.

 

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Krepo a quitté le cast des LCS Europe en juin dernier 

 

Concernant l’Europe, il convient aussi de citer la suspension de 6 mois de Mithy et Nukeduck en 2014, autrefois chez Ninjas in Pyjamas. L’article concerné dans le règlement des Challenger Series était le suivant : « Aucun membre d'équipe ne peut se livrer à un quelconque acte jugé immoral, scandaleux ou contraire aux principes conventionnels propres à un comportement éthique par le Code de l'invocateur. » Ces actes s’étendent-ils à la vie personnelle des joueurs ? Quelle est la définition d’immoral, d’éthique, de scandaleux pour Riot Games ? Autant dire que cela laisse toute liberté à l’éditeur pour décider des sanctions. Dans ce cas précis, les deux joueurs avaient été suspendus à long terme pour insultes racistes et homophobes, pendant des parties faites en-dehors du cadre des Challenger Series.

 

Prenons une situation plus proche de xQc : le 21 janvier, kNg, un joueur de CS:GO, a écrit un tweet homophobe envers Thorin, un journaliste très connu. Cela est arrivé seulement deux jours après le tweet homophobe de xQc et il y avait beaucoup d’attentes sur les sanctions que lui encourrait, par rapport au joueur de l'OWL. Le joueur de CS:GO était déjà connu pour avoir été viré de chez Immortals après avoir proféré des menaces de mort. Cette fois encore, la décision fut instantanément prise de le virer de son équipe, 100Thieves. C’était un seul tweet, et ça lui a valu sa place (mais là encore, il avait une réputation qui jouait contre lui, cette équipe étant sa seconde chance). Cette sanction est bien plus sévère que celles que xQc a obtenues dans l’OWL, lui ayant pu rester dans son équipe et continuer à faire du streaming à côté, à défaut de jouer dans la compétition.

 

Une volonté de se rapprocher des grandes ligues sportives

 

Pour résumer, les sanctions de l’Overwatch League sont sévères, mais elles ne détonnent pas avec les autres jeux que l’on peut voir dans l’esport : le racisme, l’homophobie, le sexisme sont très mal considérés au sein des autres communautés et les exemples de scandales sont nombreux, que ce soit même sur Hearthstone, Starcraft II etc. Il est indéniable que dans une période où l’esport explose, les joueurs deviennent de véritables personnalités publiques qui doivent donner une bonne image, que ce soit pour la communauté de leur jeu, de leur structure ou encore pour être dans les bonnes volontés de leurs sponsors. En somme, comme des sportifs professionnels.

 

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 Blizzard veut que sa ligue soit exempte de tout reproche 

 

Mais il est vrai que Blizzard durcit de plus en plus sa politique concernant sa ligue : il suffit de voir l’amende qu’a reçue Taimou. Le principal argument est qu’elle se veut considérée comme une ligue « mainstream » et la plus proche possible des grandes ligues américaines comme la NBA, NFL etc. Cet état d’esprit se prouve largement par beaucoup d’aspects de l’OWL : les noms d’équipe liés non pas à une structure privée, mais à une ville ou une région, des maillots numérotés, un storytelling qui s’apparente au sport… ajoutons à cela que nous ne sommes qu’à sa saison inaugurale, ce qui signifie que l’éditeur a tout à prouver pour attirer plus de sponsors non-endémiques et intéresser le grand public. Autrement dit, les joueurs de cette saison sont les premiers exemples, les premiers ambassadeurs de ce format et aucun pas de travers n’est permis. Au vu de ce changement, il y a fort à parier que les sanctions vont continuer à pleuvoir les prochains mois, surtout si les joueurs sont contrôlés sur leurs réseaux-sociaux, mais aussi sur leurs lives personnels.

 

Pour terminer, ces actualités ont relancé le débat de former une union de joueurs pour se défendre contre des décisions comme celles que l’on a vues. En effet, ce sont eux les parties faibles des contrats. Ils ne disposent d’aucune aide pour négocier leurs contrats, se reconvertir ou encore, n’ont aucun moyen de faire grève.

