« Bom dia » (bonjour en brésilien) chers amis lecteurs qui ont cliqué sur cet article malgré le drapeau brésilien synonyme de bdm (brève de merde dans le jargon). Rassurez-vous, cette accroche n'était pas là pour vous faire fuir mais bien continuer à aiguiser votre curiosité car les brésiliens ce sont tout de même les champions du monde 2006 de l'ESWC. Oui, d'accord ils sont meilleurs au foot mais nous français, par exemple, nous n'avons jamais réussi à remporter ce titre alors ne commençons pas à nous la jouer « êtres supérieurs », non mais oh ! Bon et sinon, qu'est-ce qui nous amène à cette introduction tirée par les cheveux ? Eh bien tout simplement la situation peu glorieuse des Made in Brazil actuellement. Cette organisation, membre du g7 teams, est en pleine déconfiture depuis qu'elle a licencié ses joueurs à la fin de l'année 2009. Il fallait donc que nous menions une petite enquête pour comprendre : pourquoi, quand, qui, quoi, où et comment tout cela a pu arriver ?

 

mibr

 

Fin novembre 2009, les dirigeants de Made in Brazil annonçaient qu'ils se séparaient de leur section Counter-Strike suite à la pitoyable performance durant les World Cyber Games brésiliens. Ils ne parviendront même pas à se qualifier pour les WCG en Chine et laisseront cette place enviée aux concurrents de FireGamers. Alors cogu, spacca, btt, ton & bit doivent aller voir ailleurs si on y est pas par hasard. Raphael "cogu" Camargo décide alors de basculer sur Source (c'est plus facile il parait) et les autres continuent leur route soit chez Line5, soit chez CnB, soit sur #anpe.games pour les moins chanceux. Suite à cela, le staff annonce qu'il est actuellement sur un gros coup et que l'équipe devrait très prochainement s'attacher les services de nouveaux joueurs capables de redorer le blason mibr. On se doute à ce moment là qu'il s'agit des FireGamers étant donné qu'ils sortent d'une saison pleine de victoires au Brésil et qu'ils sont parvenus à vaincre les Fnatic 17-13 dans un match qui aura été l'un des plus chauds de ces World Cyber Games 2010.

 

Gamescom

Mais ce transfert capote, les FG ne veulent pas quitter leur structure et ils ne veulent pas basculer chez mibr peut importe ce qu'on leur propose. C'est à partir de ce moment là que les choses se gâtent du côté de la structure. Début janvier, ils perdent l'un de leurs principaux sponsors, Steelseries, tout en tentant d'atténuer ce départ en affirmant que l'équipementier reviendra lorsque de nouveaux joueurs seront recrutés. On veut bien le croire, mais depuis ce jour il n'y a rien eu de neuf de ce côté là. La seule chose qui est apparue entre temps c'est un nouveau site web plus épuré et qui fait franchement vide ... De plus, au niveau des articles eSports proposés, on connait pour la première fois une grosse période de flottement avec du retard dans la rédaction des informations, ce à quoi mibr ne nous avait pas habitué.

 

Gamescom

Et maintenant alors ? Pourquoi reparler d'eux alors que toutes ces informations sont assez vieilles ? Eh bien tout simplement car mibr a perdu un nouveau gros sponsor avec le départ de Salvaterra Orgânica, une entreprise agricole brésilienne, qui se chargeait de donner de l'argent en échange de la publicité faite par l'organisation. Il ne reste donc, à l'heure actuelle, que deux survivants dans les partenaires. On retrouve VCs1, une boutique en ligne de matériel informatique, et SERVER01, une société de serveurs de jeux. C'est bien maigre pour une structure qui était capable, par le passé, d'envoyer ses joueurs s'entrainer en Europe avant de disputer des grands tournois. C'est donc la crise, la faillite, la déchéance, tout ce que vous voulez du côté des brésiliens et on est pas prêt de revoir Made in Brazil sur les podiums internationaux avant longtemps. Nous avons tenté d'obtenir quelques réponses en allant interroger Leandro "chataum" Loiola - seul membre actif et visible dans le staff actuellement - mais ce dernier n'a pas souhaité nous en dire plus, surtout lorsqu'il a vu que nous nous intéressions aux problèmes que rencontre l'équipe plutôt qu'à son passé glorieux. Alors « Até logo » comme on dit au Brésil, en espérant que les nouvelles soient meilleures prochainement.

 

 

mibr Conquering ESWC 2006 part.1

 

mibr Conquering ESWC 2006 part.2