 

Mais si les experts prévoient qu’une union finira par se former, il est encore trop tôt pour que cela puisse se structurer. xQc en a d’ailleurs vaguement parlé lors de son live : selon lui, « ils ont essayé », sous-entendu que ça n’a rien donné.  Espérons qu’un jour, nous aurons la même chose que les unions et syndicats de sportifs, car pour l’instant, les seuls embryons de fédération présents dans l’esport avantagent les directeurs de structure contre les éditeurs, et non pas les joueurs au sein de leur structure, qu’ils soient fautifs ou non.





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Infos Rédacteur

Prénom : Eva

Nom : SaltySwan

Ville : Paris

Twitter : Twitter

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eki222 le 12/03/2018 à 11:5212 Mar 2018 à 11h52#1
excellent article, par contre, je ne trouve pas qu'ils soient trop sévère perso :)
JeanDeMidi le 12/03/2018 à 12:2512 Mar 2018 à 12h25#2
Très bon article complet.
Blizzard,tout comme le font d'autres éditeurs, essaient de professionnaliser l'esport, et cela passe par une image, une com' sans propos haineux.
Je trouve ça tout à fait normal de briser un contrat ou d'infliger une amende à la suite de propos répréhensibles.
Néanmoins, la création d'un syndicat (je pense que c'est le mot que vous vouliez utiliser dans l'article, non pas "union" qui est le mot anglais) pour défendre les droits des joueurs est primordiale. Les structures ont l'air de pouvoir faire ce qu'elles souhaitent. Mais bon, le code du travail américain protège moins les salariés il me semble.
Lliane le 12/03/2018 à 12:4912 Mar 2018 à 12h49#3
Ils ont raison cette fois-ci Blizzard ou au moins ils sont cohérents, les types sont clairement pas des lumières (et en plus ils sont mauvais) et dans le climat actuel un débordement de trop bien médiatisé peut leur faire perdre tous les sponsors du jour au lendemain.

Après je parie qu'ils vont juste le permaban sur tous ses comptes de toute manière au prochain débordement sur son stream, là ça posera d'autres questions sur la direction prise par l'esport.
AmiralSims le 12/03/2018 à 13:3012 Mar 2018 à 13h30#4
Bannir les gens qui utilisent l'emote TriHard durant les matches de l'OWL c'est vraiment débile. Remarquez Blizzard fait aussi très fort en ce moment sur SC2, puisque le studio a demandé à Demuslim de changer de battletag, car il est selon eux contraire aux règles, alors qu'il porte ce pseudo depuis le début du jeu.
Marien le 12/03/2018 à 13:3612 Mar 2018 à 13h36#5 Edité par Marien le 12/03/2018 à 13:37
Sinon tu acceptes qu'en OWL tu deviens un "personnage public" et tu t’achètes un cerveau histoire d'éviter de faire des "blagues" raciste ou homophobe en public (sphère privée, sphère publique toussa toussa).

Si j'étais coach de ces débilos, je désactive leur compte twitter et paf plus de problème.
CryMeaRiver le 12/03/2018 à 16:0712 Mar 2018 à 16h07#6
globalement c'est normal de ban les propos racistes / homophobes etc.


Après pour le jeux de mots junkrate et le gars est bad, je ne comprend vraiment pas.

Après la commu twitch c'est kidland tu dis de pas spam trihard, ils vont le spam, tu l'interdis ils vont prendre un smile random qui pour les "initiés' deviendras la meme chose.

Bref le "trash talk" fait partie du sport, surtout aux states ca en fait partie, il faut le réglementé mais pas donné un truc aseptisé.

Lliane le 12/03/2018 à 17:4112 Mar 2018 à 17h41#7
Finalement c'est un peu le Serge Aurier d'Overwatch.
keulade le 12/03/2018 à 17:4912 Mar 2018 à 17h49#8 Edité par keulade le 12/03/2018 à 17:52
xQc , le nouveau Linak ?

Ah, on me dit dans l'oreillette que j'ai insulté Linak sans le vouloir
Coll le 12/03/2018 à 17:5012 Mar 2018 à 17h50#9
En réponse a #6Bof, c'est partout pareil, a partir du momment ou t'as mini 25k personne sur un chat, c'st fini, il est illisible... j'avoue que je comprends pas pourquoi les grosses orgas le laissent, ils pourraient théoriquement être tenu responsable devant la loi des propos puis-ce qu'elles laissent passer les message sur un espace de discussion dont ils ont la responsabilité... (même si ça ne seras jamais le cas puis-ce que twitch pourrait être tenu responsable de la même manière, donc le retour de baton paraît un peu dangereux, et qu'ils ont du protéger leurs arrière également). C'est pas comme si le chat apportait quoique ce soit au cast pour le coup. M'enfin, c'est l'usage.

Pour le jugement du mec... Les propos homophobe/raciste/sexiste ça passe plus, en particulier quand t'es sensé représenté une orga comme ça, si ils sont trop stupide pour le réaliser faut les rappeler a l'ordre (comme dit par marien, ils sont ici représentant public d'une structure, donc a chaque apparition publique ils doivent jouer le jeu...). Par contre tu sens que blibli a clairement voulu faire un exemple, le mecs c'est fait pourrir sa carriere (ou du moins ses débuts en OWL) pour pas avoir su gérer sa commu... Vu les sommes en jeu, si ça peut calmer les autres, ils vont pas se priver...
Skeel le 12/03/2018 à 18:1512 Mar 2018 à 18h15#10
Je pige pas vraiment le débat qu'il peut y avoir en fait, ils cherchent juste à professionnaliser la scène; Riot a eu le même type de politique il y a 4-5 ans de ça (Nukeduck, Mithy, Svenskeren et j'en passe), y compris au niveau du partage de compte ou du boosting, même Yellowstar ou Nono à l'époque s'étaient pris une amende pour boosting.

Le comportement de blizzard peut choquer parce que les autres jeux esports sont déjà "professionnalisés" et donc appliquent moins ce genre de punitions mais ils sont pas sévères pour autant. Je comprends même pas le débat lancé par la rédac; et encore c'est à relativiser, on peut prendre la LCK qui pour le coup est vraiment ce que j'appellerai sévère, à côté de ça ban un mec qui traite les gens de cancer sur twitter c'est juste normal imo

Greyvaxx le 12/03/2018 à 18:1512 Mar 2018 à 18h15#11
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Rockfire le 12/03/2018 à 21:2312 Mar 2018 à 21h23#12
En réponse a #11Ton jeu sur Bnet est lié à ton compte et ton compte est strictement personnel, c'est pas étonnant qu'ils réagissent comme ça. C'est d'ailleurs le principal problème du PC vis a vis de la console. C'est la même chose avec Steam normalement, c'est d'ailleurs pour ça qu'ils ont ajouté le mode famille.

Si ils réagissent pas comme ça, c'est la porte ouverte à du "jte passe mon compte fais moi passer master" ou autre chose du genre. Là au moins on peut pas dire qu'on est pas prévenus.
Drashvroff le 12/03/2018 à 22:1712 Mar 2018 à 22h17#13
Le plus choquant reste la couleur de cheveux de ce xQc.
Bucket le 13/03/2018 à 10:4513 Mar 2018 à 10h45#14
En réponse a #5
C'est triste a dire mais c'est vrais que beaucoup de pros ne brillent pas par leur intelligence et comprennent pas la notion de "saine compétition". Ça veut trash mais ça sait pas le faire sans complètement disrespect, ça prends des bans et ça vient pleurer devant un micro. Alors autant je trouve que le coup du TriHard c'est peut être un peu de l'abus, autant pour le reste c'est 100% la connerie des joueurs et Blizzard a raison de les bouger (même si j'aimerais que cet "éditeur" de jeu vidéal aille pourrir en enfer).
Numble le 13/03/2018 à 22:3113 Mar 2018 à 22h31#15 Edité par Numble le 13/03/2018 à 22:32
Ya que moi que ça choque qu'une entreprise privée juge et distribue des amendes ?
Qu'ils mettent des sanctions en relation avec leur jeu, je comprends parfaitement. Mais genre 1000$ pour propos racistes ?? Ça relève de la loi non ? C'est peut être différent au US remarque.

Pareil, je comprends pas que les joueurs ne puissent pas avoir un recours légal. C'est un peu totalitaire comme méthode. (Même si évidemment, je ne cautionne pas les propos, je pense surtout aux droits de chacun)
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